samedi 26 mars 2005

Le retour à Vincennes

Me voilà de retour à Roissy. Il ne fait pas si froid que ça. Le RER est sordide. Je retrouve mon appartement dans le même état où je l'avais laissé. Tout fonctionne impeccable sauf le téléphone qui n'a plus d'accus. Une aventure se termine et une nouvelle vie commence…

Voici mon itinéraire :

vendredi 25 mars 2005

Le vol de retour

Je prépare mon sac. Je ressors mon jean que je n'ai jamais porté à cause de la chaleur. Je descends prendre mon petit-déjeuner en bas et retrouve Bruno par hasard devant un ordinateur. Quel plaisir de se revoir. Nous allons boire un coup ensemble à son hôtel. C'est celui où je me m'étais arrêté le premier jour en arrivant à Bangkok. Bruno me raconte ses aventures depuis notre dernière entrevue dans le sud du Laos. Il est rentré en France et revient pour aller à Vientiane chercher des tissus. Il est amoureux comme d'habitude. On se dit au revoir. Sans doute se reverra-t-on à Paris ? Je vais à Khoan San road vendre mon Lonely Planet de la Malaisie pour une bouchée de pain. Je n'en ai plus besoin. Il est lourd et il peut encore servir à d'autres. J'achète un petit cadeau pour M. Vedrenne pour le remercier d'avoir ramassé mon courrier pendant mon absence. Je retourne à l'hôtel. Je descends mon sac à la consigne. En m'habillant je constate avec étonnement que je flotte dans mon jean. J'ai du perdre pas mal de bide. Il faut que j'aille acheter de toute urgence une ceinture. Il ne me reste plus beaucoup de bahts. Heureusement, j'en trouve une que je marchande à mort. Je dépense mes derniers baths au cyber café. Puis, je prends mon minibus avec plein de jeunes touristes pour me rendre à l'aéroport. Il y a pleins de bouchons sur la route car le minibus ne prend pas l'autoroute payante. C'est sans doute pour cela qu'il est moins cher. À l'aéroport, il y a plein de salons de massage. C'est étonnant. Le vol se passe sans histoire. Nous faisons escale à Bahreïn quelques heures.

jeudi 24 mars 2005

Le Grand Palais

C'est mon avant-dernier jour de voyage. Dur ! L'ordinateur a chargé toute la nuit. Ca a l'air de tenir. Mais il faudra que je rafistole la batterie avec du scotch car elle commence à s'ouvrir. Je vais une nouvelle fois visiter le Grand Palais. La dernière fois, les photos étaient prises sous la pluie. Aujourd'hui, c'est un peu nuageux mais il y a plus de lumière. J'y vais à pied. Ça n'est pas très loin. Il y a toujours autant de touristes et ces putains d'asiatiques qui se mettent devant les monuments pour se faire photographier. Parfois, il faut attendre plusieurs minutes avant de pouvoir prendre une photo. Je m'efforce de prendre cette fois des photos plus détaillées. Je visite le musée que je n'avais pas vu la dernière fois. Bof ! Je n'aime pas les musées. Je me trompe de sortie. Un garde militaire me le fait comprendre de manière pas très aimable. C'est un militaire. Je vais déjeuner au bord de la rivière près de l'embarcadère n°9. C'est là que Didier aimait prendre son café. Rien ne change. Les touristes prennent certains bateaux et des locaux d'autres. La rivière est relativement propre comme la ville d'ailleurs. Rien à voir avec la Malaisie où il a toujours un truc qui traîne. Le serveur n'est pas très sympa mais une vieille dame a l'air beaucoup plus souriante. Finalement, je m'aperçois que les gens ne sourient pas beaucoup à Bangkok. Je retourne à l'hôtel après avoir pris quelques photos du fort. Je glande puis je vais dîner à l'hôtel. J'ai pris un ticket de minibus pour aller à l'aéroport.

mercredi 23 mars 2005

Retour au Pantishop

Je prends mon petit déjeuner en bas puis je vais récupérer mon billet d'avion à l'agence de voyage. Je reprends le bateau pour aller au centre-ville. Le temps est assez nuageux aujourd'hui. Je m'arrête chez l'opticien pour récupérer mes lunettes. Je ne suis pas satisfait car les verres sont biseautés et ça fait vraiment moche. La patronne a l'air de mauvaise fois disant que c'est très bien comme ça. Finalement, elle consent à refaire le travail. Je devrais repasser à 16 heures. Je vais au Pantishop. J'amène mes batteries d’ordinateur à changer. Ils ont du mal à ouvrir le capot. Finalement, ils y arrivent. Ils ont exactement les mêmes accus en neuf. Ça me coûte 24 euros. Sur Internet, une batterie neuve coûte 150 euros. C'est super ! Pourvu que ça tienne. J'achète d'autres trucs. Un modem PCMCIA, une fiche de connexion série USB, un chargeur de piles légers et rapides, et une sacoche pour mon portable. Après avoir récupéré mes batteries, je vais faire un tour dans la rue pour attendre 16 heures. Il fait assez chaud dehors. Je mange un poulet avec du riz dans un boui-boui sur la rue. Puis je retourne au Pantishop pour passer une heure sur Internet. À 16 heures, je récupère mes nouvelles lunettes. Impeccable ! Comme quoi quand on veut, on peut. Je reprends le métro puis le bateau. Là, un vieux monsieur très sympa m'indique le bateau à prendre et paye même ma place. Je le remercie vivement. Il fait ça comme ça parce que ça lui fait plaisir. C'est sympa. Je retourne à l'hôtel pour faire fonctionner tout mon matériel. Puis je dîne en bas. Les spaghettis sont moins bonnes que la dernière fois. Il y a pleins de piments dedans. Par contre, le milk shake au chocolat est très succulent.

