vendredi 31 décembre 2004
Le centre S21
J'ai bien dormi. Finalement, il n'y a pas eu trop de bruit malgré le quartier un peu bruyant. Flo change d'hôtel car elle veut de l'eau chaude pour se laver ses longs cheveux. Elle va dans celui d'à côté, beaucoup plus chic mais aussi plus cher. Nous prenons un tuk-tuk à 5 pour aller au centre ville. Arrivés au Grand palais, nous décidons de nous séparer. Nous n'avons pas tous envie de visiter les mêmes choses. Finalement, je vais avec Flo et Didier visiter le musée du génocide, le tristement célèbre S 21. Il s'agit d'une ancienne école que les khmers rouges ont transformée en centre de torture. C'est affreux. Quelle folie humaine ! On a du mal à comprendre comment ils ont pu aller aussi loin dans l'horreur. Ils traitaient les prisonniers comme des bêtes. Après la visite, difficile de trouver l'appétit. On déjeune tout de même dans un restaurant juste en face. On prévoyait d'aller faire un tour dans un autre centre d'internement mais finalement on a annulé car ça faisait trop d'un coup. Je vais au marché avec Flo. Elle achète des chemises. Puis, nous allons au dernier étage d'un centre commercial pour voir la vue panoramique sur la ville. Je m'aperçois que j'ai perdu la clef de ma chambre. Elle a du tomber de ma poche. Heureusement, ça s'arrange pour le mieux avec les gars de l'hôtel. Je paye un dollar pour refaire une nouvelle clef. Puis nous nous retrouvons le soir avec toute la bande et partons tous près de la rivière pour trouver un restaurant chic afin de passer un bon réveillon. Flo s'est mise sur son 31. Pour elle, c'est un jour important. Moi, je m'en fous un peu. Apparemment, elle a du mal à supporter Marine qui est une gamine. Moi, j'ai plus de mal avec Alain qui parle beaucoup trop et a un côté bidochon. Didier est très gentil mais il fait un de ces boucans quand il mange. Et ça, je n'y peux rien, ça m'insupporte. Flo, elle, fait souvent la gueule ce qui à la longue est un peu pénible. Je pense qu'elle doit être dans une passe difficile en ce moment. Moi, je n’ai pas la grande pèche. Je dois couver un rhume. Donc, bonjour l'ambiance, mais c'est quand même mieux de fêter le 31 en groupe que tout seul. On mange à l'extérieur d'un bistrot un peu classe. À l'intérieur, il y a un grand écran qui diffuse un concert des Rolling Stones. On est loin de la brousse. On boit deux bouteilles de Bordeaux. J'accompagne ça avec deux magnifiques brochettes. J'ai du mal à tenir jusqu'à minuit parce que je me fais un peu chier. À minuit, on se fait la bise puis je rentre à l'hôtel en taxi-mobylette.
jeudi 30 décembre 2004
Route pour Phnom Penh
Le bus part à 7h30 pour Phnom Penh. Auparavant, nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse d'un café. Le voyage doit durer six heures. Nous traversons une région est très plate et on peut voir des rizières à perte de vue. Il y a aussi quelques plantations d'arbres. La route bitumée est très bonne. Elle a du être refaite récemment. Nous arrivons à Phnom Penh vers 13 heures. Nous prenons des taxis-mobylettes qui nous conduisent dans un hôtel que nous ont recommandé les gens de l'hôtel de Kratie. En réalité, il n'est pas terrible car il est très bruyant et assez sale. Les chambres n'ont pas de fenêtres. Ça fait dortoir Sonacotra. Nous trouvons un peu plus loin un hôtel avec une vue magnifique sur le lac. La chambre coûte trois dollars. C'est bien mieux et beaucoup plus calme. Alain, Marine et Flo, un peu plus chochottes, veulent en trouver un autre mieux. Ils reviennent à un peu plus tard bredouilles. Finalement, ils décident de prendre une chambre dans notre hôtel. L'après-midi est calme. J'envoie mes photos sur Internet. Puis nous dînons ensemble une fondue chinoise dans un restaurant typiquement cambodgien. Les gens sont étonnés de voir des touristes dans ce lieu. L'ambiance est très sympathique.
mercredi 29 décembre 2004
Passage de la frontière cambodgienne
Nous décidons de partir aujourd'hui pour le Cambodge. L'hôtelier, très gentiment, nous propose de nous conduire jusqu'à la frontière en voiture. Nous partons de l'hôtel vers 7 h 30 avec une vieille danoise de 73 ans un peu casse-couilles. Elle fume énormément et tousse beaucoup. Le passage de la frontière laotienne se fait sans problème. Nous devons prendre une pirogue pour aller jusqu'à la frontière cambodgienne. Le passage de la douane se passe mieux que prévu. Il n'y a pas de fouille. Nous devons payer seulement deux dollars pour le passage. C'est beaucoup moins qu'on ne le pensait. Ce poste de frontière avait la réputation de racketter les voyageurs. Puis, il faut négocier le prix du speed boat pour aller jusqu'à Stung Treng. Il y a un paquet de passeurs qui se disputent entre eux. Il n'y a qu'à attendre que les prix baissent tout seul. On passe de 10 à 4 dollars en quelques minutes. Comme il y a beaucoup de bateaux, il y a de la concurrence. L'avantage de ces speed boats, c'est qu'ils vont très vite. L'inconvénient, c'est qu'ils font un vacarme épouvantable. Je ne comprends pas pourquoi ils retirent le silencieux de leur échappement ? Le bateau que nous avons pris n'arrête pas de tomber en panne. Le moteur a des ratés. Nous sommes obligés de nous arrêter sur un banc de sable pour nettoyer le filtre à air. C'est la grosse rigolade de Flo. Lorsqu'on entend un autre bateau arriver au loin, elle le siffle pour venir nous aider. Notre chauffeur est un peu vexé. Le bateau prend la vieille danoise et une laotienne. Nous, nous restons sur l'île en attendant que notre chauffeur répare son moteur. Finalement, nous repartons une demi-heure plus tard. Quand ils marchent, ces engins vont vraiment très vite. On fait au moins du 60 km/h. Arrivés à Stung Treng, nous retrouvons Alain et Marine qui sont en train de déjeuner dans un boui-boui. Nous les rejoignons. Ils ont négocié une voiture pour aller plus dans le sud à Kratie. Mais la vieille danoise a trouvé mieux. Un minibus pour cinq dollars par personne. Nous avons à peine fini de déjeuner qu'il faut déjà repartir. C'est dommage, j'aurais bien aimé visiter la ville. La route est en très mauvais état. Elle est en travaux. Il y a énormément d'engins routiers qui travaillent. La piste est parfois bonne, parfois très mauvaise. On aperçoit de temps en temps les traces de la vieille route coloniale. On met quatre heures pour faire 140 km. On s'arrête un peu avant Kratie pour voir des dauphins. Mais aujourd'hui, nous n'avons pas de chance car nous ne voyons rien. Après, la route longe le Mékong. Elle est bordée d'habitations traditionnelles. Nous arrivons à Kratie à la tombée de la nuit. Nous trouvons un hôtel chic pour pas très cher. Nous payons le chauffeur qui doit retourner à Stung Treng cette nuit même. Nous mangeons tous les cinq dans un restaurant en ville. L'hôtel nous propose de nous réserver un bus pour demain afin d'aller à Phnom Penh. Je serais bien resté un peu ici, mais nous voulons passer le nouvel an à Phnom Penh. Nous acceptons pour un prix de quatre dollar et demi. Dans la chambre, il y a la télévision. Je vois enfin des images du tsunami. C'est assez impressionnant. La chambre est vraiment d'un grand luxe pour seulement cinq dollars.
mardi 28 décembre 2004
Les mille îles de Khone
Aujourd'hui, on va faire le circuit des mille îles organisé par l'hôtel. C'est une bonne balade qui dure toute la journée. Flo, qui l'avait déjà faite avec sa croisière, la refait avec nous. Nous allons en bateau en direction de l'île de Khone. On s'arrête quelques instants à un embarcadère construit par les colons français. Il permettait de décharger les bateaux pour mettre la cargaison sur un petit train et éviter ainsi les cascades du Mékong situées un peu plus loin. A l'île de Khone, on va voir les impressionnantes chutes d’eau. Puis, nous allons sur une île située à la frontière du Cambodge pour voir les dauphins d'eau douce. Nous en apercevons une dizaine mais juste les ailerons. Nous retournons à Khong en minibus.
lundi 27 décembre 2004
Visite de l'île de Khong
J'ai passé une très bonne nuit dans ma chambre luxueuse. Je prends mon petit déjeuner au bord du Mékong. Nous échangeons des informations avec d'autres français pour le passage de la frontière cambodgienne. Il paraît qu'il y a eu un tsunami en Indonésie et à Phuket en Thaïlande. Il y aurait eu beaucoup de morts. Avec Didier, nous louons des vélos et allons dans le sud de l'île. Il y a de jolis petits chemins le long du fleuve. On aperçoit soudain des centaines de pirogues de pêcheurs. Il doit y avoir des bangs de poissons à cet endroit. A la pointe, nous tombons sur une fabrique de galettes de riz. Nous déjeunons sur une péniche dans un petit village de pêcheurs à l'Ouest de l'île. Il y a là une petite fille ravissante qui mange sa soupe. Je prends un paquet de clichés d'elle. Puis on retraverse l'île en vélo. Nous retrouvons Flo, furieuse, qui a mal compris mon mail. Elle est allée jusqu'à Khone plus au sud puis elle est remontée jusqu'ici en bateau. Elle avait confondu Khone et Khong. Elle est crevée mais on est content de se revoir. Nous dînons au restaurant de l'hôtel sur la terrasse. L'endroit est paradisiaque. La cuisine est très bonne. La connexion Internet est très mauvaise et chère. Nous prenons des nouvelles du tsunami. Ca a l'air d'être vraiment sérieux. J'envoie un mail pour rassurer la famille et les amis en France. Nous faisons la connaissance d'Alain et Marine, un couple de français.
