lundi 31 janvier 2005

Le Gunung Berembun

Ce matin, ça va beaucoup mieux. Je mange un superbe breakfast que m'a préparé James. Je décide d'aller faire le sommet du Gunung Berembun qui culmine à 1812 mètres. Auparavant, j'achète une bouteille d'eau et mon ticket de bus pour demain. Je veux prendre le sentier n°7 mais je rebrousse vite chemin car l'herbe est trop haute et je suis vite trempé. J'en trouve un autre, le n°5, beaucoup plus facile et assez joli. Ça grimpe un peu, surtout en arrivant au sommet. Il y a pleins de bruits d'oiseaux et d'insectes. Il fait beau mais le soleil a du mal à traverser les feuillages de la forêt. Là-haut, il y a une petite percée qui permet d'avoir une vue sur la vallée. Je m'arrête une heure et fais la rencontre d'un couple de suisses qui est monté par le chemin n°7. Ils me disent qu'il est praticable. Je le prends pour redescendre. En bas, il bifurque de la voie normale. C'est pour cette raison que j'avais eu du mal à passer. Je déjeune en ville. J'achète du vin de Bordeaux chez un indien pour fêter mon anniversaire avec James et Yvonne ce soir. Je vais mettre mes photos en ligne et envoie un message sur le forum du routard pour vanter le guesthouse de James et Yvonne. Le soir, surprise ! Yvonne m'a fait un gâteau d'anniversaire. On boit ensemble le vin. Un de leurs copains qui est guide discute avec nous. Il part un peu français appris avec les touristes. Il est très sympa. Il discute beaucoup avec James au sujet d'un article controversé sur le traitement des eaux.

dimanche 30 janvier 2005

Coincé au lit

J'ai très mal dormi. Aujourd'hui, je décide de rester au lit. Je suis un peu vasouillard. A 13 heures, je vais en ville pour acheter de quoi manger. Des Corn Flakes et du lait qui passent plutôt bien. Je fais une sieste d'une heure. Je regarde un film Bollywood avec Yvonne. C'est marrant. Ça n'arrête pas de pleurer, de crier, de chanter et de tuer à tout va. Puis je regarde Shark, un dessin animé. Je n’ai pas foutu grand chose aujourd'hui.

samedi 29 janvier 2005

Mal au bide

J'ai été réveillé très tôt par les malaisiens. Juju a décidé de partir aujourd'hui par le bus de 13h30. Moi, je vais me promener pas trop loin car il y a de gros nuages au-dessus des montagnes. La balade commence par une espèce de parc avec un petit lac et une cascade. Je monte à une tour d'observation en bois. Il y a une belle vue sur la ville. Puis je continue le chemin qui monte sur la crête. Il y a pleins de bruits sympathiques dans la jungle. Je rencontre un groupe de randonneurs asiatiques qui ont l'air surpris de me voir marcher tout seul. Je redescends en ville par le même chemin. Je déjeune dans un fast-food malaisien pas terrible où il y a tout un groupe de jeunes lycéennes voilées puis je retourne à l'hôtel pour faire la sieste. Le soir, je vais dîner un poulet tandoori au restaurant indien. Au retour, je me sens un peu vaseux. Je discute un peu avec mes hôtes puis je vais me coucher. J'ai mal au ventre et envie de vomir. J'ai dû manger un truc qui ne passe pas. Je ne trouve pas le sommeil. Vers minuit, je vais vomir. Mais je n'arrive pas toujours pas à m'endormir.

vendredi 28 janvier 2005

Randonnée dans la jungle avec Juju

Lorsque je me réveille, Juju est déjà là en train de déjeuner. Elle a décidé de s'installer dans cet hôtel. Celui où elle était n'était pas très agréable. James et Yvonne nous accompagnent gracieusement en voiture jusqu'au départ du chemin. C'est super sympa de leur part. On achète en ville de quoi faire un pique-nique. Puis on pénètre dans la jungle. Le sommet est à une heure et demie de marche. Le sentier grimpe pas mal. Il fait beau et la lumière est très belle. Juju a un très bel appareil photo reflex Nikon D70. Ça me donne envie. On entend pleins de bruits bizarres autour de nous. Il y a même des feuilles qui bougent toutes seules. Il faut que je trouve une explication logique à ce phénomène. Juju marche plutôt bien. Il fait très humide et je suis vite en sueur. Arrivés en haut, nous pouvons admirer le magnifique panorama sur les collines environnantes. Au sommet, il y a des militaires en jeep qui sont stationnés là. On monte sur une tour d'observation pour prendre quelques photos. Quelques touristes qui sont montés en voiture nous rejoignent. On redescend à pied par la route puis on picore un peu sur le bas coté. On s'écarte un peu pour prendre un petit chemin qui à l'air d'être un raccourci. On se perd. On traverse des exploitations agricoles. C'est plein de sacs plastiques et de poubelles partout. J'ai l'impression qu'il y a vraiment toute une éducation à refaire. Au bout d'un moment, Juju en a apparemment marre de marcher. Elle demande à paysan en 4x4 de nous raccompagner sur la route. Le chauffeur n'a pas l'air de vouloir mais son patron le lui oblige. Il ronchonne mais s'exécute. Moi, ça m'emballe moyen de prendre une voiture. J'aurais préféré continuer à pieds pour prendre des photos des plantations de thé. Le chauffeur nous ramène jusqu'à Tanah Rata. On lui donne 20 $ qu'il prend sans nous remercier puis s'en va. Il ne veut même pas que Juju puisse prendre sa voiture en photos. On va déjeuner ensemble au restaurant indien. Elle rentre à l'hôtel. Moi, je vais au cybercafé. James et Yvonne font du jardinage. Je regarde les photos de Juju sur son ordinateur portable. L'écran est magnifique. Ses photos sont superbes. Mais les miennes rendent pas mal aussi. Je vais me renseigner en ville pour louer une moto. Je me fais balader par un type genre baba à peine sympa à l'agence touristique de la station de bus. J'abandonne. Finalement, il n'y a pas que des gens cools ici. Le soir, il pleut un peu. En fait, il pleut tous les soirs. Nous dînons à notre guesthouse. Un repas que nous ont concocté Yvonne et James. Une soupe de champignons et des pizzas congelées. Le soir, on discute avec un couple de finlandais qui viennent d'arriver. Puis un peu plus tard dans la nuit, arrive tout un groupe de malaisiens. Ils sont là pour un mariage demain. Ça discute tard dans la chambre.

