lundi 28 février 2005

La grotte de la Lune

Je n'ai pas trop bien dormi. Le Coca-cola à la vanille que j'ai bu hier soir n'a pas dû bien passer. Mon estomac fait des siennes. Ça faisait pourtant quatre mois que je n'avais pas eu de remontée d'acide. John et Janet sont déjà partis se promener. Je vais à pied à la grotte des eaux claires. C'est une belle marche solitaire. Je traverse la grotte de la Lune dans l'obscurité. Ma torche faiblit. Et comme j'ai vu les bestioles qu'on peut rencontrer, je ne suis pas très tranquille. Je retourne au campement du parc vers 14 heures juste avant la pluie. Je pense que pour l'envol des chauves-souris ce soir, c'est raté. Elles ne sortiront pas. J'y vais quand même. Il n'y a que 3 kms à pied. Je retrouve John et Janet qui attendent sous l’abri avec un grand nombre de touristes. C'est marrant, ces touristes. Quelque soit leur nationalité, ils passent leur temps à se raconter les pays qu'ils ont déjà visités. Ils ne visitent pas, ils collectionnent. On attend au moins deux heures. Pas la moindre chauve-souris en l'air. Puis il pleut encore. On ne verra rien ce soir. Je retourne au campement. Je dîne à l'hôtel avec John et Janet. Une jeune allemande et trois suédois me rejoignent dans le dortoir. L'un des suédois gémit toute la nuit. Il a mal au ventre. Il a dû manger un truc qui n'est pas passé.

dimanche 27 février 2005

La grotte aux eaux claires

Je me rends au bureau du parc à 9h30 comme convenu. Le restaurant me prépare un pique-nique que je décide de laisser car je reviendrais ici pour déjeuner. Le circuit que j'ai pris me donne droit à une pirogue à moteur pour aller voir de nouvelles grottes. J'en ai une pour moi tout seul. Nous allons d'abord jusqu'aux grottes aux eaux claires. La descente de la rivière est une belle balade. Je retrouve le couple d'américains, John et Janet, que j'avais rencontrés au parc Bako. Nous visitons ensemble la grotte. Elle est belle mais une impression de déjà vu. Je discute avec mes nouveaux amis américains attablés sur les terrasses plus bas. Puis je reprends ma pirogue pour retourner au camp de base. Eux retournent à pied. Cela fait environ 3 kms. Je pense que je ferai cette ballade demain. Vers 14 heures, la pluie tombe bien. Je dois aller à l'aéroport, environ 2 kms à pied, pour confirmer mon vol de mardi matin. Je me prends une sacrée saucée. En fait, je ne comprends pas pourquoi il a fallu me déplacer. Un coup de téléphone aurait suffi. Je retourne au parc sous la pluie. Je change ma chambre pour un lit en dortoir beaucoup moins cher. John et Janet profitent de mon ordinateur pour regarder leurs photos. On dîne ensemble et discutons tard. Un groupe hollandais dîne à côté. Nous avons droit à un petit spectacle organisé par les guides. Ça fait un peu touriste. Je suis tout seul dans mon immense dortoir. Il y a vieux malaisien sympa dans une chambre à côté. Il y a tellement de gros insectes volants que je mets ma moustiquaire pour dormir tranquillement.