dimanche 26 décembre 2004
Départ pour Nam Khong
C’est aujourd'hui que nous devions nous retrouver avec Flo. Mais pas de nouvelle d'elle. Je suis pourtant passé à l'hôtel Paseud, notre lieu de rendez-vous et je suis même allé voir son bateau au bord du Mékong. Je décide finalement de ne pas l'attendre et de partir vers le sud à Nam Khong. Peut-être a-t-elle changé ses projets ? Je laisse un mot à l'hôtel au cas où elle donnerait signe de vie. Nous voulons profiter du retour à vide d'un minibus touristique pour nous rendre à Khong. C'est une bonne opportunité car cela nous évite le long périple des taxis. En attendant que les touristes n'aient plus besoin de leur minibus, nous discutons en français avec un suisse allemand et un Canadien très sympas. Nous prenons le ferry pour traverser la rivière puis une route goudronnée avec des paysages assez monotones. Arrivés à Khong, on descend à l'hôtel Pon's. Ils parlent français. On prend des chambres dans une annexe toute neuve qui vient juste d'être construite. Ils sont juste en train de poser les matelas et les draps. Sur Internet, j'ai un mail de Flo qui me dit être à Paksé. Je lui donne rendez-vous demain ici. Je dîne avec Didier dans un restaurant où il y a toute une famille de touristes français.
samedi 25 décembre 2004
Les ruines de Wat Phou
Aujourd’hui, c'est Noël. Je me réveille à 6 h 30 pour prendre un bateau pour aller à Champassak. L'endroit est paraît-il paradisiaque. Le départ est prévu à huit heures mais en fait ils doivent d'abord charger des tôles ondulées sur le bateau. On finit par partir à 9 h 30. On navigue sur le Mékong. C'est très tranquille. Rien à voir avec les raides de la Nam Ou. On arrive à Champassak à 11 h 30. C'est un petit village paisible. L'hôtel Paseud où nous devions aller est complet. Nous allons à celui d'à côté qui est aussi bien. Il y a un restaurant et les chambres ont la vue sur le Mékong. Nous déjeunons au restaurant. On prend un tuk-tuk pour aller visiter Wat Phou. C'est en endroit paisible avec des ruines d'un ancien site royal. C'est un petit Angkor. Le soleil tape. On rencontre des touristes thaïlandais. On rentre à l'hôtel où l'on rencontre une jeune française, Laure, qui voyage 15 jours à toute vitesse par manque de temps. Elle vient directement de Luang Prabang. Nous cherchons un restaurant en nous promenant le long de la rive. Nous en trouvons un tenu par un couple charmant. Nous mangeons deux gros poissons que je choisis moi-même dans le congélateur. Laure nous explique qu'elle fait de la boxe. C'est marrant, on a du mal à l'imaginer sur un ring car elle est plutôt mignonne même si elle a une bonne carrure. Elle veut aller voir des combats de boxe à Bangkok.
vendredi 24 décembre 2004
Visite de Paksé
Je décide de changer d'hôtel. Celui où j'ai dormi est vraiment trop nul. Je vais voir s’il y a de la place aujourd'hui au Sabaidi 2. En effet, je trouve une chambre de disponible à 3,5 dollars. Il y a des douches extérieures avec de l'eau chaude. Le cadre est sympa et c'est très propre. Je croise Didier qui part faire sa balade en moto. Je vais mettre mes photos en ligne et visiter un peu la ville. Il n'y a pas grand chose d'extraordinaire à voir. Il y a des grandes avenues vides. Je ne pense pas rester un jour de plus ici. Je reste la matinée dans un petit café sympa. On peut lire des revues relativement récentes et boire du thé et du bon café local. J'écris dans ma chambre un mail expliquant ma journée formidable d'hier. Didier revient le soir car le campement où il devait dormir est fermé. On va boire un coup ensemble et retrouvons Bruno qui arrive juste de Vientiane. Il est descendu dans l'hôtel crade. Je lui conseille vivement d'en changer. Ce qu'il fait en s'engueulant avec le patron. On dîne ensemble au restaurant indien. Didier me fatigue un peu à parler tout le temps.
jeudi 23 décembre 2004
Voyage en bus mémorable
J'ai très bien dormi. Je prends mon petit déjeuner à l'hôtel. Je retourne à la gare routière vers 11 heures. En fait, ils me vendent un billet pour un bus local en prétextant que le bus VIP risque d'être complet. Je me trouve une place à l’intérieur avec difficulté. Je suis le seul étranger à bord. L'ambiance est plutôt paysanne. Il n'y a apparemment pas beaucoup d'intellos. Pendant que j'écris, mon voisin regarde ce que je gribouille sans rien y comprendre. Il sourit tout le temps. Quelques kilomètres plus loin, on s'arrête près d'un bus en panne. Il y a pleins de gens assis sur le bas coté. Le chauffeur et ses assistants chargent d'énormes sacs de sucre et de riz dans notre bus. Il y en a partout. Mais personne ne dit rien. Ici tout est possible. On n'arrive plus à redémarrer. Sans doute une panne électrique. Finalement, ils y arrivent à la manivelle. Un peu plus tard, on arrive à Savannaket et on dépose la plus part des passagers et quelques gros sacs. Je profite du départ des passagers pour me mettre derrière le chauffeur. Le bus repart mais pas dans la bonne direction. Je m'étonne un peu. Peut-être n'ai-je pas pris le bon bus. Par acquis de conscience, je demande au chauffeur s'il ne s'est pas trompé de direction. On m'explique en laotien que tout va bien et que le bus va bien à Paksé. Soit. Comme il y a des passagers qui étaient au départ de Thakhek, je ne m'inquiète pas. Mais je ne comprends pas grand chose. En fait, voilà l’histoire. On est retourné au bus qui était en panne au bord de la route pour prendre tous les passagers et leurs chargements. Ils nous attendaient. Comme c’est la même compagnie de bus, ça doit être de l’entre-aide. Finalement, on repart dans le bon sens. Ambiance bon enfant avec le sourire. Puis on récupère les passagers laissés à Savannaket, qui, eux, avaient compris que ça ne servait à rien de faire l’aller-retour. Incroyable, tout le monde que peut contenir un bus. Les têtes touchent presque le plafond. Comme on est très chargé, le bus tangue pas mal. Et bien entendu les vomissements qui vont avec. Il y a un ballet de sacs plastiques qui vont vide vers l'arrière et reviennent pleins vers l’avant pour être jetés par la fenêtre du conducteur. On arrive à Paksé dans la nuit, vers 20 heures. Quel voyage ! J'ai passé une journée mémorable. Un jeune couple de laotien du bus me propose de m'emmener en ville avec un tuk-tuk que conduit un frère. Ils me conduisent au guesthouse Sabaidi 2 mais il y a plus de place. Finalement, je vais dans un autre hôtel situé non loin de là, crade et sans eau chaude. Le soir, je retrouve par hasard Didier qui marche seul dans la rue. Même si ce n’est pas un grand pote, ça fait plaisir de le retrouver. On discute pendant que je dîne dans un restaurant indien. Nous nous racontons nos aventures depuis Luang Prabang. Demain, il veut faire une ballade en moto dans les villages environnants. Je vais voir mes mails dans un cybercafé assez cher. Quatre fois plus qu'à Vientiane. Je prends une douche d'eau froide. Brrrrr ! Je suis nase, je me couche.
mercredi 22 décembre 2004
Thakek
Je n'ai pas très bien dormi. J'ai l'impression de manquer de sommeil. Le tuk-tuk d'hier nous attend devant l'hôtel à 6 h 30 comme promis. Le bus met quatre heures et demie pour arriver à Thakhek. Les paysages sont assez monotones avec d'un côté la montagne et de l'autre le Mékong. Je dis au revoir à Flo qui continue le voyage dans le bus et nous nous donnons rendez-vous dans 4 jours à Champassak. Je prends un tuk-tuk pour aller à l'hôtel Travel Lodge. L'endroit est paisible et assez sympathique. Il n'y a pas grand monde. Je prends un autre tuk-tuk pour aller au centre ville. C'est une vieille ville coloniale assez petite mais très jolie. Pendant ma balade, je rencontre un vieux monsieur qui me raconte en bon français un peu l'histoire de la ville. A l'époque coloniale, la ville était surtout habitée par des vietnamiens que les colons utilisaient comme contremaîtres, plus travailleurs que les laotiens. Un peu plus loin une jeune fille me propose de partir avec moi. Un moment j'ai cru qu'elle plaisantait mais sa grand-mère et sa mère me propose carrément de la prendre avec moi. Je leur fais comprendre qu'elle pourrait être ma propre fille. On rigole un bon moment ensemble puis je les quitte en n'oubliant pas de prendre une photo de la famille. Les gens sont beaucoup plus accueillants ici. On dirait que rien a changé depuis l'époque coloniale. On imagine tout à fait la douceur de vivre de l'époque. Il n'y a pas de touriste ici. Ça ne fait pas parti des trucs à voir dans les guides. Je rencontre des oiseaux parleurs dans une cage. Ils crient " Sabadi " (bonjour en laotien). Je vais boire une bière sur une terrasse au bord du Mékong. J'essaie de marchander des morceaux de poulet grillé mais sans succès. Tant pis pour la vendeuse. De toute manière, elle n'était pas très aimable. Finalement, je vais dîner sur un restaurant flottant un peu plus bas. Il est beaucoup plus accueillant. La note est salée car j'ai pris une boisson hors de prix. Il y a un très beau coucher de soleil sur la rive thaïlandaise. Retour à l'hôtel.