mardi 22 mars 2005

De nouvelles lunettes

Je retourne voir le petit gars de l'agence de voyage et sa copine norvégienne. En fait, il n'a rien fait du tout. Il n'arrive pas avoir une confirmation. J'abandonne et je vais voir une autre agence à Khosan Road. La nana me trouve un billet pour vendredi prochain pour 300 euros. J'accepte. Je n'ai pas trop envie de chercher moins cher et puis si je reste plus longtemps à Bangkok je risque de m'embêter. Je vais faire un tour au Pantishop. Je prends le bateau puis le skytrain. Ça fait drôle de se retrouver là. Je ne pensais pas revenir à Bangkok. Comparé à la Malaisie, Bangkok paraît très propre. Je m'arrête chez un opticien pour changer le plastique des branches de mes lunettes. À force de les mordiller lorsque je prends des photos, elles sont complètement bouffées. Il n'a que des plastiques marron. J'en profite pour essayer une paire de lunettes et je craque. Ca ne coûte rien. Je reviendrai les chercher demain. Je passe au moins trois heures au Pantishop. Je trouve des lettres autocollantes pour transformer mon clavier d'ordinateur en AZERTY puis un endroit où je peux recharger mes batteries. J'hésite à acheter un modem et un graveur externe. Je reviendrai demain. Je retourne à l'hôtel.

lundi 21 mars 2005

Recherche d’un billet d’avion

Je me réveille assez tôt. Il y a eu des bruits de porte cette nuit. J'avais oublié que l'hôtel était bruyant. Il faut absolument que je trouve un billet d'avion pour Paris. Je vais dans mon agence habituelle à l'angle de la rue. Ils ont habituellement de bons prix. C'est moins cher qu'en France. Mais, impossible de trouver un vol car tout est complet. Finalement, il en trouve un via le Vietnam mais comme ils veulent prendre une grosse commission sur la carte bleue je refuse. Je trouve une autre agence un peu plus loin. Le type me propose un vol un peu plus cher. Je dois y retourner demain pour confirmer. Je fais plusieurs agences mais ils consultent tous le même réseau informatique et ils ont pratiquement les mêmes prix. Dans une boutique, je trouve le même sac que celui que j'ai acheté à Chiang Mai. Je l'achète. Ça pourra toujours me servir. Je m'arrête chez un opticien. Mais les modèles de lunettes ne me plaisent pas trop. Ce n'est pas une dépense vraiment utile. Je dîne à l'hôtel. C'est toujours très bon comme d'habitude. Ils ont changé le menu. Il y a des supers spaghettis aux fruits de mer. Le serveur tue les moustiques avec une tapette électrique. C'est marrant à voir. Ca fait un éclair dès qu'il en touche un. Un peu comme les gamins qui marchent avec des chaussures à roulettes. J'ai une discussion avec Boon sur MSN.

dimanche 20 mars 2005

Retour à Bangkok

Astrid veut aller visiter des musées, moi pas trop. On se donne rendez-vous ce soir à 17 heures. Je vais au marché du "dimanche matin" qui est situé à coté de l'hôtel. Il ressemble à un marché européen. Je discute longuement avec une vendeuse qui été plusieurs fois sur le mont Kinabalu. Elle est très gentille. Je lui achète un pantalon qui peut se transformer en short. Les coutures ne sont pas terribles. Je vais déjeuner sur le front de mer. Il fait plutôt chaud à midi. J'ai descendu mes bagages à la réception pour libérer la chambre. Je me balade un peu en attendant 17 heures. Je retrouve Astrid. On prend un taxi pour aller à l'aéroport. Mes vendeuses nous offrent des fruits en partant. Le taxi nous arnaque car en fait, il y a deux aéroports. Et bien entendu, Astrid et moi n'allons pas au même. Je dis au revoir à Astrid. Je dois attendre trois heures avant le décollage. Le départ ne se fait qu'à 21 heures. Il n'y a pas de bouffe gratuite dans l'avion. Il faut payer. J'arrive à 23 heures à Bangkok (une heure de décalage en moins). Je n'ai pas de baths sur moi. J'ai des difficultés pour trouver un distributeur dans l'aéroport qui marche. Finalement, un type du bureau de change me verse 5000 bahts avec ma carte bleue. J'achète un sandwich puis je vais à l'arrêt du bus. C'est marrant de me retrouver là. J'ai l'impression de revenir cinq mois en arrière. Mais cette fois, je suis en terrain connu. Je ne suis pas perdu. J'arrive à mon hôtel favori, le "Four Sons House" vers minuit. Une espèce de travelo tient l'accueil. Il est plutôt sympa. J'achète un peu de bouffe à l'épicerie Seven Eleven d’à coté. J'ai du mal à m'endormir. Je regarde la télévision et m'endors vers deux heures du matin.

samedi 19 mars 2005

En attendant l’avion

Autre journée de glande. Il faut attendre mon avion pour Bangkok demain. Je me balade en ville. Mais finalement, ça commence à me faire chier. Je vais dans un cybercafé où l’on paye avec des pièces mais il est très lent. Le soir, je retrouve Astrid. On retourne au restaurant près de la mer. J'en profite pour faire coudre des poches à un pantalon.

vendredi 18 mars 2005

La montre Casio

Ce matin, je fais la grasse matinée. Je vais me balader dans les centres commerciaux climatisés. J'achète deux chemises et des pantalons légers. Je trouve une montre Casio pour 21 euros. Elle est jolie et toute plate. Je vais discuter avec mes deux vendeuses préférées dans le petit magasin à côté de l'hôtel.