jeudi 27 janvier 2005

Visite d’une plantation de thé

J'ai très bien dormi. Je prends un petit déjeuner copieux avec une omelette. Un minibus vient me chercher pour aller faire mon tour touristique. On va chercher d'autres touristes dans les hôtels environnants. Je rencontre deux filles très sympathiques. L'une, Alison, est anglaise et l'autre, Juju, est une jolie coréenne. On s'arrête tout d'abord dans un temple bouddhiste. Bof ! Il fait un temps splendide. Le ciel est bleu et il ne fait pas trop chaud. On visite ensuite une très jolie pépinière de fleurs, puis une plantation de thé, puis une fabrique de miel et enfin une ferme de papillon et d'insectes. Je n'avais jamais vu autant de jolis papillons. La visite nous prend toute la matinée. De retour à Tanah Rata, je vais déjeuner avec les filles. Alison doit prendre un bus à 16 heures. Je donne rendez-vous à Juju pour ce soir. Peut-être marcherons-nous ensemble demain ? Il pleut dans la soirée. Cette pluie est agréable. On va dîner dans un restaurant japonais mais en réalité, ce n'est qu'un restaurant chinois. Nous allons discuter avec James et Yvonne. Ils nous présentent leurs nombreux chats. Je donne rendez-vous à Juju demain matin à neuf heures pour aller faire une randonnée en jungle.

mercredi 26 janvier 2005

Bus pour les Cameron Highlands

Ce matin, c'est le départ pour les Cameron Highlands. Pour me rendre à la gare routière, je dois réveiller un petit vieux qui dort sur son cyclo pousse-pousse. Il me demande un prix assez cher pour la course qui fait à peine 500 mètres, mais j'ai pitié de le voir cavaler à grosses sueurs. La gare routière se trouve au rez-de-chaussée du centre commercial Kompar. Le départ est prévu à 8h30. C'est un vieux bus tout pourri. En attendant le départ, je vais prendre un café. On traverse Georgetown. Il y a plein de vieilles maisons coloniales en ruines. J'imagine que dans quelques années, tous ces quartiers auront changé. Tout va très vite ici. On traverse le grand pont suspendu. Puis on prend l'autoroute. On s'arrête une bonne heure à Ipoh. C'est une grande ville, à priori sans intérêt. Puis on repart vers les montagnes verdoyantes des Cameron Highlands. La route est très sinueuse. Faut avoir l'estomac bien accroché. Les paysages sont jolis. En fait, le nom de cette région vient d'un anglais, Sir Cameron, qui était chargé de faire le relevé topographique de la zone. Le coin était pour ainsi dire infranchissable à cause d'une végétation très dense. Comme ça lui rappelait certains paysages et climats d'Inde, il a tenté de cultiver du thé. Il a fait défricher et ça a bien pris. Maintenant, on peut voir plusieurs exploitations de thé sur les coteaux. Tanah Rata, le chef-lieu de la région, est une ville qui ressemble plus à une station de ski qu'à un village pittoresque malais. Il y a pleins d'hôtels et de boutiques pour touristes. À la descente de notre bus, il y a pleins de démarcheurs pour les hôtels. Un jeune m'accompagne au Twins Pines mais je ne suis pas convaincu. Je vais voir un peu plus loin au Papillon guesthouse. Il est tenu par un couple de jeunes malaisiens très sympathiques. Lui, James, est d'origine indienne. Il a fait neuf ans d'études à Londres. Elle, Yvonne, est d'origine chinoise. Elle était prof à Kuala Lumpur. Ils se sont installés dans la région depuis peu. C'est James qui a eu le coup de foudre. Il venait de temps en temps dans le coin pour écrire des articles sur l'écologie. Puis, ils ont décidés d'arrêter leurs activités et de se lancer dans l'hôtellerie en achetant ce guesthouse. Il était abandonné et ils ont tout retapé eux-mêmes. Le résultat est plutôt réussi. Je prends la chambre du fond avec une fenêtre sans vue mais l'endroit est calme. Je suis apparemment le seul client de l'hôtel. Je vais déjeuner en ville dans un fast-food malaisien sans plus. Puis je vais faire une petite randonnée dans la jungle du coté de la cascade Robinson. Les malaisiens n'ont pas l'air très propres. Il y a des papiers et des plastics qui traînent partout. J'entends pleins de bruits bizarres. On ne sait pas très bien s'il s'agit d'insectes, d'oiseaux ou d'autres bestioles. Je croise deux vieux touristes australiens qui ont l'air de bien rigoler. Puis, je retourne à l'hôtel. James et Yvonne m'emmènent chez un de leurs amis voir ses plantes médicinales. C'est intéressant. Puis je vais au cybercafé. Je dîne dans un bon restaurant indien. Il commence à faire frais. On est en altitude. Je n'avais pas eu si froid depuis le Laos. Le soir, je discute un bon moment avec James et Yvonne. Ils sont très intéressants. James me propose de découvrir la région avec un tour opérateur local. C'est une bonne idée. Il m'organise ça pour demain. Quel plaisir de dormir dans le froid avec de bonnes couvertures. Ça me change de la chaleur étouffante de Georgetown.