mardi 21 décembre 2004
Le Buddha Park
Le soleil se lève tôt ici. Et il fait plus chaud que dans le nord. Aujourd'hui, on avait décidé de louer une moto pour se balader mais les loueurs veulent nous prendre notre passeport. Comme je ne veux pas me séparer du mien, nous prenons un tuk-tuk à la journée pour aller voir le Buddha Park. Auparavant, on passe à la gare routière pour prendre nos billets de bus pour demain. Moi, j'irai à Thakhek et Flo à Paksé car elle doit rejoindre une croisière en bateau de trois jours que lui a offert son copain. Elle n'est pas de très bon poil aujourd'hui. Elle n'a pas eu ses règles depuis longtemps et ça l'inquiète. La route pour aller au Buddha Park est assez longue. Nous croisons pleins d'enfants qui reviennent de l'école en vélo. Ils sont en général deux par deux. Les filles ont une manière assez jolie de s'asseoir en amazone sur le porte-bagages. Lorsqu'on arrive au parc, on découvre un endroit assez étrange. Il y a un paquet de statues de style bouddhique en béton entreposées dans un parc qu'un riche type un peu farfelu a fait construire. C'est très kitsch mais marrant. On prend une glace au bord du Mékong. Au retour, on s'arrête un peu au Pont de l'Amitié qui relie la Thaïlande et le Laos. Sans plus. Puis on visite le temple de Wat That Luang. Il est entièrement recouvert de feuilles d'or. Ça brille tellement que ça fait mal aux yeux. Je prends de très belles photos. Puis nous allons voir une espèce d'Arc de Triomphe stalinien à la gloire du communisme. Il est vraiment moche. De retour à l'hôtel, j'essaie de dormir un peu mais sans succès. Sur la route du cybercafé, je retrouve Bruno qui me dit avoir vu Didier. Il est parti hier pour le sud. Peut-être le reverrais-je ? Sur MSN, j'ai une bonne discussion avec Philippe, Aurélie, Rachida et Marie, les anciens collègues de France Terre. J'invite Flo à dîner dans un super restaurant au centre-ville. Lorsque nous quittons le restaurant, un jeune nous hèle en courant pour nous rapporter mon portefeuille que j’avais laissé tomber près de ma chaise. Incroyable l’honnêteté de ces gens. Je ne suis pas sur qu’on me l’aurai rendu en France…
lundi 20 décembre 2004
Visas cambodgiens
Nous laissons nos passeports au type de l'hôtel car il nous propose de nous obtenir nos visas cambodgiens pour 40 $. J'emmène du linge à laver. Puis je retire 200 dollars à la banque. Ça servira pour le Cambodge. On prend un petit déjeuner avec Flo dans une boulangerie française sur une jolie place du centre ville. Puis, nous visitons un temple bouddhiste près du palais présidentiel. Il y a des grandes avenues mais personne. Il n'y a pas non plus beaucoup de circulation. Nous déjeunons une salade dans un restaurant chic dans le centre. De retour à l'hôtel, je récupère mon passeport. Je m'aperçois que sur le tampon il y a marqué cinq dollars. On a dû se faire rouler un peu. Flo va se promener en ville et faire un sauna. Moi, je reste tranquillement à l'hôtel pour trier mes photos. Je vais récupérer mon linge propre. En soirée, nous regardons ensemble nos photos sur mon ordinateur. On va manger une fondue chinoise dans un petit restaurant en ville. On ne sait pas trop comment s'y prendre. On regarde comment font nos voisins. En fait, il faut mélanger des morceaux de viandes, des nouilles et des herbes dans un grand récipient de bouillon. L'ambiance laotienne est très sympathique. Puis nous allons prendre un pot au bord du Mékong. J'en profite pour prendre quelques photos des boui-bouis.
dimanche 19 décembre 2004
Visite de Ventiane
Au réveil, je fais du bruit pour embêter mes petits voisins français. Vengeance ! On va prendre un breakfast américain avec Flo. Puis on visite un peu la ville. Elle ressemble plus à une grosse bourgade de province qu’à une capitale. J'achète un livre de Dino Buzzatti dans une librairie. On va au marché du matin pour acheter des CDs vierges afin de graver nos photos. On déjeune dans une sandwicherie vietnamienne. Ce n’est pas trop mal. Je prépare les photos de Vang Vieng pour les mettre en ligne. Au cybercafé, on retrouve Falco, l'allemand. Il y a un monde fou. Plein de jeunes laotiens qui jouent en réseau. Mais la connexion n'est pas très rapide. Je mets un temps fou pour charger toutes mes photos. Avec Flo, nous retournons dîner sur les bords du Mékong.
samedi 18 décembre 2004
Départ pour Ventiane
Ce matin, la lumière est très belle. Je peux admirer le levé du soleil derrière les montagnes. Je m'assoie par inadvertance sur mes lunettes. Encore cassées. A mon prochain voyage, il faudra que je m'équipe d'une paire plus costaud. Heureusement que j'ai mes lunettes de soleil qui me servent de secours. Je prends mon petit déjeuner au restaurant devant la rivière. J'aperçois Falco, l'allemand qu'on a ramené hier, qui marche sur la passerelle. Il prend son petit déjeuner avec moi. Il vient d'accompagner l'israélienne à la gare routière. J'y vais à mon tour. Le prochain bus VIP part à 10 heures seulement pour Vientiane. Comme je n'ai pas envie de moisir ici 2 heures, je choisis de prendre un minibus qui part plus tôt. Cela ne coûte un peu plus cher que le VIP. En attendant le départ, je rencontre un couple de jeunes suisses très sympathiques et une vieille française qui vient du Cambodge. Elle me donne pleins de renseignements sur le passage de la frontière. Le minibus arrive déjà rempli de touristes. Il a du faire la tournée des hôtels auparavant. Nous mettons quatre heures de route pour rejoindre Vientiane dont une demi-heure de pose. La route est moins belle et plus monotone que dans le nord. Nous arrivons à destination à midi et demi. En sortant du minibus, je fais la connaissance de Flo, une espagnole qui parle parfaitement le français. Elle a l'air d'avoir du caractère. Nous faisons ensemble la tournée des hôtels de la ville avec un tuk-tuk. Beaucoup sont complets et d'autres ne sont pas terribles. Finalement, au bout d'une heure, on en trouve un pas trop mal avec un petit jardin intérieur pour cinq dollars. Je lie tout de suite amitié avec Flo. Elle a 40 ans et vient de faire un stage de massage de cinq semaines à Chiang Mai. Maintenant, comme elle a un peu de temps, elle voyage. Elle veut aussi aller au Cambodge. On se ballade en ville. C'est désert. Je trouve près du marché un oculiste qui me répare mes lunettes. Puis nous cherchons une agence de voyages pour obtenir nos visas pour le Cambodge. La douche est froide mais je peux m'habiller proprement. Nous allons dîner sur les rives du Mékong. Endroit magique. On choisit ce qu'on veut manger sur des échoppes ambulantes puis on va s'asseoir sur une petite table en attendant qu’ils nous préparent la bouffe. Nous mangeons du poisson grillé. Il y a une ambiance de vacances. Le soir, à l'hôtel, des jeunes français banlieusards parlent dans la chambre d'à côté en fumant des joints. On entend tout ce qu'ils disent. Ils ne m'ont pas l'air bien malins. Heureusement que je ne suis pas de la police.
vendredi 17 décembre 2004
Balade en scooter
Je suis au rendez-vous à huit heures. Bruno est là, ponctuel. On loue deux scooters pour cinq dollars chacun. On va prendre notre petit déjeuner au bord de la rivière. Puis, on part vers le nord. Il y a de nombreux types qui portent des fusils le long de la route. Car c'est dans ce coin qu'il y a eu récemment une attaque à main armée dans un bus. Il y a eu des morts dont des touristes. On ne sait pas trop si c'était du brigandage ou un geste politique. Il parait qu'il y a des groupuscules d'opposants au régime qui se cachent dans le secteur. Il faut reconnaître que les montagnes sont un lieu de planque idéal. Ça laisse perplexe. On s'imagine qu'un coup de feu peut partir à tout moment. Les paysages sont superbes. Il y a des montagnes, des rivières et des rizières. Cette balade en moto est très sympa. Bien entendu, on roule sans casque. Mais ici c'est permis. Au début, je ne suis pas à l'aise mais je m'habitue. En fait, on ne roule pas très vite. On s'arrête dans un bar au bord de la route pour boire une bière. Bruno mange une soupe. Moi, je n'ai pas très faim. Puis on prend le chemin du retour. On fait un petit détour pour aller voir des falaises. On croise un allemand qui se balade à pied. Je le ramène en ville à l'arrière de mon scooter. On rend les motos sans problème. J'ai rempli au moins deux cartes mémoire de photos aujourd'hui. Je lis l'histoire du Cambodge sur le Routard. C'est pas coton ! Bruno décide d'aller chez le barbier. Il me donne son adresse mail et on se dit au revoir. Nous nous retrouverons peut-être plus tard dans le sud. Je retrouve par hasard sur le chemin le jeune suédois que j'avais rencontré à Luang Nam Tha. Il a l'air de toujours planer autant. Je dîne dans un restaurant indien. Je ne comprends pas grand-chose au menu. La serveuse non plus d'ailleurs. Je risque un poulet à la sauce indienne. Ça risque d'être épicé. On verra bien. Je m'endors tôt. Le couple à côté fait la java et bien entendu, à cause de la faible épaisseur du mur, on entend tout.
jeudi 16 décembre 2004
Visite des grottes
Ce matin, j'écris un peu lorsque je m'aperçois qu'il est déjà 9 h 30. Je me précipite pour retrouver Bruno au point de rendez-vous. Sur la route, il y a un attroupement. Ils sont en train de tourner un clip pour un chanteur. On va prendre notre petit déjeuner au bord de la rivière. L'endroit est magique. Il y a là un hôtel très chouette avec des bungalows ayant vue sur la rivière et les montagnes. Je me renseigne sur le tarif des chambres. Un bungalow simple coûte 3 euros. C'est nettement mieux que mon hôtel pourri. Je décide de changer. C'est un petit paradis. Puis, nous allons nous balader à pied jusqu'aux grottes. Nous devons passer un guet sur la rivière. C'est un péage, il faut payer. Je trouve ça un peu gonflé mais bon, ils profitent du tourisme, c'est normal. C'est une très belle balade et les paysages sont magnifiques. Les grottes n'ont rien de sensationnelles. Nous voyons une scolopendre, une sorte de mille pattes, sous les pierres. Il paraît que c'est très dangereux et même mortel. Il fait chaud. Nous rebroussons chemin vers 15 heures. Lorsque nous voulons retraverser la rivière, il faut encore payer. Là, je ne suis pas d'accord. Mais un type avec une kalachnikov bloque le passage et me menace. On n'a pas le choix. C'est quand même gonflé. Finalement, pour éviter tout litige, on paye. On décide de louer des motos demain car les sites sont vraiment très beaux et on voudrait aller voir plus loin. On va prendre une bière au bar d'à côté en mangeant des chips. Je donne rendez-vous à Bruno vers 17 heures sur la terrasse de mon hôtel pour voir le coucher de soleil. Finalement, je vais retrouver Bruno à son hôtel. Il me montre ses vidéos de l'Inde qui ne sont pas mal du tout. Il me parle aussi beaucoup de sa copine américaine qui vient de le larguer. Il est encore sous le choc. Nous dînons ensemble dans la rue touristique et discutons beaucoup de tout. Pour me faire plaisir, je m’offre des Treets. On s'est donné rendez-vous demain matin chez le loueur de motos.