jeudi 17 mars 2005

L’île de Pulau Gaya

Ce matin, Astrid préfère que nous allions sur l’île de Pulau Gaya au large de KK plutôt que d'aller voir une réserve de rafflésies. Les rafflésies sont les plus grandes fleurs du monde. On n'en trouve qu'à Bornéo. Nous prenons notre petit-déjeuner au bistrot en bas. Je retire du fric. Vive la carte bleue ! On prend un bateau au port qui part juste lorsqu’on arrive. Il y a pas mal de nuages mais ça a l'air de se découvrir. On aperçoit au loin sur l'île un village sur pilotis. Il paraît que ses habitants n'aiment pas trop les touristes. Je les comprends. La traversée dure une demi-heure. A l'embarcadère, il y a un super restaurant et un hôtel avec des bungalows assez chics. On demande à une guérite où se trouve le départ du chemin de randonnée. Ils nous donnent gratuitement une carte. Le chemin fait 4 kms et dure 2h30. On a largement le temps avant de déjeuner. Au début, ça grimpe pas mal. On est en sueur. On ne voit pas beaucoup les paysages car il y a trop d'arbres et pas de percée. Mais ça fait du bien de marcher. En haut, le chemin suit la crête. On rencontre un caméléon et plusieurs lézards mais pas de serpents. Heureusement pour moi car je suis en sandales et ça n'est pas le top pour marcher. Je sue tellement que je glisse à l'intérieur de mes sandales en plastique. Astrid n'est apparemment pas une grande marcheuse. Elle n'a pas de rythme. Elle reconnaît qu'elle ne serait jamais venue si je n'étais pas là. On rencontre deux randonneurs dont un chinois et un japonais. On discute un peu. Puis nous descendons vers la mer. Nous tombons sur un joli coin avec une belle plage et un ponton. On attend un peu le bateau navette pour nous emmener jusqu'au restaurant de l'embarcadère situé de l'autre coté de la baie. On déjeune des supers calamars et crevettes et une bonne bière bien fraîche. Il y a un petit vent frais qui vient de la mer. On est vraiment bien là. Il n'y a pas trop de monde. C'est un petit coin de paradis. À 14 h 30, on reprend le bateau pour KK. La vue sur la mer est assez dégagée. Je rentre à l'hôtel pour me reposer un peu. Astrid veut se promener encore un peu en ville. Je la retrouve pour aller dîner. Je l'emmène sur le Seaside où il y a pleins de restaurants sympathiques avec une esplanade en bois. J'en profite pour prendre des photos des aquariums d'un restaurant de poissons. On est mangé par les moustiques mais c'est sympa. Astrid doit partir demain faire un tour organisé dans le parc du mont Kinabalu.

mercredi 16 mars 2005

Retour à Kota Kinabalu

Je n'ai pas trop bien dormi, j'ai eu des crampes à l'estomac. Ça faisait longtemps. J'ai rendez-vous avec Astrid à 8h30 au restaurant Hawaï. Nous prenons ensemble un taxi pour aller à la gare routière. C'est un vieux chauffeur sympathique. Une fois n'est pas coutume. Lorsqu'on arrive à la gare routière, un bus est juste sur le départ. Quel bol ! Il n'y a pas d'attente. Une petite fille me vomit sur les pieds alors qu’on n’a même pas démarré. Ça promet. Sa mère me nettoie mes chaussures avec un chiffon. Ils sont toute une famille assis sur deux sièges. On est contrôlé à la sortie de la ville. Apparemment, nos passeports n'intéressent pas les flics. Ils cherchent des clandestins. Le voyage dure six heures. La route tourne pas mal. Il y a beaucoup de malades apparemment. On voit trois films vidéo nuls. On s'arrête déjeuner juste avant Ranau. On a droit à notre repas gratuit. Le billet à 5 euros n'est vraiment pas cher. Nous arrivons à KK à 15h30. On trouve deux chambres au septième étage du Kinabalu hôtel. J'ai une superbe vue sur la ville. Je me repose un peu. Je vais donner du linge puis faire un tour sur Internet. On va dîner au bord de la mer avec Astrid. J'achète un super short et un tournevis pour bricoler mes petits haut-parleurs.

mardi 15 mars 2005

Les singes de Sepilok

Je me réveille tôt. Je me prépare pour aller au parc de Sepilok. C'est là qu'ils réadaptent des ourang-outans capturés par des braconniers ou venant de zoos pour les remettre en liberté dans leur milieu naturel. Au restaurant Hawaï, je retrouve par hasard Guildo qui est à Sandakan depuis 2 jours. Finalement, je constate que c'est un suisse sans intérêt. Il part aujourd'hui dans le sud. Il me conseille vivement de chausser de bonnes chaussures pour marcher dans le parc. Comme j'avais mis mes sandales, je retourne à l'hôtel pour en changer. On m'a dit de prendre le bus n°14 pour aller au parc. Je le cherche. En chemin, je rencontre une allemande, Astrid, qui cherche elle aussi ce bus. Nous le trouvons. Il ne part qu'à 9h30. Comme il faut être là-bas avant 10 heures pour assister au repas des singes, nous décidons de prendre un taxi ensemble. À deux, c'est moins cher. On ne met qu'une demi-heure pour y aller. L'entrée est assez chère (6 euros + 2 pour les photos). Encore une pompe à fric. En plus, le spectacle est plutôt piteux. Il y a pleins de touristes qui mitraillent avec leurs appareils photo. On voit mieux au zoo. Une fois les photos merdiques prises, tout le monde se barre. C'est nul. On demande à pouvoir se balader dans la forêt. Il faut laisser son nom au bureau. Ce que nous faisons. La ballade jusqu'à une chute d'eau dure deux heures aller et retour. Ça n'est pas terrible. Néanmoins, il n'y a plus personne. J'en profite pour discuter avec Astrid. Elle est plutôt sympathique. Elle est en vacances pour 15 jours seulement. Elle vit à Brême en Allemagne. On parle en anglais. La cascade n'a rien d'extraordinaire. Il fait très humide. On est en sueur. Nous entendons une discussion en français. C'est un couple de canadiens. Nous retournons à l'entrée du parc avant midi et demi car ils ferment. Nous déjeunons au restaurant du parc. Assez bon et pas trop cher. Puis, nous attendons une demi-heure un taxi. Il nous demande une somme astronomique pour rentrer en ville et on accepte pour la moitié comme à l'aller. Il fait la gueule. Encore un con de malais. Arrivés en ville, on décide de se retrouver à 19h30 au restaurant Hawaï. Je rentre à l'hôtel et demande le câble pour me connecter. Le patron ne veut pas en prétextant une panne de réseau. Quel menteur ! C'est vraiment un con. Je lui reprends le VCD que je lui avais donné. C'est dommage, j'aurais pu discuter avec les parents en audio sur MSN. Je dîne avec Astrid. Un bon dîner comme d'habitude. On va boire un coup. Astrid décide de partir aussi à KK demain avec moi. Je retourne à l'hôtel. Le patron a l'air de faire la gueule. Je m'en fous.