samedi 26 février 2005

Vol pour Gunung Mulu

Je me réveille à 6h30. Je prends mon petit déjeuner. Je règle la note de l'hôtel. J'attends le bus pour me rendre à l'aéroport. Un chauffeur de taxis me propose de m'emmener. Mais il est peu aimable et la course coûte 20 fois plus chère que le bus. Décidément, je n'aime pas les taxis. Il y en a plein qui attendent là. Je ne sais pas s'ils ont beaucoup de clients à ce tarif. Le bus arrive à l'aéroport qui semble tout neuf. Il y a l'air d'y avoir pas mal de trafic. Mon avion part à 10 heures comme prévu. Nous ne volons pas trop haut. On voit bien la forêt tropicale en dessous de nous. On devine les nombreuses coupes de bois. Il y a quelques villages isolés au bord du fleuve. Le trajet dure une demi-heure. Un type m'attend à l'aéroport. Une voiture 4x4 m'emmène au domaine du parc. On me refile une grande chambre. Je m'aperçois que j'aurais très bien pu venir tout seul. J'ai pris un billet open pour pouvoir rester quelques jours de plus. Une chambre en dortoir ne coûte quelques ringgits la nuit. J'ai dû me faire entuber un peu. La chambre est immense mais son état de propreté laisse à désirer. Je m'assoie à la terrasse du bar en attendant l'heure du repas. Le rendez-vous avec mon guide est à 13h30. Comme ce n'est pas la période touristique, j'en ai un pour moi tout seul. Il est très sympathique. On part aux grottes Long et aux cerfs. On croise de beaux papillons. Le chemin est toujours en caillebotis de bois. Mais celles-ci ne sont pas glissantes comme à Niah. On traverse et longe une rivière avec un petit filet d'eau. L'endroit est très humide. La grotte de Long est très belle et ressemble un peu plus aux grottes d'Europe avec des stalagmites et des stalactites. La voûte de la grotte aux cerfs est immense. On aperçoit vaguement de grandes taches noires sur le plafond. Ce sont des millions de chauves-souris. Elles chient partout. Ça pue énormément et ça glisse. Je manque de tomber à plusieurs reprises. Au retour, il pleut averse dehors. J'attends sous un abri d'observation avec d'autres touristes. Nous attendons la sortie des chauves-souris. En général, elles sortent à la tombée de la nuit, vers 17 heures. Mais certainement à cause de la pluie, aujourd’hui elles ne sortent pas. Je rentre seul. Il fait sombre mais parfois le chemin est éclairé par des bornes lumineuses. La rivière a gonflé en quelques minutes. Le filet d'eau s'est transformé en torrent. Le parc est très propre. Je regarde mes photos. Je suis tout seul au restaurant.

vendredi 25 février 2005

Retrouvaille avec Boon

J'ai bien dormi car j'avais éteint la climatisation et le frigidaire pour être tranquille. Je prends mon petit déjeuner dans le restaurant en bas de l'hôtel. Il est compris dans le prix de la chambre. Je vais dans une agence de voyage pour me renseigner sur le parc Gunung Mulu situé plus au sud dans la jungle profonde. On me conseille vivement d'y aller car c'est, parait-il, aussi beau que les grottes de Niah qui m'avaient beaucoup plu. Je vais comparer les prix dans une agence de voyage. On me propose un circuit complet pour la somme de 100 euros y compris le transport en avion. Mon vieux Lonely Planet indique que c'est une destination très chère lorsqu'on voyage tout seul. C'est peut-être la solution car j'ai bien envie d'y aller. Je ne suis pas sur de revenir à Bornéo d’ici un moment. C'est le moment ou jamais. Je demande à réfléchir un peu. Je me renseigne aussi sur les prix des vols entre Kota Kinabalu et Bangkok. Ça me paraît la bonne idée pour rentrer. À Bangkok, je sais que je trouverai des billets pas chers pour Paris. Je vais déjeuner au food center du gros centre commercial. La bouffe est moyenne mais ça n'est pas cher. Je retourne à l'hôtel. Dehors, il fait très chaud. Finalement, je me décide à prendre le circuit pour aller visiter le parc. Je paye avec l'impression de me faire un peu rouler. Mais tant pis. Je vais sur Internet et j'ai un message de Boon. Je lui propose de nous retrouver à 19h30 à mon hôtel. Je bouquine un livre sur l'usage de l'anglais que je viens d'acheter. C'est pas mal et pratique. Boon arrive à l'heure précise. On prend sa voiture (une Proton) et allons dans un restaurant au bord de la plage. On n'y mange très bien. De la raie, du calamar et des espèces de feuilles vertes vachement bonnes. Je l'invite. On discute un bon moment puis il me raccompagne à mon hôtel. J'avais l'idée de laisser un sac à la consigne mais finalement je décide de tout emporter. On ne sait jamais. Je joue un peu aux échecs sur l'ordinateur et je me fais battre à chaque fois. Fait chier ce con.