mercredi 15 décembre 2004
Départ pour Vang Vieng
Je suis réveillé tôt à cause du démarrage bruyant d'une voiture. Je paye et dis au revoir à mes hôtes. Comme je trouve rapidement un taxi, je vais directement la gare routière sans prendre mon café. Le bus doit partir à 10 heures. Je prends un petit déjeuner dans une buvette et j’attends le départ. J'achète quelques fruits et gâteaux secs pour le voyage. C'est un bus VIP. C'est à dire plus propre, plus rapide et donc un peu plus cher. Ce sont surtout les touristes qui le prennent. À l'intérieur, il y a deux hommes en armes pour la sécurité. Il parait qu'il a eu des braquages il y a quelques mois. Ça n'est pas très rassurant. L'un d'entre eux est juste derrière Bruno avec une kalachnikov pointée sur lui. Bonjour l'ambiance ! Je retrouve donc Bruno avec qui je parle musique. Dans le bus, il n'y a presque que des touristes. A l'avant, il y a trois jeunes israéliens pas très sympathiques comme d'habitude. Ils doivent sortir de l'armée. Nous partons à 10 heures pétantes. Sur la route, les paysages sont montagneux. J'ai l'impression qu'on est monté plus haut ici que dans le nord. Le bus peine dans les montées et dans les courbes. La lumière est brumeuse. Pas très bon pour les photos. On monte vraiment très haut. Il y a de très beaux panoramas. Dommage que le bus ne s'arrête pas de temps en temps. On tente de dépanner un bus. On reste sur le bord de la route pendant une bonne heure. On discute avec un autre couple de jeunes français. Bruno me fait écouter de la musique cool (Woob). C'est pas mal du tout. Vers 15 heures, on s'arrête dans un boui-boui au bord de la route qui est sûrement de mèche avec le chauffeur. Puis on reprend la route. On quitte la haute montagne. Le bus roule beaucoup plus vite maintenant. On passe dans un village avec un énorme pain de sucre. C'est marrant ce découpage recouvert de végétation. On arrive enfin à Vang Vieng. La gare routière est située sur un ancien aérodrome. La ville est truffée de restaurants, d'hôtels et de bars. C'est aussi rempli de touristes et de routards. A priori, je n'aime pas beaucoup cet endroit. J'ai envie de fuir et de repartir demain. Mais il paraît que les environs sont jolis. Je crois que je vais faire l'effort de rester une journée. Le soir, je retrouve un espagnol qui a rendez-vous avec Christine et l'israélienne. J'hésite, mais finalement je décide d'aller dîner avec eux. On va d'abord dans un restaurant avec l'inévitable télévision très bruyante. C'est ahurissant, ici tous les restaurants ont des télévisions avec le son à fond. Finalement, comme on n'arrive pas à s'entendre, on décide de changer de crémerie. Nous allons dans une pizzeria avec les Beatles en musique de fond. On doit manger accroupis ce qui est très désagréable. La soirée est un peu monotone. Ils décident d'aller faire du vélo demain. Je n'ai pas trop envie d'aller avec eux. En fait, je crois qu'on n'a plus grand-chose à se dire. Et je ne les trouve pas très drôles, même un peu tristes. Je vais voir mes mails sur Internet et retrouve Bruno souriant avec qui je conviens de nous retrouver demain matin pour aller faire une balade à pied. Je retourne à l'hôtel. Il y avait tellement de moustiques dans ma chambre que j'ai dû acheter une bombe insecticide. Maintenant, ils sont tous morts et je vais bien pouvoir dormir sans mettre la moustiquaire.
mardi 14 décembre 2004
Aujourd'hui, cool !
Aujourd'hui, je devais partir pour le sud, à Vang Vieng. Mais je ne le sens pas. Finalement, je repousse à demain. Je retrouve Didier et Jean-Philippe au petit déjeuner. On se donne rendez-vous au restaurant sur l'autre rive de la rivière. C'est un restaurant chinois très sympathique avec une vue très belle sur un bras du Mékong. Un couple de suisses sympas nous y retrouve (nous les avions rencontrés à Mong Khoua). Il y a une belle lumière sur la terrasse du restaurant. Puis je vais voir mes mails sur Internet. Je discute avec papa sur MSN. Apparemment, il fait froid en France. Je vais prendre de très belles photos du coucher de soleil sur le Mékong. J'ai rendez-vous avec Didier et Jean-Philippe pour dîner. Pierre est toujours au lit. Il a 42 de fièvre. On retrouve Christine et l'israélienne. J'ai l'impression que nos chemins se séparent. On discute un moment avec Bruno qui se passionne pour la vidéo. Normalement, je dois voyager avec lui demain pour Vang Vieng. J'ai chargé un jeu de tarot sur mon ordinateur. Ça m'occupe un bon moment.
lundi 13 décembre 2004
Le palais royal
J'ai passé une bonne nuit, meilleure que la dernière. Je retrouve Didier au petit déjeuner qui discute avec un français, Bruno, qui vient d'Inde. Ça me donne envie d'y aller. Je vais photographier les joueurs de pétanque et les étangs qui se trouvent à côté. La rumeur dit qu'ils ont été formés par les bombes des américains. Je rencontre une famille avec une charmante petite fille. Je prends d'elle de très belles photos. Je vais visiter le musée du palais royal à midi. Je suis presque le seul visiteur. Il n'y a pas grand chose mais c'est intéressant de voir comment vivait la famille royale à l'époque. Je sors du musée lorsque toute une meute de touristes arrive. Le soir, je retrouve Christine qui dînait avec sa copine israélienne qui a de très beaux yeux. Elle voyage seule, ce qui est rare pour une israélienne. D'habitude, ils voyagent toujours en bande et sont généralement assez antipathiques. Pierre, le copain de Jean-Philippe est cloué au lit par la tourista. On va prendre un pot au bar du Mékong. Nous avons des discussions très intéressantes sur l'occupation israélienne en Palestine et sur l'opportunité de la présence de l'Unesco pour la restauration de la ville. Certains pensent que l'Unesco ne devrait pas s'intéresser à la réhabilitation de monuments coloniaux. C'est sans doute juste mais au moins ça fait de l'activité dans ce pays qui en a bien besoin. Nous formons un groupe sympathique et cosmopolite. Il y a une allemande, une israélienne, une italienne, un allemand, un espagnol et moi, français. Les discussions se font en anglais. C'est vraiment la langue internationale. Ce n'est pas toujours évident pour moi. On discute jusque tard dans la nuit.
dimanche 12 décembre 2004
Visite de Luang Prabang
J'ai passé une mauvaise nuit. Il y avait du bruit dehors et j'ai eu mal à l'estomac. C'est sans doute dû au vin local qui n'est pas passé. Je me lève finalement à neuf heures et demie. Je prends un café dans un café touristique dans la rue principale. Je vais me promener en ville. Je visite un très beau temple sur la presqu'île. Il est ancien et a été rénové depuis peu. Je le visite juste avant l'arrivée des touristes asiatiques. Ils sont pénibles car ils se mettent à chaque fois devant les monuments pour se prendre en photo. Si on veut prendre des photos sans touristes, il faut attendre. Ils sont en train de refaire toutes les rues et ils rénovent tous les anciens bâtiments. C'est subventionné par l'Unesco. Je retrouve Didier et un couple de suisses pour déjeuner ensemble. Je découvre par hasard un autre cybercafé qui a du haut débit. Je vais pouvoir transférer mes photos. Je reste plus d'une heure pour le transfert des photos (25 Mo). Après, je monte sur la colline qui domine la ville. Je vais voir les temples bouddhistes. Au sommet, il y a pleins de touristes qui attendent l'heure fatidique du coucher de soleil. Tous les guides disent qu'il ne faut pas rater cet instant. La vue n'y est en fait pas extraordinaire. Elle est beaucoup plus jolie un peu plus bas. Je me régale avec mon appareil de photo. Le soir, nous dînons dans une rue assez animée où on mange local pour pas cher. Nous retrouvons par hasard les deux jeunes allemands. Sur un étal de trottoir, nous achetons et mangeons des gâteaux à la banane, au citron, à la carotte vraiment très bons. Moi qui n'aime pas les desserts, je me régale. A la tombée de la nuit, il y a pleins de marchands qui étalent leur babioles sur la rue principale. C'est principalement destiné aux touristes mais ça met de l'animation. On va finir la soirée en allant boire un coup de vin local au bord du Mékong. Cette fois, j'évite d'en prendre trop.
samedi 11 décembre 2004
Luang Prabang
Le jeune couple de français se lève tôt pour visiter la ville. Moi, je fais la grâce matinée. Je vais prendre mon petit déjeuner au bord de la route. Il faut que je m'occupe de mon linge, que je trouve de l'argent, que je trouve un couturier pour réparer mon sac à dos et que je mette mes photos sur Internet. Pour le linge, pas de problème. L'hôtelière qui parle bien français s'en occupe. Ils sont en train de construire un hôtel juste derrière notre annexe. Là où nous sommes, ce sera leur maison pour plus tard. Je change 1000 bahts à la poste. Pour Internet, j'ai l'impression qu'il n'y a que du bas débit ici. Je ne fais donc que répondre aux mails. Les photos, ce sera pour plus tard. Je me balade un peu en ville. En fait, je visiterai mieux demain. En allant chercher quelque chose pour déjeuner, je rencontre Didier. On va déjeuner ensemble au bord du Mékong. Il y a là un restaurant très sympathique où l'on mange du bon poisson. Au retour, je passe devant une échoppe de couturier. Une jeune fille laotienne qui parle très bien le français me dit que c'est d'accord pour réparer le sac. Elle me raconte qu’en fait qu'elle habite à Toulouse et qu'elle est ici en vacances. Elle est d'origine laotienne mais n'avait jamais encore vu son pays d’origine. Je reviendrai chercher mon sac à 19 heures. Je fais donc la sieste jusqu'à 18 heures. Didier nous retrouve le soir. Nous allons dîner dans un restaurant au bord du Mékong avec du vin laotien local. Ce n'est pas si mauvais. Mais à mon avis, faut pas abuser.