lundi 14 mars 2005

Le cimetière chinois

Finalement, je remets la visite du parc des singes de Sepilok à demain. J'ai encore trop de courbatures aux jambes. Je vais prendre mon petit-déjeuner au restaurant Hawaï. Puis, je grimpe sur la colline qui surplombe la ville. Je me balade un peu plus loin au cimetière Chinois. L'endroit est très tranquille mais mal entretenu. Il y a plein de mauvaises herbes. Je vois un tout petit serpent à quelques pas de moi. Il est joli mais je m'écarte tout de même. Il y a une belle vue sur la baie. Il fait assez chaud en marchant mais l'air de la mer rafraîchit. Puis, je vais au poste d'observation. Il y a quelques étudiantes qui mangent là. Au-dessus, il y a un restaurant de style british. Il est très cher mais la vue est très jolie et l'endroit agréable. Je bois un jus de fruits. Je redescends en ville pour déjeuner dans mon petit boui-boui musulman. J'achète un paquet de tabac supplémentaire. Il n'est finalement pas si mauvais. Je retourne à l'hôtel. Je regarde quelques films sur les dinosaures. Pas terribles. Je ne vais pas au bout. J'ai pu revoir mon film sur le Cambodge. Le soir, je vais dîner dans un autre resto moins bien mais la bière n'est pas chère. Il passe Fears Factors à la télévision. C'est une émission américaine complètement débile. Le patron de l'hôtel me permet d'utiliser sa ligne haut débit avec l'ordinateur de son fils. Je préfère utiliser le mien et ça marche. Le patron n'a pas l'air content car il pense que tout le monde peut utiliser sa connexion comme ça. Ca a l'air d'un vrai gros con qui ne pense qu'au fric. Je charge quelques articles du Monde pour les lire tranquillement après.

dimanche 13 mars 2005

Sandakan

J'ai très bien dormi. Il n'y avait pas un bruit. La chambre est très bien isolée grâce à un double vitrage. Mais j'ai pas mal de courbatures. Mon ascension du Kinabalou laisse des traces. En descendant de l'hôtel, je retrouve par hasard Bert qui est très étonné de me voir. Je n'y comprends rien. Il me semblait qu'ils devaient retourner à Kuala Lumpur. On va prendre notre petit déjeuner ensemble au restaurant Hawaï. Puis, on va se balader en ville. Je trouve des petites enceintes pas cher pour mon mp3. Puis, du tabac à rouler indonésien et du tabac malaisien plus fort pour quelques ringgits. Le malaisien n'est pas terrible. On retourne au centre commercial pour acheter mon DVD de Kung-fu Hustle et un VCD de Chaolin Soccer. Je retourne sur Internet. Puis, je vais déjeuner avec Bert dans le bon petit boui-boui d'hier soir. Willy nous retrouve là par hasard. Ils veulent aller faire un tour dans la jungle. Ils partent à 13 heures et ne reviendront que mardi. On se marre bien puis on se dit adieu. Il y a peu de chance qu'on se retrouve. Je reste dans ma chambre à regarder Chaolin Soccer sur la télé. Il est nettement moins bien que Kung-fu Hustle. Je donnerai le VCD au patron de l'hôtel. J'en profite pour trier les photos de Janet et ne conserver que celles qui m'intéressent. Ça fait un bon nettoyage. Les petits haut-parleurs marchent à merveille. L'après-midi est très cool. Ça fait du bien. Et de toute manière, avec mes courbatures, je n'ai pas trop envie de marcher. Je vais dîner au resto Hawaï. Il est très bon et finalement pas très cher. Il y a quelques touristes. Sandakan n'est pas une ville très jolie. Les rues sont à angle droit. Il n'y a que des immeubles avec des boutiques minables au rez-de-chaussée. C'est un peu glauque. On voit parfois des rats sortir des égouts. Il faut dire que le marché est tout proche. La population n'est pas très encourageante mais il n'y a apparemment pas trop de risques. Je ne sais pas trop combien de temps je vais rester ici, mais faut bien passer le temps pour attendre le départ de mon avion le 20 mars pour Bangkok. Alors attendre ici ou à KK, c'est du pareil au même. Demain, j'ai envie d'aller voir le centre de réadaptation des orangs-outans. J'ai super bien dîné au restaurant Hawaï. Cocktail de crevettes, soupe de crabe, brochettes de viande poulet mouton et bœuf et une glace. Sans doute le meilleur restaurant que j'ai fait en Malaisie.