jeudi 24 février 2005

Vers Miri

J'ai eu beaucoup de mal à dormir. Je ne sais pas pourquoi. Le réveil est vaseux. Petit déjeuner et comme d'habitude, je suis seul au restaurant. Une voiture m'emmène à la gare routière de Niah. Le bus de 13 heures est annulé car il n'y a plus d'électricité et donc pas de pompe pour faire le plein d'essence. Le suivant est à 15h30. J'insiste auprès de mon chauffeur pour aller jusqu'à la route principale où je suis sûr de trouver un bus. Il me prend 2 euros de plus. Ça fait cher le trajet mais je n'ai pas trop le choix. On arrive juste au départ d'un bus pour Miri. Il reste des places. Je le prends. À l'intérieur, il fait une chaleur torride car la climatisation ne fonctionne plus. Je dégouline de sueur comme tout le monde. Le chauffeur a laissé sa porte ouverte pour faire office de ventilation. La route est monotone. Il y a quelques villages et de la forêt. On arrive à Miri à 15 heures. Je me renseigne sur les horaires de bus pour Brunei. Ça va, il y en a tous les jours. Je prends un bus beaucoup moins cher que le taxi pour aller au centre-ville. Je demande au chauffeur de me déposer à un hôtel que mon vieux guide préconise. Il n'existe plus. Le chauffeur me conseille le Park Hôtel où je trouve une chambre pas trop mal. Ils veulent que je laisse une caution. Je refuse. Je vais me promener un peu en ville. Je vais voir mes mails sur Internet. Je mange des brochettes de poulet dans un restaurant musulman (pas de bière). Puis je rentre à l'hôtel voir la télévision. Il n'y a rien de nouveau aux informations.

mercredi 23 février 2005

Le village au bord de la rivière

Hier soir, j'avais pris soin d'éteindre le frigidaire qui se trouvait dans le couloir devant ma fenêtre et qui faisait du boucan. J'ai donc très bien dormi. Il n'y a pas beaucoup de soleil aujourd'hui. Je prends mon petit déjeuner au restaurant. Il y a toujours les trois allemands. Je rencontre un jeune espagnol qui part aujourd'hui. Il est allé dans les montagnes du sud et dit que c'était bien mais seul, le guide revient cher. Je pars me balader vers un village aux maisons longues. Ces maisons sont une curiosité de Bornéo. Le début du chemin est le même que pour aller aux grottes. Je rencontre un groupe de trois types qui pêchent quelque chose dans l'eau. Impossible de savoir quoi ? Je prolonge jusqu'au village qui se trouve à 3 kms. Rien de particulier. Des enfants se baignent dans la rivière. Des femmes font la lessive. À peine bonjour. Les gens d'ici ne sont pas très chaleureux. Il y a peut-être trop de touristes. Je visite un peu le village. Il y a deux barres de maisons où vivent pleins de familles. Le tout sur pilotis. Il doit y avoir une sérieuse promiscuité. Je rencontre un vieux type qui trie le riz avec ses pieds sur deux grands tamis en paille. Je fais quelques photos d'un enfant qui monte sur un palmier. Puis retour sur le chemin vers les grottes. À la jonction, je bois un coût et mange des gaufrettes avec ma copine vendeuse. On se marre bien. Par contre, sa copine me fait la gueule car je ne veux rien lui acheter. Je retourne aux grottes pour prendre quelques photos ratées hier. Comme il n'y a pas de soleil, ce n'est pas très réussi. Je retourne vers l'hôtel. Le soir, il y a deux groupes de touristes au restaurant. À la télé, il y a un film sur la guerre avec le Japon. Il y a toujours autant de moustiques mais cette fois j'ai gardé mes chaussures pour ne pas me faire piquer.