vendredi 10 décembre 2004
Descente de la rivière Nam Ou
On se retrouve tous ensemble pour le petit déjeuner. Je revois Christine qui veut rester une journée de plus ici. Je tâche de retrouver le pilote du bateau qui nous avait suivis hier. Mais problème, nous avons les mêmes soucis que la veille. Les gars du port nous empêchent de le prendre car il faut passer par eux et payer 10 euros (au lieu des 6 qui étaient négociés avec notre bateau). On monte donc dans un autre bateau. Cent mètres plus loin, il s'arrête sur une plage et attend notre pilote qui nous suit. On change d’embarcation. Apparemment, ils s'étaient arrangés entre eux. Quel bordel ! Les gars du port ont dû toucher une sacrée commission. On est six dans le bateau. Didier, un jeune couple de français, les deux allemands d'il y a trois jours et moi. Aujourd'hui, les allemands sont calmes. Ils n'ont pas dû dormir beaucoup cette nuit. Les paysages le long de la rivière sont féeriques. Certains endroits se ressemblent beaucoup. Vers 14 heures, nous commençons avoir faim. On s'arrête sur une plage mais il n'y a rien à manger. On n'avait pas prévu le pique-nique. On continue donc. Nous quittons la rivière Nam Ou pour rejoindre le Mékong. Nous nous arrêtons dans une grotte à flan de falaise très réputée. C'est un lieu de prière bouddhiste. C'est rempli de petites statuettes en terre cuite. Il y a là plein de bateaux touristiques accostés pour la visite. L'endroit n'a pas grand chose de sensationnel mais il y a une belle vue sur le Mékong et sur les montagnes des alentours. On arrive à Luang Prabang à la tombée du soleil. C'est magnifique. On accoste sur la berge et recherchons un guesthouse en ville. Changement de décors. Ça grouille de touristes. Mais bon, ça va, ce n’est pas les gros bidochons de Thaïlande. La plupart des hôtels sont complets. Mais finalement, en se débrouillant un peu, on nous propose une petite annexe d'un guesthouse toute neuve pour un prix moyen (5 euros). Comme il n'y avait pas suffisamment de lits, Didier cherche un hôtel ailleurs. Nous le retrouverons plus tard. Je prends une bonne douche d'eau chaude. On va dîner en ville en visitant un peu. C'est impressionnant, tout a été retaper pour le tourisme. Il y a des poubelles sélectives et de l'éclairage public. On se croirait dans le sud de la France. Il y a de belles boutiques de fringues et des antiquaires. Je m'arrête dans un cybercafé. Il n'y a pas trop de messages.
jeudi 9 décembre 2004
Escale à Nuang Ngoi
Je me lève assez tôt pour ne pas rater le type de la pirogue des touristes d'hier soir. Il est d'accord pour nous prendre jusqu'à Luang Prabang en s'arrêtant une nuit à Nuang Ngoi. Tout le monde se prépare. Nous sommes huit. Mais les responsables du port refusent qu'il nous prenne car ce n'est pas son secteur. Nous sommes donc obligés de prendre un de leurs bateaux jusqu'à Nuang Ngoi. Il nous retrouvera là-bas. Le parcours en bateau est magnifique et dure quatre heures. Il y a des montagnes en forme de pain de sucre recouvertes de forêt. Nous croisons les anglais du radeau sur une plage à peine à 10 minutes du départ. Ils nous font de grands signes. On s'arrête souvent dans les petits villages soit pour remettre du courrier soit pour embarquer d'autres passagers. Il y a quelques rapides sur le fleuve. Nous pensons alors aux anglais qui ne passeront sûrement jamais. Il y a un courant fort et pas mal de rochers qui affleurent de l'eau. Nous arrivons à Nuang Ngoi vers 14 heures. Le coin est très joli mais tout est organisé pour les routards. Il y a beaucoup de guesthouses, d'hôtels, de restaurants mais finalement pas trop de touristes. On rencontre Bégonia, une fille espagnole très vivante et très drôle. On voit aussi un néo-zélandais extravagant qui se baladent avec un poncho. Avec Didier, on prend des chambres dans un guesthouse puis nous allons déjeuner dans un restaurant près de l'embarcadère avec une très belle vue sur le fleuve. Je vais me promener à intérieur des terres avec Bégonia. Nous voulons aller voir des grottes. Comme il est déjà tard, la lumière est faible. Je prends peu de photos. Mais on s'amuse bien. Au retour, nous retrouvons les deux jeunes français et Didier en train de discuter. Puis, je vois Christine qui cherche une chambre avec deux copines. Finalement, elle n'est pas restée très longtemps à Phongsaly. On décide de se retrouver tous à 19 heures dans ce restaurant. En attendant, j'écoute de la musique sur mon mp3 dans ma chambre. Au dîner, nous sommes 14. L'ambiance est très gaie. Bégonia a une pèche d'enfer. Un groupe d'américains se joint à nous car il a entendu nos rires. Une fille un peu fofolle explique sa mésaventure avec un buffle lors d'un trek. Pendant ce temps, son copain qui a entendu le récit mille fois, se bourre la gueule à la bière. Les gens du village avaient organisé pour eux une cérémonie de désenvoûtement. Un truc vachement glauque pour touristes en mal de sensations. La nuit est plutôt calme à part l'autre cinglée qui est ma voisine de chambre et qui n'arrête pas de causer de son buffle.
mercredi 8 décembre 2004
En attente d'une pirogue
Je suis encore réveillé par le vacarme des bateaux. Je règle la note de l'hôtel, prends mon petit déjeuner, et vais au port pour trouver un bateau pour descendre la rivière. Apparemment, il n'y en a pas car je suis le seul à vouloir partir aujourd'hui. Il faudrait que j'en loue un pour moi tout seul. Mais c'est très cher. Est-ce pour faire grimper les prix ? Je retrouve le strasbourgeois qui attend lui aussi un bateau mais pour aller à Phongsaly dans l’autre sens, vers le nord. On va voir ensemble la construction du radeau des anglais. Je suis assez sceptique sur la solidité de leur embarcation. Les bambous sont encore verts et donc lourds. Ça ne peut pas flotter très bien. Mais ils y croient. Ils veulent partir cet après-midi. Je serai sûrement encore là pour voir leur départ. J'attends sur la terrasse de l'hôtel un éventuel départ de pirogue. Rien, aucun bateau ne va dans la direction du sud. Je suis bon pour passer une nuit de plus dans cet endroit paumé du bout du monde. Aujourd'hui, je n'ai pas fait grand chose. Je finis mon livre. Je vais voir les anglais partir. Ils sabrent le champagne avec une bouteille de bière. Ils sont marrants. Je retourne à l'hôtel et prend une autre chambre. Le soir, je discute avec Didier. Il est de Montpellier. Il est chargé par une association française de colporter de l'argent pour des petits projets d'adduction d'eau. Il est sympa mais a tendance à étaler un peu trop sa science. Il a tout vu, tout fait et sait tout. A la longue, c'est un peu agaçant. En fait, c'est un ancien baba cool. Il bricole. Il a l'air heureux. Il a une cinquantaine d'années. Le soir, arrive un vieux couple de français qui ont loué un bateau pour remonter le fleuve depuis Luang Prabang. Lui est sympathique mais elle, est carrément chiante. Elle compare tout à l'Afrique où ils ont vécu. Moi je compte bien récupérer leur bateau demain matin. Plus tard dans la soirée, arrive tout un groupe de jeunes touristes. Beaucoup d'entre eux veulent descendre la rivière demain. Il y a parmi eux deux français dont Jean-Philippe, un Breton, et l'autre, Pierre, d'origine vietnamienne. Ils n'ont pas l'air très drôles. Ils voyagent ensemble depuis sept mois autour du monde. Cette nuit j'ai entendu pas mal de rats qui couraient dans ma chambre.
mardi 7 décembre 2004
Visite de Muang Khoua
Je me réveille avec le bruit des moteurs des bateaux. Un groupe de routards prend le bateau ce matin pour descendre la rivière Nam Ou jusqu'à Luang Prabang. C'est fou l'activité qu'il y a au bord de la rivière. Il y a un bac pour les voitures et une pirogue pour les piétons. C'est un peu comme un port. De l'autre côté, la route va vers la frontière Vietnam. Je déjeune au restaurant de l'hôtel un steak frites pas mal du tout. Je prends le temps de lire "Vendredi où la vie sauvage" de Michel Tournier. Je vais en ville pour chercher une banque afin de changer de l'argent. Mais le change n'est pas bon et le banquier à peine sympa. Je ne change donc rien. Je vais faire une balade de l'autre côté d'un pont suspendu. Le précipice en dessous est impressionnant. Je trouve une piste qui monte dans la montagne avec une belle vue sur le village. Malheureusement, ça manque de soleil pour la photo. À l'hôtel, je trouve un strasbourgeois avec un terrible accent. Il est très sympathique. On discute bien. Je prends une douche chaude et me lave la tête. C'est la première fois depuis la Thaïlande. Au dîner, il y a un autre français, Didier, qui visite les villages pour le compte d'une association française. Ça lui permet de faire du tourisme et de l'humanitaire en même temps. Il y a aussi deux anglais un peu farfelus qui construisent un radeau avec des bambous. À 22 heures, extinction des feux. Comme il n'y a rien à faire, je vais me coucher. Il fait tellement froid que je m'endors sous trois couvertures.