mardi 25 janvier 2005

La procession hindou

En fait de procession religieuse, ce sont des gens un peu fadas qui se font percer des tiges et des hameçons partout dans le corps et marchent dans les rues jusqu'au temple près de la colline. C'est une façon de se faire pardonner leurs pêchers. Je ne suis pas très tenté pour voir ça. Ça a un coté de voyeur qui me gène. Je prends tout de même quelques photos puis je retourne au centre commercial pour prendre le frais et pour acheter un Kway. J'avais laissé le mien à Bangkok pensant ne pas en avoir besoin. Mais comme ici, il pleut presque tous les jours, ça me sera utile. Je n'en trouve pas de bien. Je me balade puis rentre à l'hôtel pour préparer mes photos et les envoyer sur mon site.

lundi 24 janvier 2005

Le funiculaire

Je me réveille tard mais on est décalée d'une heure par rapport à la Thaïlande. Je n'ai pas très bien dormi. C'est sans doute à cause de la bouffe indienne d'hier soir. Je prends mon petit déjeuner à l'hôtel. Il y a des Corn Flakes et du café. L'hôtelière toujours aussi gentille me conseille de rester un jour de plus pour voir une procession religieuse hindouiste. Ça commence demain. Il paraît que c'est très intéressant. Je lui réserve pour mercredi un ticket de bus pour les Cameron Highlands. Elle me propose d'aller admirer la vue sur le haut de la colline qui surplombe la ville. Le panorama est parait-il saisissant. Elle m'indique le chemin et les bus à prendre. C'est une bonne idée. Je prends donc le bus n°21 qui passe devant l'hôtel jusqu'à un temple bouddhiste situé au pied de la colline. Je visite le temple sans grand intérêt. Surtout après avoir vu Angkor. Mais il y a une belle vue sur la ville. De là, je marche vers le funiculaire car je ne trouve pas de bus. Ça chauffe pas mal. Je mange une soupe sur la route. La montée du funiculaire est assez sympa. Là-haut, la vue est superbe. Il fait beaucoup plus frais qu'en bas et il y a de l'air. Ça fait du bien de respirer un peu. Je prends un café à l'hôtel Bellevue. C'est un hôtel de luxe de style colonial avec un panorama magnifique. J'y reste une bonne heure en buvant du thé. Il y a une vipère verte dans la vigne vierge. En attendant la tombée de la nuit, je vais me promener. Il y a un temple hindou et une mosquée sur la colline. Ils n'ont pas grand intérêt mais je peux bouquiner tranquillement. Je marche un peu sur une route à flan de colline. Elle dessert quelques maisons de luxe. La vue de nuit est magnifique. On aperçoit toutes les lumières de Georgetown. Lors de la descente, je discute avec un singapourien et un saoudien. Je prends le taxi avec le singapourien car j'ai peur de ne pas trouver de bus à cette heure. Je dîne à l'hôtel. Une omelette avec des champignons et des crevettes. La rue devant l'hôtel est très animée.

dimanche 23 janvier 2005

Visite de Georgetown

J'ai bien dormi grâce aux boules Quiès mais il y a cette odeur d'égout insupportable. Je demande à voir d'autres chambres mais c'est pareil. Tant pis. Le dimanche ici tout est fermé sauf les gros commerces. Je décide d'aller me balader dans la ville. Je change 100 euros (1 euro vaut 5 ringgits). Je vais dans un cybercafé tenu par un indien. Le café est offert. Le temps est splendide. Il y a du soleil et une bonne lumière. Le matin, il ne fait pas trop chaud. Je vais voir un vieil hôtel colonial magnifique au bord de la mer. Ambiance très britannique. Je monte au restaurant panoramique d'un hôtel pour prendre des photos de la ville. Je suis étonné par le mélange de ville moderne avec tous ces buildings flambants neufs et les vieux quartiers chinois et coloniaux avec ces vieilles bâtisses datant d'une autre époque. Je vais visiter le vieux fort colonial. C'est intéressant. Une mère et sa fille posent pour moi déguisées en flibustiers. Avec leurs voiles, c'est cocasse. Vers midi, il commence à faire chaud. Il n'y a pas grand monde dans les rues sauf près du marché où il y a pleins d'indiens et de chinois. Je vais me rafraîchir au centre commercial. Il est immense et il y a un monde fou à l'intérieur. Je déjeune dans un fast-food asiatique. La climatisation me fait du bien. Je retourne à l'hôtel vers 16 heures. Il y a une invasion de moustiques dans ma chambre. C'est la mauvaise heure. Je mets le ventilateur à fond. Je joue à l'ordinateur. Le soir, je vais manger un excellent poulet tandoori au Kapitan's, un restaurant indien. J'observe pendant un moment leur façon d'étaler la pâte de leurs crêpes (naam). Quelle dextérité ! Ce quartier indien est un vrai spectacle.