samedi 12 mars 2005

Départ pour l’est de Bornéo

La plupart des gens se lève six heures pour faire l'ascension. Moi, je reste tranquille jusqu'à huit heures au lit puis vais prendre mon petit-déjeuner avec un super panorama sur le mont Kinabalu. Lorsque je sors du parc, un bus arrive juste à ce moment. Quel bol ! Il va justement à Sandakan, sur la côte est. La route est sinueuse. Les forêts sont toutes coupées pour être remplacées par des palmeraies. Il y a beaucoup d'usines d'huile de palme dans le coin. On s'arrête une petite heure pour déjeuner dans un restoroute. Notre billet de bus nous donne droit à un plat et une boisson. On se fait contrôler nos papiers par des militaires à un barrage routier à l’entrée de Sandakan. Ils filtrent les clandestins indonésiens et philippins. La ville de Sandakan est assez bordélique et pas très belle. La gare routière est loin du centre. Je dois prendre un taxi. Il m'emmène au Mayflower Hôtel en plein centre-ville qui ne paie pas de mine mais qui finalement n'est pas trop mal. Il y a la télévision, un magnétoscope, la climatisation et l'eau chaude. Que demander de plus ? Comme la chambre n'est pas prête, je vais me promener en ville. Je vais tirer du fric. Je cherche le super film de kung-fu que j'ai vu dans le bus (Kung-fu Hustle). Il est très marrant. Je trouve le DVD dans un magasin à côté de l'Internet café. Je l'achèterai plus tard. Je mange une salade et un hamburger au poulet au KFL. Ce n'est pas terrible. Je vais voir l'hôtel London. Je me renseigne sur les prix. La chambre n'est pas top. Je rentre à l'hôtel. Le patron Chinois de l’hôtel me propose une chambre juste à côté de l'accueil. Comme je refuse, il m'en donne une à l'étage beaucoup mieux. Son fils faisait la sieste à l'intérieur. Finalement, je décide de rester ici. Je prépare mes photos et vais les mettre sur Internet. J'apprends par Yannick que Philippe et Bizu vont se marier. C'est super ! Je m'arrête dîner dans un super restaurant très bon et pas très cher. Il n'y a pas de bière car c'est un restaurant musulman. Je retourne à l'hôtel pour regarder un peu la télévision avant de me coucher.

vendredi 11 mars 2005

Retour en bas

Je prends mon petit-déjeuner tranquillement avant le retour des grimpeurs. Puis je descends le chemin pépère. Je prends mon temps. Il y a un soleil splendide. Les panoramas sont magnifiques. J'ai complètement oublié d'acheter une bouteille d'eau au refuge. Va falloir faire sans. Je prends beaucoup de jolies photos. Une japonaise incapable de redescendre se fait porter sur le dos par trois guides malais. Ils se relaient à tour de rôle. Ils devraient empêcher la montée de ces gens. Mais, c'est de l'argent qui rentre. Je croise quelques randonneurs qui montent à leur tour. Je retrouve Guido, le suisse allemand, qui souffre pas mal à cause la chaleur. J'arrive en bas complètement assoiffé. J'achète une bouteille d'eau et attends un bus qui me ramène à l'entrée du parc. Il n'y a pas de lit en dortoir de disponible avant une heure. Pour attendre, je vais déjeuner. Des spaghettis bolognaises assez bonnes. À 13h00, je peux enfin m'allonger au dortoir. Je prends une bonne douche et de nouveaux vêtements propres. Ça fait du bien. Je vais faire un tour au restaurant des riches avec mon ordinateur pour trier mes photos. Il y a un beau salon avec une grande cheminée. L'ambiance est sympa. Je vais boire une bière chère mais ça vaut le coup. De retour au dortoir, un paquet de touristes asiatiques sympas débarque. Je dîne au restaurant du haut un bon riz avec du poisson. Le sommeil a du mal à venir.

jeudi 10 mars 2005

L'aurore au sommet

J'ai eu très froid cette nuit donc je n'ai pas beaucoup dormi. Je n'avais qu'un sac à viande et une couverture. Branle-bas de combat à deux heures du mat. Tout le monde se prépare. Il y a beaucoup de japonais. Il fait nuit noire. Nous prenons un petit-déjeuner vite fait puis nous marchons dans le noir avec nos lampes électriques. Les piles de Willy sont faibles. Je dois l'éclairer. Il n'avance pas très vite. Il boite un peu mais marche bien. On double pas mal de monde dont une jolie allemande qui a l'air d’en chier. La montée dans le noir est assez sympa. On passe un check point. Puis c'est la montée au sommet. Je grimpe assez bien et arrive le premier de mon groupe au sommet. Il y a déjà une dizaine de personnes derrière les rochers pour se protéger du froid. Il fait 8 degrés parait-il. Il est six heures, on attend que le soleil se lève. Il se lève dans les nuages et on voit apparaître petit à petit les montagnes et paysages autour de nous. C'est un moment assez magique. Nous restons une bonne heure à contempler le panorama puis nous redescendons au refuge. C'est marrant de découvrir le chemin que nous avons monté dans l'obscurité. Je discute avec un vieux japonais qui à 70 ans. Quelle pêche ! Je retrouve Jeff, notre guide, à mi-pente qui me propose un diplôme qui atteste que j'ai bien gravi le Kinabalu. Je le refuse poliment car c'est un attrape-touristes. Pour l’obtenir, il faut encore payer. Je retrouve Willy et Bert au refuge. Ils veulent redescendre tout de suite. Moi, je reste encore une nuit car j'ai le temps. J'attends que ma nouvelle chambre juste au-dessus du restaurant se libère. J'essaie de dormir un peu. Pas moyen. Je discute en français avec une hollandaise très sympa qui fait une thèse sur la piraterie. Elle attend un groupe de formule 1 (c'est le grand prix de Malaisie ce week-end) pour aller faire de l'escalade. Je prends de belles photos du coucher de soleil. Je discute avec deux espagnols qui étudient à Singapour. Dîner puis coucher. Le chauffage marche à fond dans la chambre. Je me réveille pendant la nuit à moitié étouffé par la chaleur. J’éteins le radiateur. Tout le monde se lève à deux heures du matin pour aller au sommet. J'arrive à me rendormir et me réveille à 7h30.