lundi 6 décembre 2004
Route vers Muang Khoua
En fait, il ne s'agissait pas d'un rat mais d'un chat. Bref, j'ai tout de même passé une mauvaise nuit. Manuela doit prendre l'avion pour Luang Prabang ce matin. Moi, je décide d'aller à Muang Khoua à l'est du pays non loin de la frontière vietnamienne. Finalement, Christine décide de venir avec moi. Après le petit déjeuner, on arrive peinard à la gare routière. Le bus va à Oudom Sai et part une demi-heure après notre arrivée. Certaines personnes s'étaient levées très tôt ce matin pour rien. La première partie de la route est en travaux. Ce sont les chinois qu'ils la refont avec l'argent des thaïlandais. Il fait assez froid dans le bus. Christine et moi sommes au fond. La fenêtre est coincée, on n'arrive pas à la fermer. Le laotien qui est assis à coté n'arrête pas de cracher. C'est une manie qu'on les gens ici. Il y a de beaux paysages de montagne et de forêts. Nous faisons quatre heures de route avant d'arriver à Oudom Sai. Je cherche un bus pour m'emmener à Muang Khoua. Il y en a un à trois heures cet après-midi. Nous avons le temps de déjeuner à la gare routière. Finalement, Christine change d'avis et veut aller à Phongsaly demain matin. Elle a rencontré une autre fille, israélienne, qui y va aussi. Nous nous disons au revoir. Je prends un camion qui est aménagé en bus ouverts. Il est rempli à craquer. Avec moi il y a deux jeunes allemands qui n'arrêtent pas de parler fort. C'est assez fatigant. Il ne fait vraiment pas chaud. À l'intérieur, sa remue pas mal. On respire un paquet de poussière. Nous faisons quatre heures de route assez mauvaise. La route suit une rivière. On arrive la nuit. Je suis les deux allemands pour trouver un gîte assez sympa au bord de la rivière. On dirait la cabane de Robinson Crusoë. Il y a de l'électricité et de l'eau chaude de 18 heures à 22 heures le soir. Je peux ainsi voir mes photos sur mon ordinateur. Je la flemme de prendre une douche, il fait trop froid. J'attendrai demain. Je vais acheter de quoi manger au marché. La chambre a une vue sur la rivière. Elle coûte 4 euros la nuit. Je décide alors de rester un jour de plus dans ce joli village pour visiter les environs.
dimanche 5 décembre 2004
Excursion sur la rivière Nam Tha
Finalement, je décide de rester une journée de plus pour faire une virée sur la rivière Nam Tha. Je vais à l'office du tourisme avec Manuela, un couple de hollandais et un soi-disant Canadien (je suis persuadé que c'est un américain qui n'ose pas l'avouer !). Le départ de la ballade est à coté de l'aérodrome à neuf heures. Ce matin, il fait assez froid. Notre guide est très sympa. Au début, il y a du brouillard puis vers 11 heures le soleil arrive. Les bateaux sont des pirogues à moteur à fond plat. Ça leur permet de bien passer les rapides au-dessus des rochers. C'est un peu du rafting. On s'arrête dans des villages d'ethnies diverses. Je peux prendre pas mal de photos. Nous pique-niquons au bord de la rivière avec de la nourriture laotienne qu'a emportée notre guide. Ce n'est pas mauvais mais sans plus. Puis nous faisons demi-tour en remontant la rivière. Le moteur du bateau est puissant. Il y a un type à l'avant pour le diriger dans les rapides. Il faut reconnaître qu'ils sont assez doués. La position assise n'est pas très confortable mais on s'arrête de temps en temps pour marcher. Cet imbécile d'américain donne un gros pourboire aux conducteurs. Je ne pense pas que ce soit un exemple à suivre. Ici, le fric pourrit tout. On retourne à l'hôtel où l'on retrouve Christine qui revient de son trek. Elle décide d'aller dans un sauna à côté de l'hôtel dans une vieille bâtisse en bois. Ce soir, comme il n'y a pas d'électricité les serveuses ne veulent pas nous faire à manger. Nous décidons d'accompagner le hollandais, Sanders, dans un restaurant situé près du marché. Le repas est plutôt bon. On mange des frites et on boit du vin rouge français. (Incroyable !) Tout ça à la lueur des bougies. Il y a un autrichien d'une cinquantaine d'années complètement shooté mais fort sympathique. Le courant revient enfin. On discute assez tard puis on va se coucher. Pendant la nuit, Sanders crie quelque chose. Je crois comprendre qu'un rat était monté dans son lit. En y pensant, je n'arrive plus à fermer l'œil.
samedi 4 décembre 2004
Muang Sing
J'essaie d'utiliser la connexion Internet à l'hôtel. C'est impossible. C'est beaucoup trop lent. Je n'arrive même pas à ouvrir la page de garde. Je vais en ville pour louer une moto afin d'aller à Muang Sing dans le nord sur la frontière chinoise. J'ai rencontré un français qui y est allé hier et il m'a dit que c'était très bien. Pas de chance, il ne reste plus de motos à louer. Un couple d'allemands vient de prendre la dernière. Je repars bredouille à l'hôtel en espérant en trouver une dans l'après-midi. Mais le couple d'allemands qui loge dans le même hôtel que moi me propose de prendre la moto car la fille a trop peur de monter dessus. Tant mieux pour moi. La route sinueuse est magnifique et bien goudronnée. Finalement, la moto, qui n'est pas une première main, marche très bien. Il n'y a pas de rétroviseurs et j'ai parfois du mal à redémarrer au kick. Mais à part ça tout marche impec. J'arrive à Muang Sing vers 14 heures. Je cherche un endroit pour déjeuner. La ville n'a rien d'extraordinaire. Au restaurant, je rencontre un couple de vieux routards français, genre soixante-huitards sur le retour. Ce sont des commerçants de Carcassonne. La discussion que nous avons n'est pas très intéressante. À côté, il y a des volontaires américains qui tapent des rapports sur leurs ordinateurs. Il paraît que ce restaurant est le QG des O.N.G. qui travaille dans le coin. Pendant que je mange mon riz, des jeunes me demandent l'aumône. Je leur propose de finir mon plat. Ils se précipitent dessus. Je me sens tout con. C'est vraiment la misère ici. De vieilles femmes me proposent de la drogue cachée dans leur chapeau. Il faut faire très attention. Ici, on ne rigole pas avec ça. Il ne faut pas oublier qu'on au centre du triangle d'or et les autorités mettent tout en œuvre pour tenter d'arrêter le trafic. Tous les guides mettent en garde les touristes sur les conséquences qui peuvent aller jusqu'à l'emprisonnement. J'hésite à aller la frontière chinoise qui n'est qu'à 10 km. Mais le temps passe, il faut que je rentre. Il fait assez froid lorsque je passe les cols mais la lumière est très belle. Le retour se passe bien. Je dîne à l'hôtel. Je ne sais pas encore ce que je vais faire demain. Je rencontre un hollandais très sympa qui arrive de Chine. On discute ensemble.
vendredi 3 décembre 2004
Luang Nam Tha
Je me réveille avec les chiens, les mobylettes, les coqs, etc… C'est à dire tôt. Je prends mon café avec une bonne baguette de pain. Quel plaisir ! Ça faisait longtemps. Il y a un brouillard très dense jusqu'à 11 heures. On ne voit pas grand-chose. Je vais dans un cybercafé mais le débit est tellement lent et la connexion si chère que j'abandonne. J'arrive à peine à envoyer un mail. J'attendrai plus tard pour envoyer mes photos. Je rencontre le jeune suédois qui ira faire un trek de deux jours demain dans la forêt. J'hésite, mais je n'aime pas trop cette formule soi-disant écolo qui consiste à aller voir des populations dans les villages de montagne. J'imagine ces pauvres gens qui voient passer tous les jours des randonneurs en quête d'aventure. Je cherche Christine en vain. Je loue un vélo et vais faire un tour dans les rizières. Les couleurs et les lumières sont magnifiques. Je fais plein de belles photos. Je m'arrête quelques instants dans un moulin à riz. Il y a un monde fou qui travaille dans les rizières. Certains labourent, d'autres repiquent le riz. Ils n'ont pas l'air très riches. Je m'arrête un peu plus loin au bord d'une rivière où il y a des pêcheurs et des maraîchers. C'est un endroit superbe. Au retour, je m'accroche à une carriole remplie d'enfants tirée par un petit tracteur car j'ai la flemme de pédaler. Ça fait rire tout le monde. Par contre, le chauffeur n'a pas l'air de trouver ça très marrant. Je lâche donc la carriole et continue en pédalant. Il y a plein de feux partout dans les rizières. Ils doivent brûler la paille de riz. En soirée, Christine me retrouve à mon hôtel. Elle en profite pour me rembourser une somme que je lui avais prêtée. On va dîner ensemble avec Manuela, une copine d'Allemagne de l'est qu'elle a rencontrée en balade, dans un très bon restaurant chinois situé à la sortie la ville. Il y a là des officiels laotiens et une délégation néo-zélandaise qui sont de passage pour un projet touristique. La responsable néo-zélandaise est complètement pompette en fin de soirée. Elle du mal à sortir du restaurant. On en rigole bien. On se dit au revoir avec Christine car il y a peu de chance qu'on se revoit. Elle doit faire un trek dans la montagne et moi je veux partir assez vite vers le sud.