samedi 22 janvier 2005

Arrivée à Georgetown

On nous réveille à six heures dans un bled paumé. C'est là qu'ils redirigent les voyageurs vers les différentes destinations. Beaucoup vont vers les plages thaïlandaises. Nous ne sommes que cinq à aller en Malaisie. Il faut attendre jusqu’à 7h30 qu'un minibus nous emmène au sud à Hat Yai. Là, on doit attendre trois heures. On n’arrête pas de nous changer nos tickets. Je vais me balader un peu dans les centres commerciaux. Il y a de la clim, c'est agréable. À 15h30, on reprend un minibus pour gagner la frontière. Le passage se fait sans aucun problème. Les douaniers malaisiens me font ouvrir mon sac car ils ont détecté mon matériel informatique au scanner. Je leur dis que c'est du vieux matériel. Ils me laissent passer. On fait une pause dans un restaurant juste après la frontière. Nous restons là plus d'une heure car nous attendons un autre minibus pour échanger des passagers. Sur la route, il y a de fortes pluies. La Malaisie semble encore plus riche que la Thaïlande. Georgetown est situé sur l'île de Penang sur la cote ouest. Nous traversons un immense pont suspendu. L'arrivée sur la ville est impressionnante. Notre chauffeur nous conduit dans un hôtel minable dans le quartier chinois. Je suis accompagné d'un canadien anglophone un peu loufoque. Il est professeur d'anglais en Chine. Finalement, je vais chercher un autre hôtel car celui-là est vraiment trop glauque. J'en trouve un autre près du marché, pas très beau mais plutôt sympa. Je prends une douche bien méritée. Je dîne au petit resto de l'hôtel. J'ai droit à des nems. Je discute avec la patronne. Elle est très sympathique. Il y a quelques routards dans l'hôtel surtout des anglophones. L'atmosphère est lourde et humide. Dans la chambre, il y a quelques odeurs nauséabondes qui remontent des égouts. L'installation de la moustiquaire s'impose.

vendredi 21 janvier 2005

Départ en bus pour la Malaisie

Je vais faire quelques photos du quartier avant de partir en Malaisie. Je ne sais pas si je reviendrai à Bangkok. A l'angle de Khosan Road, ils ont affichés les listings des disparus du tsunami. Puis, je retrouve Didier à mon hôtel. On va boire un café ensemble sur l'embarcadère du Grand Palais. On reste là plus d'une heure à regarder passer les gens. On retourne à l'hôtel puis on se dit au revoir et peut-être a plus. On ne sait jamais. À 18 heures, je vais à l'agence de voyage. Une moto m'emmène au car situé pas très loin. On attend un temps fou pour partir. Finalement, le bus démarre à 19 heures. On roule beaucoup sans s'arrêter. Je suis assis à côté d'autres français. Comme je n'ai pas envie de discuter avec eux, j'évite de parler. Le bus est très confortable. On s'arrête vers minuit dans une station d'essence minable pour manger un bout. On attend une heure puis on repart. J'ai décidément beaucoup de mal à dormir dans les transports en commun. La position mi couchée, mi assise me fait mal au cou.

jeudi 20 janvier 2005

Séance d'aérobic

Aujourd'hui, je glande. Ce matin, il pleut. C'est la première fois depuis deux mois que je vois la pluie. Je vais acheter du tabac à rouler à Khoa San Road. Je cherche un sac et une veste. Tout est très cher. On est en pleine période électorale. Il y a plein d'affiches sur les murs. Certaines sont très marrantes. On y voit un type qui tient une massue avec un air menaçant. Vers 18 heures, je vais sur la place d'à côté pour filmer la séance d'aérobic en plein air. Pendant que je photographie, un type vient à ma rencontre. C'est Didier. Quelle surprise ? C'est incroyable, on n'arrête pas de se retrouver. Qu'est ce qu'il fait ici ? Il est revenu prématurément du Cambodge car il s'est fait voler son billet d'avion et 800 $ en liquide du coté de Kampot. Il y avait un accident de voiture sur un pont qui s'est effondré. Le chauffeur du taxi et lui sont descendus pour aider. Ils ont demandé à une australienne qui voyageait avec eux de garder les affaires pendant ce temps. Mais cette conne est tout de même sortie et quelqu'un en a profité pour piquer les sacs. Nous allons dîner ensemble sur le trottoir dans un boui-boui. Il a passé quelques jours à Angkor mais pas autant qu'il aurait souhaité. Toute cette histoire lui a un peu gâché son voyage. En tout cas, il ne faut plus lui parler d'australienne. Il a réussi à obtenir un vol pour la France samedi. On décide de se revoir demain après-midi.

mercredi 19 janvier 2005

J’achète un lecteur mp3

J'ai droit au sourire habituel de l'hôtesse d'accueil du matin. Rien à voir avec celle du soir. Je vais chez Pantishop. Je prends le bateau et le Skytrain. Aujourd'hui, le temps est couvert. Je redécouvre l'air pollué. Je craque finalement pour un lecteur mp3 Muvo de 512 Mo et un casque iPod. Je suis resté toute la journée dans ce magasin. Mon rêve. Je n'ai pas trouvé de casque Koss comme celui de Bruno. Au retour, mon bateau va trop loin. Je dois en prendre un autre pour revenir en arrière. Je charge de la musique sur mon nouvel mp3 jusqu'à deux heures du matin.

mardi 18 janvier 2005

Retrouvaille de Bangkok

Je fais la grasse matinée jusqu'à 9 heures. J'ai très bien dormi. Il faut que je m'occupe d'abord du fric. Je fais d'abord un tour sur Internet pour vérifier qu'il y a bien du fric sur mon compte. Pas de problème. Je passe au distributeur d'une autre banque, ça marche impeccable. Ça devait être le distributeur de l'hôtel qui ne marchait pas. Ouf ! Je vais acheter un billet de bus pour la Malaisie. Départ prévu vendredi soir à 18 heures. J'emmène du linge à nettoyer. J'échange mes deux guides thaïlandais et laotien dont je n'aurai plus besoin contre un vieux Lonely Planet de Malaisie de 1997. On fera avec. J'ai Yannick longuement sur MSN avec la webcam. C'est marrant de pouvoir le voir. C'est quand même chouette la technologie. Je charge iTunes sur mon ordinateur. Je vais voir les gens faire de la gym tonic sur l'esplanade à côté. C'est marrant de voir ça ici. C'est Didier qui m'en avait parlé.