mercredi 9 mars 2005

L’ascension du mont Kinabalu

J'ai plutôt bien dormi. Comme nous sommes en altitude, il fait beaucoup plus frais. Tout le monde se rassemble à l'entrée du parc pour le départ. Il y a un quota de marcheurs par jour à respecter à cause des places disponibles dans les refuges là-haut. Je prends un guide commun avec Willy et Bert. Comme ils ont payé le guide, je paie le minibus qui nous emmène au début du chemin. On commence à marcher après avoir montré nos badges. C'est assez contrôlé. Le chemin est très bien balisé. Il y a beaucoup de groupes de vieux touristes japonais. Il pleut un peu mais ce n'est pas plus mal pour la montée. On voit des plantes carnivores en forme de corne qui mangent les insectes. La montée dure 5 heures jusqu'au refuge. Ça grimpe pas mal mais c'est une marche assez facile. Notre guide nous fait voir un beau panorama à mi-chemin. Arrivés au refuge, on nous affecte nos lits en dortoir puis on mange des nouilles chinoises. La bouffe est très cher là-haut mais il faut comprendre car tout est porté à dos d'homme. De la terrasse du refuge, il y a une superbe vue sur la vallée. Beaucoup de nuages mais le couché de soleil est splendide. Nous nous couchons tôt car il faut se lever à deux heures du matin pour gravir le sommet. Le refuge où nous dormons est 300 m plus haut. Il n'y a pas de chauffage et pas d'eau chaude. Il est plein à craquer. Il n'y a pas un lit de libre.

mardi 8 mars 2005

Minibus pour Ranau

On s'est donné rendez-vous à neuf heures. Je vais prendre mon petit-déjeuner au café d'en bas et achète des gâteaux avec je ne sais quoi à l'intérieur. Un peu bourratifs mais très bons. Janet m'appelle au téléphone pour me dire qu'ils auront du retard. John doit réserver des billets d'avion pour les USA sur Internet. On remet le rendez-vous à 9h30. John est un peu énervé car ça ne s'est pas très bien passé pour sa réservation. Arrivés à la gare routière vers 10 heures, nous voyons partir juste devant nous un bus qui va à Ranau. Le prochain est à 11 h 30. Moi, je n'ai pas trop envie d'attendre. Je me renseigne auprès des minibus. Il y en a un qui part à 10h30. John et Janet veulent absolument prendre un bus car ils ont un peur des minibus qui sont soit disant dangereux. En attendant le départ, je discute un peu avec des malais. Ils sont très sympas. On doit attendre que le minibus soit plein pour partir. Finalement, nous partons à 10h50. On traverse les faubourgs de la ville. Pas grand-chose à voir. Puis, on grimpe dans la montagne. Le voyage se passe sans problème. Nous arrivons à 12h30 à l'entrée du parc. Normalement, il fallait réserver sa chambre à KK. Je fais mine de pas ne pas savoir. Cela met un peu de temps mais finalement, ils me trouvent une place en dortoir pour quelques ringgits. Ça me va parfaitement. Je paye aussi l'entrée du parc qui est très cher (20 euros) et l'assurance. Comme tous les malais ne payent que 6 euros l'entrée, je propose à l'hôtesse d'accueil de l'épouser et de divorcer après mon ascension. Ça la fait bien rire. Dans ma chambre, il y a deux jeunes allemands qui parlent un peu le français. Ils sont très calmes. Je vais déjeuner au restaurant un peu plus bas. Il ressemble à un chalet bien tenu et n'est pas trop cher. Au retour, je retrouve John et Janet qui viennent d'arriver et qui n'ont pas l'air content de leur chambre. Finalement, ils sont un peu difficiles et râlent souvent. Ils ne savent pas trop quoi faire. Janet ne veut pas monter au sommet à cause de son genou. John suit la décision de Janet, comme d'habitude. On va faire une petite balade ensemble en forêt. Il pleut quelques gouttes. Nous avons une discussion assez houleuse sur la façon dont Bush manipule la presse et les américains. Eux prétendent qu'au contraire, c'est nous qui sommes manipulés par Chirac qui avait des intérêts en Irak. Ils sont plutôt favorables à Bush. Mais John trouve que la guerre commence à coûter chère. Il fallait y penser avant. À 18 heures, nous avons une réunion d'information sur l'ascension de la montagne. Ils nous expliquent tout. C'est assez professionnel. En gros, la première journée consiste à monter jusqu’au refuge qui se trouve à 3 000 mètres d'altitude. Puis on doit se réveiller à 2 heures du matin pour voir le levé du soleil du sommet. Après c'est la descente. Moi, je resterai une journée de plus au refuge pour me promener. Je rencontre Guido, un suisse allemand qui parle français. Pour dîner, on déguste une superbe fondue chinoise avec deux hollandais, Willy et Bert très sympas. Nous nous couchons tôt car demain le réveil est à 6h30.

lundi 7 mars 2005

Problème de place au parc Kinabalu

Ce matin, je vais faire un tour à l'office du tourisme. Je me prends la tête avec une bonne femme car je trouve stupide d'être obligé de prendre un guide payant pour gravir le mont Kinabalu. Elle rétorque que c'est pour notre sécurité. Ben voyons. Ça ne serait pas plutôt une façon de pomper du fric aux touristes ? Puis je passe à la banque pour changer mes dollars Brunei à un taux pas terrible mais je m'en fous. Je trouve une lingerie pas chère. Ce sera prêt ce soir. Je vais faire un petit détour par Internet. John et Janet sont venus à mon hôtel et m'ont laissé un mot. Ils sont allés à la maison du parc et apparemment, il n'y a plus de place pour coucher là-bas. Je passe les voir à leur hôtel. Je leur dis que moi, j'y vais de toute façon. Je trouverai bien quelque chose pour y dormir. Finalement, ils décident d'y aller aussi. Je vais déjeuner une soupe dans un restaurant près de la mer. Je fais un peu de shopping puis retour à l'hôtel. Je vais chercher mon linge. On va dîner avec John et Janet au même endroit qu'à midi. C'est très bon et l'ambiance au bord des quais est très sympa.