jeudi 2 décembre 2004
Passage au Laos
Je me réveille avec les coqs, les chiens et les oiseaux. Je peux ainsi admirer le levé de soleil sur le Mékong. C'est fascinant. Il y a de la brume qui rend les paysages féeriques. Je prends mon petit-déjeuner dans un boui-boui en ville. Je retrouve Christine. Nous marchons à pied jusqu'à l'embarcadère. Je casse les sangles de mon beau sac à dos. Il n'était pas cher et j'en ai pour mon argent. La qualité, c'est pas ça. Nous passons la douane thaïlandaise sans problème. Nous traversons le Mékong en pirogue. La douane laotienne se trouve juste sur l'autre rive. Le passage ne pose pas problème non plus. Je ne change pas d'argent car au Laos, on peut payer en baths ou en dollars. Et j'en ai suffisamment pour tenir un bon moment. La monnaie du Laos est le kip (1 euro vaut 10 000 kips). Ici, les gens se baladent avec des liasses de billets. J'ai la sensation d'être dans un autre monde. C'est beaucoup plus pauvre que la Thaïlande. Ça me rappelle un peu l'Afrique. On prend un taxi à plusieurs pour aller jusqu'à la gare routière qui se trouve assez loin du centre ville. Le bus pour aller jusqu'à Luang Nam Tha coûte 3 euros. C'est à environ 200 kms au nord, près de la frontière chinoise. On attend à la gare routière au moins une heure que les gens remplissent le bus. C’est un vieux bus tout pourri. Il n'y a presque que des routards dedans. La première partie de la piste est plutôt bonne. Elle a dû être refaite il y a peu. La route est très étroite, sinueuse et magnifique. C'est une route de montagne et de jungle. On traverse pleins de rivières. On passe devant quelques villages pittoresques complètement paumés. Le voyage est très long. Le bus a l'air d'être très costaud. Le chauffeur conduit bien et à l'air d'avoir l'habitude de ce genre de piste difficile. Il klaxonne tout le temps. Il y a de très belles couleurs. Il y a dans le bus deux nanas espagnoles qui parlent fort. C'est assez pénible. Elles ne rendent pas compte qu'elles emmerdent tout le monde. Vers 13 heures, on s'arrête dans un village pour manger. La bouffe n'est pas vraiment terrible. De la soupe, du riz et de la viande de porc froide et piquante. Il y a une jeune anglaise qui nous énerve avec ses hochets. Un bus qui vient de l'autre sens nous informe que la piste est encore pire après. En effet, c'est l'horreur. Elle est complètement défoncée. Dans un guet, on s'arrête pour dégager un bus et un camion qui se sont coincés. Ça prend au moins trois quarts d'heure. C'est un vrai spectacle. Je prends une vidéo. On dégage les véhicules et on repart la nuit tombante. Il y a pas mal de travaux sur la route. Ce sont des Chinois qui reconstruisent les routes. Nous sommes pas mal secoués. Finalement, dans la nuit, on aperçoit des lumières. On arrive enfin à Luang Nam Tha. Le bus nous dépose à la gare routière qui est complètement paumée. Avec Christine et un Suédois, on cherche un guesthouse. On marche pas mal pour finalement trouver une chambre unique. Comme Christine et le Suédois ne sont pas très emballés, je la prends. Nous nous retrouverons demain. Je ne veux plus porter mon sac car il me fait mal à l'épaule. La chambre est plutôt sympathique et coûte 30 000 kips (3 euros). Mais les cloisons de nattes sont très légères et on entend tout ce qui se passe dans les autres chambres. Le plus important était d'éviter d'être dans le même hôtel que l'anglaise et les nanas espagnoles qui me tapaient un peu sur le système. Diable ce qu'il fait froid ! Climat des montagnes.
mercredi 1 décembre 2004
Chiang Khong
Je me réveille la nuit à cause de mes dents. Je prends un médicament et me rendors. Aujourd'hui, c'est le départ pour le Laos. Une nouvelle aventure commence. Mon visa thaïlandais arrive bientôt à expiration. J'arrive à tirer 800 baths au distributeur. Il me faut pas mal de liquide pour le Laos. Je passe dans une agence de voyages pour savoir s'il y a des minibus pour aller Chiang Khong. C'est une ville frontière avec le Laos, le long du Mékong. J'ai de la chance, car il y en a un qui part à midi et qui passe me chercher à mon hôtel. Il ramasse à droite à gauche les routards qui veulent aller là-bas. Il y a pas mal de filles seules. Je fais connaissance avec une anglaise et une allemande, Christine, qui parle parfaitement l'anglais. Elle voyage depuis 6 mois. La route est très belle. Le voyage dure six heures. Le chauffeur roule comme un dingue et fait des dépassements parfois dangereux. On fait une halte pour déjeuner dans un boui-boui au bord de la route. On arrive Chiang Khong à la tombée de la nuit. Le guesthouse où nous emmène le minibus est complet. J'en trouve un autre un peu plus loin vachement sympa et beaucoup moins fréquenté. Il s'agit de bungalows avec vue sur le Mékong, fleuve mythique. Le soir, je dîne dans un petit restaurant avec Christine. Elle me raconte ses voyages à travers le monde. Elle a beaucoup de cran. Mon guesthouse est très calme.
mardi 30 novembre 2004
La montagne Doi Suthep
Comme le temps n'est pas trop mauvais, je décide de louer un scooter pour aller voir la vue du sommet de la montagne Doi Suthep qui domine Chiang Mai. Il parait que la route est sympa. Je monte au-dessus des nuages. Ces engins ont une sacrée pêche. Ils ne peinent pas pour grimper la route qui est pourtant assez raide. Je m'arrête à un point de vue pour prendre quelques photos du panorama. A mi-chemin, il y a un grand temple apparemment très visité. Ça ne me tente pas vraiment d'aller le visiter. Je continue la route jusqu'en haut. Il fait beaucoup plus frais. Je m'enfonce un peu dans la forêt par un chemin de terre. Je m'arrête pour voir une petite bâtisse qui a l'air de servir de lieux d'offrandes. Comme je suis dans les nuages, l'atmosphère a quelque chose de mystique. Puis je décide de redescendre. Je dévale la route à toute vitesse. C'est grisant. Heureusement que le goudron est bon. Le soir, je vais dîner chez Philippe avec Lieven et toute une clique de dégénérés. Demain, Lieven repart pour Bangkok. Ses vacances sont finies, le pauvre.
lundi 29 novembre 2004
Balade autour de Chiang Maï
J'ai rendez-vous à 9 heures 30 avec Lieven chez Philippe pour aller chez Jean-Pierre. Nous allons faire une balade d'une journée en mobylettes. Jean-Pierre me prête son scooter. Lieven en avait loué une. Jackie, un autre copain, qui a fait la bringue toute la nuit vient aussi avec nous. Ces scooters vont assez vite. On peut rouler jusqu'à 110 km/h. On commence par aller visiter un centre de dressage d'éléphants à 100 kms au nord. Sans plus. C'est l'attraction touristique. Le temps est nuageux. C'est dommage pour les photos car la campagne est jolie. Jean-Pierre avait emmené un pique-nique avec lui. On mange dans un boui-boui près de la route. Il y a pleins de mouches. On va boire un coup au bord d'un lac de barrage. On se croirait au Canada. Puis nous prenons une petite route de montagne pour aller voir une cascade. Dommage qu'il fasse déjà nuit. La lumière est insuffisante pour les photos. Nous prenons un peu la pluie sur la route du retour. On rentre chez Jean-Pierre. Il a un restaurant. Il nous propose de manger des crevettes grillées sur le feu. C'est divin. Il pleut beaucoup. Jacky nous raconte sa vie de voyou (prison pour cambriolage, etc...). Il n'est pas très fin, mais gentil. Lieven me reconduit à mon hôtel avec son scooter. On a quand même passé une bonne journée.
dimanche 28 novembre 2004
L'hippodrome
Il n'y a pas grand monde dans les rues ce matin. Les gens ont du se coucher tard à cause de la fête. J'ai un mail de Lieven qui me dit être arrivé à Chiang Mai. Je lui donne rendez-vous chez Philippe à 19 heures. En attendant, je veux aller faire un tour à l'hippodrome. On m'a dit qu'il y avait des courses le dimanche et que l'ambiance était chouette. Ça me rappellera Vincennes. J'ai du mal à trouver un taxi. Finalement, j'en trouve un qui m'emmène péniblement jusqu'à un parc. Il me dit que c'est là. En fait, il ne veut pas aller plus loin. Je m'aperçois que je ne suis pas du tout à l'hippodrome. L'enfoiré de taxi ! Je dois traverser tout le parc. Il y a des gens qui piqueniquent au bord de la rivière. Je marche 2 kms pour arriver au champ de courses. Pas de bol, il n'y a pas de course aujourd'hui. Il paraît que c'est le samedi seulement. Un coup pour rien. J'en profite pour regarder les joueurs de golf. Il y a deux fois plus de caddies que de joueurs. Le gazon est nickel. Il y a un club house avec pleins de gens chics qui déjeunent sur la terrasse. Je quitte cet endroit qui ne me plait pas trop et retourne en ville. Il n'y a pas grand monde. Je retrouve Lieven chez Philippe. Apparemment, il a fait un super trek en montagne. On est tout une bande de francophones (français, suisse, belges). C'est sympa mais certains sont vite saouls et deviennent cons. Avec Lieven, on va faire un tour au night market. Je trouve un médicament pour mon mal de dents et du tabac à rouler. Demain, Jean-Pierre, un pote de Philippe, nous propose une balade dans la montagne. Nous avons rendez-vous chez lui à 10 heures.
samedi 27 novembre 2004
La fête de la Lune
Je suis réveillé à huit heures par des pétards. Je rédige un mail sur mon ordinateur pour Sébastien et je prends une photo de mes dents pour lui montrer le beau travail. Dans une librairie, j'achète un bouquin et la carte du Laos. Je vais boire un pot chez Philippe avec des suisses. Il y a là deux filles qui veulent aller au temple sur la montagne qui domine Chiang Mai. Je les accompagnerai peut-être lundi. Francis me prête un programme pour converti mon Windows en NTFS. Ça marche très bien. Le soir, je vais déambuler dans les rues. C'est la fête de la Lune. Une fête bouddhiste. Tout le monde va mettre sur la rivière un petit bateau avec une bougie dedans. Il y en a des milliers. C'est leur façon d'expier leurs pêchers. C'est assez joli. Ils font aussi voler des montgolfières en papier. On dirait des milliers d'étoiles. Il y en a qui brulent en l'air, c'est marrant. Il y a une ambiance de fête foraine. Ça fourmille de monde. Il y a pleins de pétards mais ils respectent les gens. Ça tombe bien, moi qui déteste ça. Je n'ai pas de nouvelles de Lieven. Je fais pas mal de photo mais il y en a peu de bonnes. Je n'ai pas encore la technique pour les photos de nuit.