lundi 17 janvier 2005

La piste défoncée pour retourner à Bangkok

Je me réveille à 6 h 30 pour prendre mon bus pour Bangkok. Un taxi vient me chercher à l'hôtel pour aller à la gare routière. Le bus quitte Siam Reap à huit heures. La route n'est pas très bonne. Il y a d'abord un mauvais goudron sur 20 kms puis une piste défoncée sur 100 kms et enfin à un autre goudron dégueulasse sur 50 kms. Il est difficile de dormir. On arrive à la frontière thaïlandaise à 13 heures. On change de monde. Entre les postes frontières, il y a des gros casinos et une ambiance de fric. On nous fait passer aux formalités. Ils n'arrivent pas à lire la bande magnétique de mon passeport. Tout est informatisé. A part ça, aucun problème. On attend un camion navette qui nous amène dans un restoroute paumé à 4 km plus loin. Il faut attendre là jusqu'à 16h30 soit deux heures d'attente. Il n'y a rien à faire à part regarder une vidéo d'un film indien nul et violent. Puis, un superbe bus à étage avec des wc intérieur et la climatisation nous prend enfin. La route thaïlandaise est très bonne mais sans intérêt. Il reste 250 kms à faire. Dans le bus, il y a deux homos dont l'un qui n'arrête pas de tousser. Je vais encore choper la crève. Nous arrivons à Bangkok à 20h30. Heureusement, il nous emmène directement à Khosan Road. Je n'ai donc pas besoin de prendre un taxi. Je retrouve mon hôtel et l'hôtesse d'accueil antipathique. Il reste une chambre double sans fenêtre au deuxième étage. Impeccable ! Au moment de payer ma carte bleue ne fonctionne pas. Le distributeur la refuse. Et merde, ça recommence. On verra ça demain.

dimanche 16 janvier 2005

Le village lacustre

Je vais faire un tour en ville. C'est marrant, il y a parfois cinq personnes sur une seule mobylette. Ils n'ont pas peur. On voit beaucoup de mendiants estropiés par les mines. Je vais dans une librairie pour changer mes livres. Un peu plus tard, je m'aperçois qu'il manque les 25 premières pages du livre. Je le change. Je déjeune dans une pizzeria très chère mais bon, ça faisait longtemps que je n'avais pas mangé de pizza. Flo m'avait conseillé d'aller voir le village de pêcheurs situé sur le lac de Tonlé Sap. Les gars de l'hôtel me conseillent d'y aller au coucher du soleil. Nous partons vers 15h30 seulement. J'aurais voulu y aller plus tôt mais comme ils m'ont proposé de m'y conduire en scooter, je ne peux pas trop m'imposer. Pas de chance, le ciel est complètement voilé. Ce n'est pas terrible pour les photos. Je prends le bateau de la police. Il y a deux jeunes sympathiques qui m'accompagnent. La visite est un peu glauque. Nous naviguons au milieu d'un village flottant vietnamien. J'ai un peu l'impression de visiter une réserve d'indigènes. Heureusement, ils ont l'air de s'en foutre complètement. Il y a quelques gamins qui jouent et mendient les touristes en flottant dans des bassines. Le lac est immense. C'est une vraie mer intérieure. Les photos ne rendent pas terribles. Dommage ! Le soir je discute avec la vieille fille allemande. Aujourd'hui, elle a envie de parler. Elle est finalement assez sympathique.

samedi 15 janvier 2005

Visite de Siam Reap

Aujourd'hui, je glande. Je travaille mes photos pour les envoyer sur Internet. Je vais les envoyer du centre-ville car là-bas il y a des cybercafés qui ont du haut débit. Je mange dans un restaurant cher. Je me balade un peu en ville mais il n'y a pas grand-chose à voir. Je regarde des conneries à la télévision. J'achète mon billet de bus à l'hôtel pour partir à Bangkok lundi. Je vais dîner dans un restaurant situé à côté de l'hôtel pour changer un peu. Un amok poulet pas terrible. Dans la nuit, je suis réveillé par les moustiques. Il faisait tellement chaud que j'avais laissé ma fenêtre ouverte. Erreur. J'installe ma moustiquaire.

vendredi 14 janvier 2005

Visites des sites éloignés d’Angkor

Aujourd'hui, je vais aller visiter des sites éloignés. Nous allons tout d'abord aller à Roulos situé à 15 km à l'est de Siam Reap. Puis nous remontrons à 25 km vers le nord. Le tuk-tuk secoue pas mal. J'ai mal aux pectoraux à cause des vibrations. Le tuk-tuk, c'est bien pour les petites distances. Ce matin, le ciel est voilé. Il y même de la brume. Ce n’est pas génial pour les photos. Les temples sont moins grandioses qu'à Angkor mais tout aussi beaux. Comme c'est un peu à l'écart du centre, il y a beaucoup moins de touristes. Ça ne doit pas faire partie des circuits des tours-opérateurs. Tant mieux. Beaucoup des sites sont en train d'être nettoyés. Je vois tout un groupe de types qui cure un lac de toute la vase et des plantes aquatiques qui se sont accumulées durant une trentaine d'années. A priori, il n'y aurait pas eu trop de grabuges durant la période des khmers rouges. En fait, ça ne les intéressait pas. Le site a été complément abandonné. Par contre, durant la période vietnamienne, il y aurait eu pleins de vols et de trafics. Sur un autre site, je vois des gardiens avec des grandes tiges en train de fouiller dans des trous pour déloger d'éventuels serpents. Nous remontons vers le nord voir d'autres sites. La porte d'entrée de l'un est complément recouverte par les racines d'un arbre. C'est étonnant. Je retourne prendre des vidéos de quelques temples d'Angkor déjà visités le premier jour. Malheureusement, je n'ai pas suffisamment de place sur mes cartes mémoire. Le soir, je dîne à l'hôtel pendant que les moustiques me dévorent les pieds. Une allemande, genre vieille fille, écrit son journal. Elle n'a pas l'air très bavarde.

jeudi 13 janvier 2005

Visite d’Angkor (2ème jour)