mardi 22 février 2005

Les grottes de Niah

J'ai très bien dormi. Bonne surprise, le soleil est là. Ce matin, je veux aller visiter les célèbres grottes de Niah. Je prends une douche et mon petit déjeuner au restaurant. J'oublie les clés à l'intérieur de ma chambre après avoir refermé le loquet. Un type de l'hôtel m'aide à l’ouvrir. Je prends un petit bac qui traverse la rivière. Puis je marche sur un chemin surélevé en caillebotis de bois durs. Le problème c'est que, lorsqu'il pleut, les planches sont très glissantes. Je manque de tomber plusieurs fois. Le chemin est plat sur 3 kms à travers la jungle. Il y a pleins de bruits sympathiques. Insectes, oiseaux et autres reptiles inconnus. Je vois des écureuils, un drôle de verre de terre avec des cornes noires et blanches. A l'entrée des grottes, une femme vend des babioles et des boissons. J'en prendrai peut-être au retour. L'entrée des grottes est impressionnante. C'est gigantesque. Il y a pleins de perches suspendues pour permettre la récolte des nids d'hirondelles (140 euros le kilo) très prisés par les japonais pour leurs soupes. Ils récoltent aussi du guano pour l'engrais. Il y a environ une vingtaine de personnes qui travaillent dans les grottes. Ça fait comme une ambiance de peintres en bâtiment. Ils sont perchés à des hauteurs hallucinantes. On les devine dans les cavités de la voûte grâce à la lueur de leur torche. La moindre chute et c'est la mort. Je croise deux porteurs de sacs de guano. Le chemin de la grotte est en caillebotis donc très glissant vu l'humidité ambiante. Le spectacle est magnifique. Comme il fait très sombre à l'intérieur, je dois prendre mes photos en pose. Le résultat n'est pas garanti. Il y a un superbe puit de lumière. On dirait un rayon divin. Je dois prendre un couloir noir pour rejoindre une autre grotte plus loin. Heureusement, j'avais acheté une torche électrique. La marche est sympa mais la dernière grotte est moins intéressante par rapport aux premières. Je ne vois aucune peinture sur les murs malgré ce que raconte mon topo. Au retour, je rencontre un couple de vieux américains avec leur guide qui me trouvent bien brave de me balader tout seul. Je croise quelques autres touristes asiatiques. Je fais une pause clope à l'entrée de la grotte principale puis à la guinguette puis retour à l'hôtel vers 17 heures. Je visualise mes photos dans la chambre. Je suis un peu déçu par le résultat. Je les travaille un peu sur l'ordinateur. Je prends une bonne douche. Puis, je vais dîner au restaurant. Je suis tout seul. Je regarde les informations sur CNN. Il y a eu un tremblement de terre en Iran.