dimanche 6 mars 2005

Kota Kinabalu

Aujourd'hui, on est dimanche, il y a pas mal de trucs de fermés. Pas de banque et pas de lingerie. Mon linge attendra demain. Je me promène en ville. Je retrouve John et Janet vers midi. On déjeune dans un restaurant dans la rue. Je mets un temps fou à faire comprendre à la caissière que mon plat est froid et qu'il faut le réchauffer. Mais même chaud, c'est pas terrible. Nous allons à pied dans un centre commercial pour trouver un lecteur de mp3 pour John. Comme il a vu le mien, il en veut absolument un. On n'en trouve quelques uns, mais ils ne lui plaisent pas. On revient au centre-ville en taxi. On a la flemme de marcher. On va dîner au même endroit qu'hier soir. John et Janet achètent un disque dur et je leur charge des morceaux de musique dessus.

samedi 5 mars 2005

Le ferry pour Sabah

Je me réveille à huit heures. Je prends mon petit-déjeuner au restaurant indien. On part vers 10 heures de l'hôtel car John et Janet doivent passer en ville pour vérifier un truc sur Internet. On se prend la pluie sur le bateau qui nous emmène sur les quais du centre-ville. Je les attends dans un café chicos au bord de la rivière. J'observe les speed boats qui vont à toute allure. Quatre dollars le café ! C'est plus cher qu'à Paris. Puis, nous prenons le bus jusqu'à Mauro. C'est à une heure du centre-ville. Là, nous prenons le ferry jusqu'à l'île de Labuan. Il y a 1 h 30 de traversée. On est obligé de rester à l'intérieur de la cabine. On n'a pas le droit de rester sur le pont. Dommage ! Arrivés au port de Labuan, un autre ferry nous attend pour Kota Kinabalu dans la région malaisienne de Sabah. On fait viser nos passeports à toute vitesse. J'ai à peine le temps d'acheter des chips et des cacahouètes pour manger un peu. Je trouve de la place à l'avant du bateau. La place n'est pas idéale pour le mal de mer. Il y a un peu de roulis et bizarrement je n'ai pas mal au cœur. Sans doute parce que j'écoute de la musique. Ça m'évite d'y penser. Mon voisin n'arrête pas de vomir. Ce sont des bateaux très rapides mais on n’a aucune vue sur l’extérieur. C’est un peu frustrant. Le trajet dure trois heures et demi. On est content d'arriver au port de Kota Kinabalu. Il fait déjà nuit. On met une heure à trouver un hôtel pas trop cher. Janet est longue à prendre ses décisions. Finalement, j'opte pour le premier hôtel que nous avions vu. J'obtiens une chambre au septième étage avec vue sur la mer et sur la ville. Il n'est pas si mal pour 10 euros. On se retrouve pour dîner ensemble dans un restaurant près de la mer. On se couche tôt car nous sommes très fatigués par le voyage.

vendredi 4 mars 2005

Le village sur pilotis

Je me lève vers 10 heures. John et Janet décident de rester un jour de plus pour visiter le village flottant. Moi, je ne sais pas trop. Je vais boire mon café dans le petit restaurant indien d'à côté. Finalement, je décide de rester aussi. C'est plus sympa de voyager à plusieurs. La femme de l'hôtel nous conseille d'aller à un mariage qui a lieu aujourd'hui sur la ville flottante. On va d'abord au centre-ville pour retirer de l'argent à la banque car il ne me reste plus qu'un dollar. On va au village flottant en bateau taxi. On recherche partout le mariage. Mais c'était une mauvaise information, il n'y a pas de mariage aujourd'hui. On se promène. C'est très agréable. Plein d'enfants nous poussent à prendre plein de photos. Certaines de Janet sont magnifiques. John et Janet vont déjeuner en ville. Moi, je continue à me promener dans le village. Je rencontre une fille un peu mongole qui court après moi pour être prise en photo. Puis je rencontre deux pakistanais qui font du porte-à-porte pour vendre des T-shirts. On discute un peu, ils sont sympas. Puis je trouve un petit restaurant sympa au bord de la rivière. Je discute avec un chauffeur de taxi bateau qui mange là aussi. Il a 35 ans et a déjà huit enfants. Je mange un riz au poulet puis il me ramène sur les quais du centre ville. Je vais me promener dans les centres commerciaux car il y a de la climatisation. Puis je vais faire un tour sur Internet où je rencontre un type qui organise des voyages. Il a l'air gentil mais un peu racoleur. Il me montre une photocopie où il a son nom sur le Lonely Planet. Je retourne à l'hôtel en bateau. John et Janet arrivent juste après moi. On visionne ensemble nos photos. On va dîner au restaurant indien. Au retour, on retrouve le couple de suédois dont le mari était malade à Gunung Mulu. Le soir, je prépare mes photos.