Je me lève plus tôt, à 7 h 30, pour profiter de la lumière et de la fraîcheur du matin. Mon nouveau tuk-tuk est beaucoup plus sympathique. Il a l'air plus malin. C'est la patronne qui me l'a conseillé. Aujourd'hui, je vais faire le grand tour. J'ai l'impression qu'il y a moins de monde qu'hier. Faire le circuit en sens inverse est une bonne idée. Je ne me lasse pas de voir tous ces temples et palais. Quelle énergie dans tout ça. Certains monuments sont en train d'être nettoyés et retapés. Beaucoup de ces travaux sont financés par des organismes internationaux. C'est un travail de longue halène. Je déjeune avec mon chauffeur dans un boui-boui. Il y a un groupe d'enfants bien rigolards. Je propose à la serveuse de l'épouser et de l'emmener avec moi en France. Ça fait rire tout le monde. Je fais encore toute une série de photos. On passe voir le lac de l'Ouest. C'est un immense réservoir d'eau. Le soir, je dîne dans un grand restaurant à touristes sur la route. Un poulet-frites et de la bière.

mercredi 12 janvier 2005

Visite d’Angkor (1er jour)

Le tuk-tuk qui m'attend à huit heures n'est pas celui que j'attendais. Qu'importe ! Il n'a pas l'air très dégourdi. À l'entrée du site d'Angkor, il y a un péage. Je prends un passe de trois jours pour 40 $. Ça parait cher mais quand on voit tout le monde qui y bosse, on se dit que finalement, l'argent est plutôt bien utilisé. Pour éviter les fraudes, ils collent sur le badge notre photo d'identité qu'ils font eux-mêmes dans une pièce à coté. Il y a plusieurs circuits à l'intérieur du site. Aujourd'hui, je vais faire le petit parcours dans le sens inverse des touristes. Ce qui fait que je n'ai pas trop de monde. Les temples sont magnifiques. L'ambiance est paisible. Je ne vois que de belles choses. Mon chauffeur est vraiment con et en plus, il roupille en permanence dans son tuk-tuk. Je passe mon temps à le chercher. Je le menace de changer demain. Il sourit, il s'en fout. Finalement, il ne fait pas trop chaud. Il y a énormément de touristes asiatiques. Surtout des coréens, japonais, chinois et thaïlandais. Ils sont aimables mais chiant à vouloir en permanence se prendre en photo devant les monuments. On passe de palais en palais. Ils ont des styles différents. Certains ont été rénovés, d'autres sont encore envahis par la jungle. Je retourne à l'hôtel vers 16 heures. J'ai chaud. Je prends une bonne douche. Puis je vais voir mes mails sur Internet. Le soir, j'ai une bonne conversation avec la patronne. Je visionne mes photos sur mon ordinateur. J'en ai pris plus de 300. J'ai presque rempli mes deux cartes mémoires. Il y en a de très bonnes. Demain, c'est décidé, je change de tuk-tuk. Celui-là était vraiment trop nul.

mardi 11 janvier 2005

La route de Siam Reap

Aujourd'hui, je pars à Siam Reap. Le car n'est pas trop mal. Il y a cinq heures de route goudronnée et une heure d'arrêt. Les paysages sont assez monotones. Rizières à perte de vue. Arrivé à Siam Reap, c'est la foire d'empoigne des taxi-mobylettes. Il y en a même qui nous propose leur service gratuitement car ils sont de mèches avec les hôtels. Je trouve le guesthouse que m'avait indiqué Alain. Il se trouve dans une petite rue très calme. J'ai une très belle chambre pour cinq dollars. Je déjeune dans le restaurant de l'hôtel qui vient juste d'ouvrir. L'ambiance est plutôt bonne. C'est une femme de 49 ans qui tient les commandes. Elle était ingénieur dans le civil. Elle parle très bien le français. Elle aime bien discuter. Je me mets d'accord avec mon tuk-tuk pour m'accompagner demain à Angkor. Je vais me promener en ville. Je me trompe de direction et vais vers l'aéroport. Le centre-ville est très animé. Il y a pleins de touristes et d'hôtels de luxe. Je mange une soupe sur le trottoir. Il y a beaucoup de mendiants et d'éclopés (sûrement à cause des mines). Je retourne à l'hôtel et regarde la télévision.

lundi 10 janvier 2005

Départ de Flo

Je change le dernier billet de 100 € qui me reste. Finalement, c'est plus pratique de se balader avec des dollars. Le cours baisse un peu, il est à 1,28 $. Je retrouve Flo vers 11 h 30 dans un troquet près des quais. On prend un dernier pot ensemble car elle prend son avion à 13 heures pour Bangkok puis vers l'Espagne. Je retourne à l'hôtel où je revois Alain et Marine qui reviennent d'Angkor. Ils me donnent des bons tuyaux sur les hôtels et les circuits en tuk-tuk. Nous avons ensemble une discussion débile sur l'aide humanitaire. Marine me gonfle. Alain aussi d'ailleurs. Bref, erreur d'aiguillage.