lundi 21 février 2005

La route de Niah

Ce matin, il pleut. Je fais mon sac pour aller au parc de Niah situe à 200 kms à l'est. À la réception de l'hôtel, je demande où se trouve la gare de bus. Sur mon vieux guide, elle était en plein centre-ville. Mais depuis, elle a déménagé à 8 kms du centre. Je suis donc forcé de prendre un taxi. De toute manière, il pleut. Arrivé à la gare, un attroupement de jeunes se dirige vers moi. Ils me proposent un bus qui part tout de suite vers Miri et s'arrête à Niah. Je suis à peine réveillé que je suis déjà dans le bus. Je trouve une place devant, juste derrière le chauffeur. J'ai une superbe vue. Il pleut presque tout le temps. La route traverse la jungle et quelques villages. Il y a beaucoup d'exploitations forestières. Le bus fait une halte pour le petit déjeuner et une autre pour le déjeuner. J'écoute de la musique avec mon nouveau casque. Il y a pas mal de camions dans le fossé. La route doit être glissante. Arrivé à l'embranchement de la route de Niah, je dois trouver un moyen de transport pour m'amener au parc situé à 20 kms de là. Un taxi me propose de m'y emmener pour une somme astronomique. Il a flairé le pigeon. Comme je refuse et que je fais mine de partir, il accepte de m'emmener pour la moitié du prix. J'accepte. Il a une vieille bagnole et il roule mal. Il n'est plus très jeune non plus. Le parc est un bel endroit calme et bien entretenue. Il y a pas mal de bungalows de type ranger éparpillés dans le parc. Je prends un lit en dortoir. Mais en fait, comme je suis seul, j'ai droit à un bungalow de 4 lits pour moi tout seul. Et en plus, il y a l'eau chaude. Il y a juste un jeune couple hollandais dans la chambre d'à coté. Ils écoutent de la musique nulle. Je dîne au restaurant du parc. Ce n'est pas très cher et relativement bon (riz et poulet). Le restaurant est un bungalow au bord de la rivière. C'est joli mais on est complètement bouffé par les moustiques. L'ambiance est très british. Il y a trois vieux allemands qui dînent à une table à coté. Dans la chambre, je dois mettre ma moustiquaire. Le ventilateur de la chambre d'à côté fait beaucoup de bruit. Boules Quiès.

dimanche 20 février 2005

Vedette rapide pour Sibu

Il faut absolument que je trouve de l'argent liquide. Il ne me reste plus que quelques ringgits. Je trouve un distributeur près du marché qui fonctionne. Ouf ! Je paie l'hôtel et dit au revoir à la charmante jeune fille de l'accueil. Je lui refourgue mes haut-parleurs qui finalement m'encombrent plus qu'autre chose. Je vais à la station de bus et attend celui qui va au port fluvial. Le bus traverse toute la ville et m'arrête assez loin du quai. Il faut que je marche un peu. Je suis très en avance. Le bateau doit partir à 12h45. Il pleut. On attend sous un abri de tôles. Finalement, le bateau part à l'heure. Il est en très bon état et foncent à vive allure. Sur le bateau, je discute avec un type sympa et décontracté qui a le même âge que moi. Il félicite Chirac pour son engagement contre Bush. Je reste sur le pont un bon moment. J'attrape quelques coups de soleil. La vitesse est grisante. Nous quittons le fleuve pour rejoindre la mer. Ça bouge un peu. Je conseille à une jeune fille qui a mal au cœur de regarder l'horizon. Elle va mieux. Arrivé à l'embouchure du fleuve, le bateau ne bouge plus. Nous croisons beaucoup de bateaux qui transportent du sable, des graviers et surtout du bois. Il y a pleins de billes de bois qui attendent sur les rives. La couleur du fleuve est jaune. Puis il se remet à pleuvoir. Je suis obligé de descendre dans la cabine où il fait un froid de canard à cause de la climatisation. Ils passent des vidéos. On fait des escales dans deux ou trois ports avant d'arriver à Sibu. Je sors de la gare fluviale et essaye de trouver le guesthouse Hooverhouse vanté dans le Lonely Planet. Il est complet. Je me rabats sur l'hôtel Sarawak. J’obtiens une chambre double avec la télévision et la climatisation pour le prix d'une simple. Les chiottes puent un peu mais ça va. Je vais dîner dehors un très bon poisson dans un Seafood. La visite de la ville la nuit n'est pas si mal. Il y a beaucoup de constructions récentes et un grand centre commercial. Moi qui m'attendais à trouver un petit village paumé. Le centre-ville est complètement réaménagé. Sûrement avec l'argent du pétrole et du bois. Je fais un petit tour sur Internet et discute avec Alain qui ne comprend toujours pas comment fonctionne la messagerie. Je retourne à l'hôtel. Je regarde un film nul.