jeudi 3 mars 2005

L’hôtel sept étoiles de Bandar Seri

Le muezzin a chanté ses prières vers cinq heures du matin. C'était assez joli mais ça m'a réveillé. Je retrouve John et Janet. Ce matin, on décide d'aller au musée. On espère trouver un café sur la route. En fait, pas de café et le chemin est plus long que prévu. Il fait assez chaud. Le musée est gratuit et climatisé. Il est pas mal pour quelqu'un qui aime les musées. Après, nous descendons la colline pour aller voir un autre musée. Celui des techniques au bord de la rivière. Il y a des mannequins en cire et des maquettes de maisons villageoises assez bien faites. Au retour, je ne veux pas grimper la colline sous le soleil pour retrouver la route. J'essaie d'appeler un bateau-taxi le long du fleuve avec l'aide des gardiennes du musée, mais sans succès. Je finis par me résoudre à monter la côte. On attend une demi-heure le bus. En attendant, on discute avec les gardiens du premier musée. L'un d'eux est déjà allé à Paris. Ils sont plutôt sympathiques. Le bus arrive enfin. Il faut s'asseoir sur les strapontins car il est interdit de rester debout. Ça ne rigole pas. On arrive à la gare routière du centre-ville. On va déjeuner dans un restaurant chinois du quartier. Pas terrible. Puis, on prend un nouveau bus pour aller voir un des hôtels les plus luxueux du monde. Il a "7 étoiles". Il est situé sur la côte. Nous traversons la ville qui est plutôt banale. Pas d'alcool, pas de boites de nuit, peu de lieux de divertissement. Régime musulman intégriste oblige. Je comprends que les gens s'emmerdent ici. Puis, le bus veut nous arrêter à l'entrée d'un parc. Je lui demande qu'il nous rapproche de l'hôtel. Finalement, il accepte. C'est bizarre, il aurait pu y penser tout seul. Peut-être voulait-il qu'on le visite ? On arrive au bord de la mer. Une femme du bus nous conseille de passer par le golf avec l'autorisation les gardiens. C'est un raccourci. Il y a là un immense golf et presque personne dessus. Le soleil tape un peu. On a du mal à trouver l'hôtel. Finalement, on l'aperçoit en longeant la côte. Il est immense et surréaliste. Ça sent le fric à plein nez. Mais c'est assez joli. On visite des lieux. Le hall coté mer est gigantesque. A notre grande surprise, le prix des chambres n'est pas si exorbitant que ça. Il y a une Roll Royce exposée dans une annexe. Puis, on repart. Une voiture de service bâchée nous prend en stop jusqu'à l'entrée du golf près de l'arrêt du bus. On a 20 minutes à attendre avant le prochain départ. Nous allons visiter un petit marché. Une marchande nous offre des mandarines. Il y a des jeunes qui conduisent de toutes petites motos. Le bus nous ramène au centre ville. On va dîner dans un food center pas terrible situé au dernier étage d'un centre commercial. Le problème avec John et Janet, c'est qu'ils sont végétariens et que ça pose toujours des problèmes pour manger. Ils ont rendu leurs assiettes car il y avait du poulet dans la bouffe. Ils ont eu beaucoup moins de problème en Inde. Le paradis des végétariens parait-il. Nous retournons à l'hôtel.

mercredi 2 mars 2005

Passage de la frontière du Brunei

Le téléphone me réveille. C'est Janet qui m'informe que le taxi sera là plus tôt que prévu. Vers 9h30. Je prends ma douche et fais mon sac en vitesse. En fait, il arrive à neuf heures. Dans la voiture, il y a une malaisienne qui voyagera avec nous. Elle va prendre un avion à Brunei pour rejoindre l'Australie où elle est étudiante. La frontière est assez proche. On ne sort même pas de voiture à la douane. Le chauffeur s'occupe de tout. Cela va très vite. Au Brunei, les routes sont un peu plus propres qu'en Malaisie mais ça ne me paraît pas aussi riche que ça. On aperçoit au loin les torchères des puits de pétrole car le pays en regorge. On arrive à la capitale, Bandar Seri. Ce n'est pas bien grand et ça n'a rien d'extraordinaire. On dépose la jeune fille malaisienne à l'aéroport. Puis le taxi nous emmène à l’hôtel que John et Janet ont trouvé dans leur guide. Ce n'est pas trop cher pour ici. L'accueil est sympathique. La femme de l'accueil nous explique tout ce qu'il y a voir ici. Le vieux proprio nous emmène en ville avec son 4x4. C'est un ancien routard très sympathique mais il conduit très mal. Il nous fait visiter un peu la ville. On va déjeuner au bord de la rivière. Il y a plein de speed boat taxis qui foncent comme des tarés. En face, il y a un village sur pilotis assez joli. On visite la vieille mosquée qui n'a que 40 ans. Ça sent l’opulence. Puis je perds mes amis américains dans un magasin. Je continue ma balade tout seul. J'achète un microphone. Puis je vais sur Internet. Je discute un peu avec papa. J'ai un mail de Flo qui s'est réconciliée avec son mec. Je me balade un peu en ville. Sans grand intérêt. Puis je rentre en bateau-taxi à l'hôtel. Je retrouve John et Janet qui viennent aussi d'arriver. On va dîner ensemble. On ne trouve pas grand-chose. Je mange une soupe pas trop mal mais épicée. John et Janet sont vraiment très chouettes. Ils voyagent depuis deux ans. Ils sont mariés. Ils ont dû gagner pas mal de pognon en vendant leur start-up et maintenant ils visitent le monde. Janet a beaucoup de caractère. John, lui, se laisse faire. Il est très gentil. Il a un horrible accent américain et j'ai parfois du mal à le comprendre. J'écoute de la musique et je m'endors.

mardi 1 mars 2005

Retour sur Miri

Ce matin, je glande un peu. Je déjeune avec John et Janet. Puis, nous réclamons une voiture pour aller à l'aérodrome. C'est compris dans mon circuit. Ce n'est pas très loin, mais je n'ai pas envie de porter mon sac. Notre avion est un petit coucou. C'est vachement mieux qu'un gros. Nous ne sommes que sept passagers à l'intérieur. Il vole bas sous les nuages. On voit bien la jungle et les méandres d'un fleuve. Nous ne mettons que 20 minutes pour rejoindre Miri. De l'aéroport, nous prenons un bus pour rejoindre le centre-ville puis on va dans leur hôtel un peu mieux que le mien mais plus excentré. Je vais sur Internet déposer mes photos. J'apprends la mort de Guy de Saint-Pierre de Bas. Il s'est suicidé. Ça me fait un choc. J'apprends aussi que Flo est enceinte. C'est génial. J'ai une longue discussion avec maman sur MSN qui a l'air de se remettre de sa déprime. Je vais dîner tout seul dans le Mall Center car John et Janet mangent peu le soir. Janet a trouvé un taxi pour nous emmener demain à Brunei. Il passera nous chercher à l'hôtel à 10 heures.