dimanche 9 janvier 2005

Retour à Phnom Penh

Ce matin, je fais la grasse matinée. J'ai très bien dormi. Je prends mon petit déjeuner chez Daniel avec croissant et pain au chocolat. Avec Flo, nous partons tôt pour aller faire quelques courses au marché. Flo veut acheter du poivre local. Le marché est très pittoresque. Il fait lourd et chaud. C'est très nuageux. On dirait qu'il va pleuvoir. La ville n'a rien d'extraordinaire. C'est un peu le far-west. On mange un morceau dans un bistrot. Des gamins de rues apparemment affamés nous font la manche. Le bus part vers 13 heures. Flo est bien excitée durant le voyage. Près du chauffeur, il y a une vidéo karaoké qui marche à fond. C'est à peine supportable. Nous arrivons à Phnom Penh en plein centre-ville. Flo veut retourner dans son hôtel grand luxe situé près des quais. Moi, ça m'emballe moyen. Je tente de voir s'il y a un hôtel dans le coin. Ils ne sont pas très sympas et le quartier est très bruyant. Finalement, je retourne au Grand View hôtel. Il n'était pas si mal et pas cher. Je donne rendez-vous à Flo à sept heures au Riverside Café. J'ai aussi donné rendez-vous par mail à Christine qui se trouve en ce moment à Phnom Penh. Elle est bien là. Ce sont les retrouvailles. Elle est allée à Hanoi retrouver son copain puis elle est remontée par le Mékong. Je dîne avec mes deux gonzesses. Un vrai nabab. Comme je suis un peu fatigué par le voyage, je les laisse papoter entre elles. Moi, je vais me coucher.

samedi 8 janvier 2005

La plage paradisiaque

Comme Flo est là, je vais rester une journée de plus. Pourtant, je n'aime pas trop l'endroit. Didier, décide de partir aujourd'hui pour Kampot. Avec Flo, nous louons une moto pour nous balader dans la région. En fait, nous trouvons au bout de quelques kilomètres une plage paradisiaque. Nous glandons sous un parasol près d'une paillote tenue par un cambodgien qui habite en France. On se baigne. L'eau est chaude. On mange un superbe amok au poisson. Un vrai paradis cet endroit. On s'était arrêté pour quelques minutes et nous sommes restés presque toute la journée. Puis on va se balader un peu en moto. Nous allons visiter un hôtel de grand luxe. Puis nous allons faire un tour sur le port. Il y a beaucoup d'activité car c'est le principal port du Cambodge. J'ai hâte de prendre une douche pour me dessaler. J'ai réussi à prendre des coups de soleil bien que je sois resté presque tout le temps sous le parasol. Ça devait bien taper ! Le soir, on dîne chez Daniel. Comme il adore les Pink Floyd, je lui refile le morceau Again d'Archive en mp3 que j'adore. Nous dégustons un bon steak aux champignons. À côté de nous, il y a un routard japonais qui fait un bruit d'enfer en mangeant ces spaghettis. Nous prenons nos tickets de bus à l'hôtel pour retourner à Phnom Penh demain.

vendredi 7 janvier 2005

Retrouvailles de Flo et Didier à Sihanoukville

J'ai l'impression que le mal de tête est parti. Enfin ! Comme j'entends un brouhaha dehors, je vais voir ce qui se passe sur la terrasse de l'hôtel. Il y a un immense attroupement pour célébrer le jour où les Vietnamiens ont mis dehors les khmers rouges. Je discute avec deux policiers de faction sur la terrasse. Je prends plein de photos. C'est une cérémonie en grande pompe. Il doit y avoir tous les écoliers et lycéens de la ville. Aujourd'hui, je veux partir à Sihanoukville. Je trouve à l'accueil un touriste allemand qui attend lui aussi un taxi collectif pour y aller. En attendant le taxi, je vais prendre quelques photos de la cérémonie sur la place et boire un café. Quand je reviens le taxi et le touriste sont partis. Ils ne m'ont pas attendus les chameaux. La fille de l'accueil est vraiment très bizarre. Elle est jolie mais assez compliquée. Finalement, un autre taxi collectif passe me chercher. J'attends à la gare routière une bonne demi-heure qu'il remplisse sa voiture. Puis il me dépose dans un restaurant car il doit aller chercher deux autres touristes australiens. On part à quatre très à l'aise pour six dollars par personne. La route longe la mer. Elle est plutôt belle. On s'arrête pour prendre des photos dans un village de pêcheurs. On arrive à Sihanoukville à 13 heures. Il dépose d'abord les australiens dans un hôtel près de la plage puis moi dans le quartier Victoria plus près du port et en haut d'une colline. C'est un lieu où il y a pleins de routards de toutes sortes. Je trouve un guesthouse pas trop mal et prends une bonne douche. L'eau froide est presque tiède tellement il fait chaud ici. Je vais déjeuner dans un restaurant tenu par un français, Daniel, très sympa. Je mange du barracuda. Ça ressemble au requin. Je vais sur la plage prendre des photos du coucher de soleil. La lumière est magnifique. Quand je remonte, je retrouve Didier par hasard qui se trouve dans la chambre juste à côté de la mienne. Quel hasard ! On va dîner ensemble en se racontant nos aventures. Au retour, je m'arrête dans un cybercafé où j'ai un mail de Flo me disant qu'elle vient d'arriver à Sihanoukville aujourd'hui. Encore un autre hasard car son hôtel se situe à 100 m du mien. Je vais la chercher et nous prenons un pot ensemble dans un bar à putes jusqu'à 23 heures. Nous sommes contents de nous revoir.

jeudi 6 janvier 2005

Visite de Kampot

Je me réveille avec un mal de tête. Je me rendors jusqu'à 11 heures. De toute manière, je ne suis bon à rien. J'ai à peine la force de regarder la télévision. Vers midi, je vais prendre des photos en ville. Je rencontre tout un groupe d'enfants qui veulent absolument que je les photographie. La séance photo n'en finit pas. Dès que prends une photo, ils se précipitent pour voir le résultat sur le petit écran de mon appareil. Puis je déjeune dans un restaurant près du fleuve. Il est tenu par un anglais très sympa. J'ai des discussions intéressantes avec deux Américains très marrants et anti Bush. Ils travaillent et habitent en Alaska. Comme leur travail est éprouvant, ils sont en vacances trois mois par an. Je retourne à l'hôtel pour dormir un peu. Mon mal de tête ne passe pas. Est-ce du palu ? Je regarde Matrix à la télévision. Je vais acheter de quoi dîner dans ma chambre puis je me couche.