samedi 19 février 2005

Le fortin blanc

Je me réveille tôt mais me rendors aussitôt. Je me lève à 10h30. Aujourd'hui, c'est repos. Je vais déjeuner à la rotonde. Je décide d'aller visiter le fortin sur l'autre rive. Le passeur en barque tente de m'arnaquer en voulant me faire payer le double du prix. Comme je râle, il me rend ma monnaie. Je monte sur la colline. Le fort est peint tout en blanc. Tout est ouvert. C'était le lieu de résidence du célèbre sultan blanc. Il a été transformé en musée. Il n'y a pas grand chose à voir mais il y a une belle vue sur la ville. Il fait chaud et humide. Je redescends de l'autre côté et empreinte une barque affrétée par une bande de jeunes. Je pensais que c'était une barque publique. Je fais l'innocent. Je fais faire des courses au centre commercial. Une lampe de poche, du shampooing et des bonbons. Au retour, devant l'hôtel, une femme se fait arracher son sac à main par deux types en mobylette. La pauvre ! Personne n'a réagit. C'est la première fois que je vois un acte de violence en Asie. Ça fait bizarre. Je reste un peu tranquille à l'hôtel. Le soir, je vais acheter des boules Quiès (pas terrible et cher) et un roman en anglais. Je vais dîner dans le food center de la galerie marchande. De très bonnes nouilles sautées avec du poulet. Impossible de tirer de l'argent dans les distributeurs. Mais je commence à en avoir l’habitude.

vendredi 18 février 2005

Retour à Kutching

Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse de la cantine du parc. Soudain, arrive tout un groupe de singes. L'un d'entre eux entre dans la cuisine et vole un paquet de toast. Le cuisinier lui court après. Peine perdue. Je vais les photographier un peu plus loin. Le chef de la meute, assez agressif, veut me sauter dessus mais je l'arrête avec mon pied. Je comprends que ma présence les énerve. Je m'éclipse. Je rends les clés de ma chambre et dépose mon sac à la consigne. Je retrouve Boon. Je photographie un gros cochon sauvage à moustache. J'achète une petite bouteille d'eau pour ma ballade. On marche ensemble pendant un bon bout de chemin puis on se sépare à la bifurcation de deux sentiers. Moi je vais à la cascade, lui sur une plage. La cascade est sympathique mais l'atmosphère est très humide. Je suis en nage. Je finis ma bouteille d'eau et retourne vers l'hôtel. Je rencontre deux vieux touristes allemands. Lui fait de gros efforts pour parler anglais. On décide de partager ensemble le bateau de retour. Je vais boire une bonne bière fraîche à la cantine. Le retour en bateau se passe bien. En attendant le bus, nous allons déjeuner avec Boon dans un petit restaurant du port. Nous mangeons un très bon poisson grillé et une bonne bière. Le bus est là à l'heure. Il nous attend. Nous repartons à Kutching. On se donne rendez-vous avec Boon le soir à 19 heures sur la promenade des quais. Je prends une bonne douche et mets des affaires propres. J'envoie mes photos sur Internet. J'ai reçu un mail de papa sur l'état de santé assez précaire de maman et leur retour chaotique en France. On va dîner au Seafood Center. Je prends une langouste et des crevettes délicieuses. Nous prenons un pot sur la promenade et discutons un bon moment. On se dit au revoir en se donnant rendez-vous à Miri. Je retourne à l'hôtel. Je rencontre une bande de jeunes qui va boire un coup. On discute un peu.