vendredi 26 novembre 2004
Le dentiste (fin)
J'ai bien dormi malgré mes dents. Aujourd'hui, il pleut. Ce matin, je vais aller au marché pour voir si je ne trouve pas un sac à dos. Je trouve exactement ce que je veux. Il s'agit d'un sac à bandoulière qui peut aussi servir de sac à dos. Il ne coûte que 8 euros. J'en profite pour aller faire un tour au vieux marché. Il est plutôt sympathique. Il y a trois étages. Je vais boire une bière chez Philippe et surfer un peu sur Internet. J'ai un message de Lieven qui arrive à Chiang Mai bientôt. Je retourne chez le dentiste à 16 heures. Il pleut beaucoup. Heureusement, je trouve un taxi rangé juste devant l'hôtel qui m'emmène chez le dentiste. Finalement, je suis en avance d'une demi-heure. Mais au moins, je n'ai pas galéré sous la pluie. Tout se passe très bien mais ça finit tout de même à 21 h 30. Ça y est, j'ai tout fini. La facture est une bonne surprise. Elle est de 830 euros. Quand je sors, il pleut encore. Mais le Dr Marisa me propose de me raccompagner à mon hôtel. C'est sympa. En fait, elle me dépose à un taxi car toutes les routes sont bloquées à cause de la fête de la Lune. Je trouve un tuk-tuk. Je m'endors car je suis bien crevé.
jeudi 25 novembre 2004
Repos bien mérité
Je me réveille à 7 heures. Je n'ai finalement pas trop mal dormi. Je prends un cachet et me rendors jusqu'à 10 heures. Aujourd'hui, je dois changer de chambre car la mienne était réservée. Mais j'en récupère une double pour le même prix. C'est une chambre à l'arrière, donc beaucoup plus calme mais la vue est moins sympathique. Je m'engueule un peu avec la fille du cybercafé car la connexion est vraiment très mauvaise. En plus, ils ont des ordinateurs merdiques. L'Efferalgan fait de l'effet. Heureusement. Je mange un steak tartare chez Philippe. Très bon. Il faut que je récupère du sang. Je vais dans un cybercafé beaucoup plus rapide. Je me repose l'après-midi en regardant un film à la télévision. Puis, je vais prendre un pot chez Philippe où il y a pleins de paumés suisses et français. C'est le premier jour où je vois du monde dîner chez Philippe. Ça me rassure un peu. Ce soir, il a plu un peu. Ça faisait longtemps.
mercredi 24 novembre 2004
Encore le dentiste
Je suis paré pour une nouvelle grande journée de dentiste. Je prends un tuk-tuk à la sortie de l'hôtel car j'ai la flemme d'aller chercher un taxi. J'arrive à 9 h 30 sur place. Je prends un café à l'hôtel du coin. A 10 heures je me couche sur le fauteuil du dentiste. C'est une nouvelle dentiste. Elle n'est pas trop mal mais un peu jeune à mon avis. Son assistante par contre ne vaut pas grand chose. Il faut que lui dise en permanence d'aspirer mes glaires. Ce qui fait que c'est un peu moins marrant qu'hier. Mais bon ça va. Je reste trois heures sur le fauteuil. Le résultat n'est pas si mal. J'ai des dents toutes blanches. À midi, je vais au centre commercial du coin. J'ai cinq heures à perdre car mon prochain rendez-vous est à 18 heures. Je vais voir mes mails au centre commercial du coin. Comme il y a beaucoup de gamins qui jouent aux jeux vidéo, c'est très bruyant. Puis, je vais déjeuner dans un restaurant japonais. Je me fais avoir, car c'est très cher. C'est presque plus cher qu'en France ! C'est un espèce de travesti qui me servait. Il était sympa mais il m'a bien niqué. Façon de parler, biensur. Je vais me balader un peu dans les magasins. Je regarde le prix des lecteurs de CD extérieur. Les modèles ne sont pas terribles. Je trouverai ça plus facilement en Malaisie. Je vais attendre l'heure du dentiste dans un cybercafé. La dentiste veut absolument tenter de sauver ma dent du fond. Mais le Dr Marisa me dit que c'est inutile. Que faire et qui croire ? Finalement, en triturant la dent du fond, la dent gicle de sang. Il y a une petite panique. Elles font venir l'urgentiste qui me met des électrodes électriques pour cicatriser le sang. Ça n'est pas un moment terrible mais ça finit par arrêter le sang. La chef vient voir le travail et finalement, dit que la dent n'est pas en si bon état que ça. Elle manque d'assise pour porter la couronne. Donc, on décide de l'arracher. Ils sont quatre dans le cabinet. Je suis un spectacle à moi tout seul. Pour l'arrachement de la dent, tout se passe très bien. Je ne sens absolument rien. Quelle journée ! J'ai peut-être un peu trop forcé sur les rendez-vous. J'ai un peu mal pendant que l'anesthésie perd de son effet. Mais ça va. Je ne mange pas le soir et prend un Efferalgan pour pouvoir dormir.
mardi 23 novembre 2004
Opération dentiste
Ce matin, j'ai une réponse de Sébastien. Il a l'air de penser qu'il n'y a aucun risque d'aller chez le dentiste ici. Ils ont plutôt bonne réputation. En plus, c'est apparemment trois fois moins cher qu'en France. Je vais prendre mon petit-déjeuner dans le même café à l'angle de la rue. Toujours un breakfast américain. Ce matin, je vais me promener en ville et prendre des photos. A Chang Mai, il n'y a pas vraiment de choses extraordinaires à voir. Mais la ville est paisible. Je visite des temples. Je longe la rivière. Je déambule dans le quartier chinois. Il y a pas mal de touristes mais on les voit moins qu'à Bangkok. Je vais manger une petite salade dans un petit restaurant puis je vais faire un tour chez Philippe. Il vient de s'engueuler avec son voisin français qui tient aussi un restaurant et qui l'a menacé de le faire expulser de Thaïlande. Il a parait-il pas mal de relations avec la police locale. Ambiance... Je retourne à mon hôtel pour visionner mes photos. Vers cinq heures, je prends un taxi pour aller chez le dentiste de l'autre côté de la ville. J'ai une heure d'avance. Je vais la perdre dans un cybercafé pour mettre mes photos en ligne. À 18 h 30, c'est l'heure fatidique. Je n'attends pas. Je passe tout de suite sur le fauteuil. J'ai droit à des supers soins. Je ne sens absolument rien. Ils ont plein de matériels très modernes. La dentiste m'explique absolument tout. C'est en anglais mais je comprends assez facilement. Ils sont à la pointe du progrès. Ils ont une machine à faire des dents en trois dimensions. C'est assez impressionnant. Ils appellent ça de la céramique 3D. Ce soir, ils m'ont fait le côté droit du haut. Je suis resté deux heures et demie sur le billard. Comme j'ai encore mon rhume qui traîne, j'ai eu du mal à respirer par le nez et à avaler ma salive. Elles sont deux au-dessus de ma tête. La dentiste et son assistante. De temps en temps, elles rigolent bien. Moi, je ne peux pas, j'ai la bouche coincée. La Dr Marina travaille vraiment très bien. En plus, elle est d'un calme... Je retourne à l'hôtel en taxi. Je paye le tarif de nuit car il est 22 heures. Je vais acheter de quoi manger dans une épicerie. En fait, j'ai faim mais je n'arrive pas manger à cause du produit ils m'ont injecté dans la dent. Ma bouche est toute pâteuse. Je prends des photos de l'intérieur de ma bouche pour avoir une référence avant. Je me couche en espérant pouvoir dormir un peu.
lundi 22 novembre 2004
Visite de Chiang Maï
Je vais prendre mon petit-déjeuner dans un café chic à l'angle de la rue. Je prends un breakfast américain. C'est-à-dire du café, des toasts, des œufs brouillés avec du bacon et un jus d'orange. Moi qui n'aime pas manger le matin, j'adore. Auparavant, j'avais lavé du linge. Je retourne à l'hôtel pour bricoler un peu mon ordinateur. À midi, je vais chez Philippe. Je lui ramène les cd d'installation de Windows qu'il m'avait prêtés. Comme je lui dis avoir mal à une dent, il me conseille vivement d'aller chez un dentiste. Ils ont très bonne réputation ici. Et en plus, beaucoup moins cher qu'en France. J'avais effectivement lu ça dans le Routard. On va donc ensemble en scooter chez un dentiste de sa connaissance. Bien entendu, ici, on ne porte pas de casque. Chez le dentiste, on me propose un rendez-vous à 15 h 30. En attendant, nous allons faire quelques courses au magasin d'informatique local pour acheter des lettres autocollantes pour mon clavier qwerty. Je voudrais le transformer en clavier azerty. Puis nous allons manger un sandwich au Hilton où il a un copain suisse qui est gérant de l'hôtel. Apparemment, ils sont copains d'enfance. L'endroit n'a aucun charme. Puis vers trois heures, on retourne chez le dentiste. On évite une amende de justesse car Philippe a coupé la ligne blanche juste devant les flics. De plus, nous ne portons pas de casque. Heureusement, la police arrête la mobylette juste devant nous. Philippe me dit que si jamais nous étions arrêtés, il fallait faire mine de ne pas comprendre l'anglais. Car les policiers ne parlent pas le français et c'est trop compliqué d'aller chercher un traducteur. Alors ils laissent tomber. Philippe me dépose chez le dentiste puis repart. Je rentrerai tout seul. La dentiste en chef me fait un bilan très poussé. Elle a l'air de très bien si connaître. En gros, elle préconise de refaire presque tous les plombages qui sont trop vieux. Ils ont tendance à se désagréger. Puis, il faudrait faire deux couronnes. Elle estime le coût des soins à 1 400 euros approximativement. Ce qui me tente, c'est qu'elle peut tout faire en trois jours. Ça tombe bien, car mon visa expire dans cinq jours. Et je devrai avoir quitté la Thaïlande avant. Auparavant, je veux demander l'avis à Sébastien, mon frère, qui est dentiste. Je repars donc à l'hôtel en taxi. Ici, ce n'est pas facile d'en trouver car ce sont des taxis collectifs et il faut donc en trouver un qui va dans la bonne direction. On peut attendre longtemps. Le soir, j'envoie vite un mail à Sébastien pour lui demander son avis. Puis je retourne au restaurant de Philippe où je retrouve son pote Francis et son sale gamin Martin. Soirée sympa de déconnades. De retour à l'hôtel, j'ai des moustiques assez teigneux dans ma chambre. Je décide d'installer ma moustiquaire. Les nuits deviennent fraîches ou peut-être que je m'habitue à la chaleur. En tout cas, je dors bien. Et puis mon rhume s'estompe peu à peu. Pour le moment tout va pour le mieux.
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