mercredi 5 janvier 2005

La route de Kampot

À 6 h 30, un tuk-tuk m'accompagne au bus. C'est un bus chinois tout neuf et tout blanc. J'arrive à trouver une place devant. La route est goudronnée mais pas très bonne. J'ai encore mal à la tête à cause de mon rhume. J'ai acheté du Doliprane mais ça ne fait pas trop d'effet. On arrive à Kampot vers midi. C'est une ancienne ville coloniale complètement déchirée par la guerre. On voit encore des impacts de balles sur les murs. Je descends à l'hôtel Boreg Borok II. Il y a la télévision mais de l'eau froide pour cinq dollars. Je vais déjeuner dans le restaurant de l'autre coté de la place. La bouffe est quelconque mais les serveuses sont très gentilles. Elles essaient discuter avec moi, mais elles ne comprennent pas l'anglais. Je vais me reposer un peu car j'ai encore de la fièvre. Je crois que je me suis payé une crève bien carabinée. Je vais me renseigner sur les prix de location des motos pour aller dans la montagne demain si je vais mieux. Je vais me balader un peu en ville le long des quais au bord de la rivière et dans la ville. Il y a plein de vieilles maisons coloniales et quelques hôtels sans plus. Il n'y a pas beaucoup de touristes ici. Le soir, je vais manger un super crabe dans le restaurant d'en face. Puis je regarde Superman à la télévision.

mardi 4 janvier 2005

Les singes

J'ai mieux dormi mais ce n'est pas encore ça. J'ai fini mon bouquin hier soir. Je glande. Je déjeune sur la terrasse. Je vais acheter un DVD sur l'histoire du Cambodge. L'histoire de ce pays m'intéresse vraiment. Puis, je vais dîner au restaurant chinois à l'angle de la rue. L'ambiance est un peu froide mais les cuisses de grenouilles sont très bonnes. C'est assez cher mais bon, de temps en temps ça ne fait pas de mal de se faire plaisir. Je paye mes six nuits à l'hôtel. La douche froide est assez rebutante mais c'est quand même plus facile de s'y mettre que dans le nord. J'aperçois des singes sur les toits en tôle des maisons un peu plus bas. Ils ont l'air de tout voler sur leur passage. On regarde mon DVD sur la télévision de la terrasse de l'hôtel.

lundi 3 janvier 2005

Une bonne crève

Je n'ai pas bien dormi du tout. Je n'arrive pas à respirer tellement j'ai le nez bouché. Aujourd'hui, ça va être cool. Didier est aussi malade. Je vais lire toute la matinée sur la terrasse. Je déjeune avec Didier dans un petit restaurant dans la rue. Dans l’après-midi, je vais acheter mon billet de bus pour aller à Kampot dans le sud. Puis je retourne à l'hôtel. Je fais la sieste et vais un peu sur Internet. Sur la terrasse, je discute avec une kenyane qui se balade autour du monde. C'est drôle, on voit assez peu de routard noir. Ce soir, je me couche tôt.

dimanche 2 janvier 2005

Le show télévisé

J'ai un bon mal de crâne. Je dois avoir de la fièvre. Je passe la matinée calmement sur la terrasse de l'hôtel à lire " Cambodge année zéro ", un livre que je viens d'acheter. Ça raconte l'histoire du Cambodge pendant les khmers rouges. Comme je projette de prendre le train pour aller dans le sud, je vais voir les horaires à la gare. Tout est fermé. Je pense qu'il faudra que j'y aille en bus. Juste à côté de la gare, j'entends une sono assez forte. La curiosité me conduit vers cet endroit. Il s'agit d'un show télévisé avec des chanteuses et des danseurs. C'est assez marrant de voir ça ici. Les chanteuses chantent faux et les danseurs dansent comme des pieds. Il y a quelques spectateurs. Je retourne à l'hôtel à pied. Le problème quand on marche à pieds, c'est que les taxi-mobylettes n'arrêtent de nous solliciter. Ca devient fatigant. Je m'arrête boire un coup dans la rue de l'hôtel dans un petit bar tenu par un jeune français. On discute un peu du pays. Je retrouve Didier avec qui je déjeune vite fait car j'ai de la fièvre. Je passe une partie de l'après-midi à glander sur la terrasse. Je vois passer Marine qui ne me dit même pas bonjour. Elle doit me faire la gueule. Ce n’est pas très grave. Le soir, j'ai du mal à trouver le sommeil.

samedi 1 janvier 2005

Film de propagande sur les kmers rouges

Ça y est, c'est confirmé, j'ai chopé un rhume. J'ai de la fièvre et je suis complètement vaseux. Je décide de rester tranquille aujourd'hui. Je vais déjeuner sur la terrasse de l'hôtel. Il y a une superbe vue sur le lac et c'est calme. Puis, je retrouve Alain et Marine avec qui je vais déjeuner. Alain parle tout le temps. Il est fatiguant. On se donne rendez-vous à 16 h 30 pour aller voir en ville un film sur les khmers rouges. Nous retrouvons Flo et Didier qui sont allés visiter la ville. Ils décident de venir avec nous. Le film n'est pas terrible. Ça ressemble plus à un film de propagande pour le roi qu'à un documentaire. Nous allons prendre un verre sur la terrasse d'un hôtel au bord des quais. Puis nous marchons vers le marché. Lors d'une discussion avec Marine, je la remets en place au sujet des nombreux mendiants en lui disant que s'ils mendient c'est qu'ils n'ont pas vraiment le choix, surtout les éclopés. Je crois que je l'ai vexée. Nous allons dîner dans un immense center food près du marché. Il y a un monde fou et plein de trucs à manger. Il faut prendre un ticket et choisir ses plats. Flo décide de partir demain pour Angkor. Moi, je vais rester tranquille ici, histoire de soigner ma crève. Après, j'irai dans le sud.