jeudi 17 février 2005

Le parc Bako

Je me réveille en sursaut à 7 h 45. Je fais mon sac que je laisse à la consigne de l'hôtel puis pars chercher mon bus à pied. Il se trouve au marché. Comme je suis en avance, je prends un café au lait avec des toasts. Le bus part à 9h30. Nous arrivons à un petit port à 10 heures. Un jeune couple d'étudiants se joint à moi pour prendre un bateau pour le parc national. Ça me coûtera moins cher. L'arrivée sur l'île est assez sympa. On croirait débarquer sur l'île de Jurrassic Park. Il faut s'inscrire au bureau du parc et payer un droit de visite. Je découvre ma chambre avec quatre lits. Je me demande si c'est bien la simple chambre que j'avais réservé. On me le confirme. Je prends mon petit sac à dos, j'achète de l'eau et des chips puis je vais marcher dans la jungle. Pendant mon pique-nique, je rencontre un couple d'américains de Floride, John et Janet. Nous discutons pendant une bonne heure. Je continue mon circuit. Je croise un autre couple (Australien et de Singapourienne) qui a une chambre à côté de la mienne. Ils sont très sympas. On discute une bonne demi-heure. Je continue. Je rencontre deux Bernards Lhermitte sur mon chemin. Il fait très chaud et humide. Je dégouline de sueur. À l'arrivée au campement, je vois un gros singe nasique mais le perd vite de vue. Je n'ai pas eu le temps de prendre de photo. La balade était magnifique. Je vais prendre une bonne bière au bar. Le soir au dîner, je retrouve le couple d'australien. On dîne ensemble. Un jeune malais d'origine chinoise, Boon, me propose de partir demain par le même bateau pour que cela nous coûte moins cher. C'est d'accord pour moi. On se propose de marcher ensemble demain matin. Le soir, deux types de la chambre d'à côté parlent fort jusque tard dans la nuit. Un Allemand et un Anglais. Je dois mettre les boules Quiès. Dommage, je ne pourrai pas entendre les bruits de la jungle dans la nuit.

mercredi 16 février 2005

Le seafood

J'ai bien dormi. J'avais l'intention d'aller au parc Bako situé à quelques kilomètres au nord mais comme il pleut, je me rendors. J'irai demain. Je n'ai pas trop la pêche. Je me lève à 10 heures. Je prends mon petit déjeuner dans un café en bas. J'ai une discussion sympa avec un vieux malais. Je vais à l'office du tourisme pour réserver une chambre à l'hôtel du parc Bako. C'est un passage obligé. Puis, je vais au musée de la ville qui est assez intéressant. Il est entièrement financé par la compagnie pétrolière Petronas. Puis je vais à la tour du service civil. On peut monter en haut pour voir la vue sur la ville. Il y a aussi un restaurant. J'y mange. Ce n'est pas trop mal et pas très cher. Je marche dans un parc où il n'y a pas grand monde. Je retourne à l'hôtel. Le soir, je vais mettre mes photos sur Internet puis aller faire un tour au centre commercial pour acheter une carte routière de la région. À la librairie, j'entends parler français derrière moi. Ça fait plus d'un mois que je n'avais pas entendu ma langue. C'est un couple de jeunes restaurateurs français. Ils viennent d'Ardèche. Ils prennent leurs vacances en hiver pendant la basse saison. On discute un peu et on décide d'aller dîner ensemble. Ils sont très sympas. On va au Seafood. C'est une immense cantine dehors où l'on choisit soi-même ses poissons et ses crustacés. Je choisis des couteaux et un gros poisson à la vapeur avec des légumes. J’en ai trop pris. La note est salée mais c'était très bon. On discute tard. Ça me fait du bien de parler français. Par hasard, nous sommes dans le même hôtel. Le soir, il y a un feu d'artifice au temple chinois.

mardi 15 février 2005

L’avion pour Bornéo

Je me lève à cinq heures du matin. Il y a déjà plein de monde sur le pont de la frontière. Sans doute des gens qui vont bosser à Singapour. Je dois réveiller un chauffeur qui dort dans son taxi pour qu'il emmène jusqu'à l'aéroport. Finalement, ça m'embête d'aller chercher la navette gratuite. J'arrive à 6 heures à aéroport. Je suis en avance. L'avion décolle à 7h15. Les hôtesses de l'air sont plutôt bien gaulées. La durée du vol dure une heure et demie. On arrive à Kutching à 8h45 sous les nuages. Ici, le temps a l'air plus nuageux et très humide. Je prends un taxi pour aller au centre-ville. Je vais d'abord dans un guesthouse que le Lonely Planet conseille, mais il est complet. Il n'y a que des chambres en dortoir. Je marche un peu dans le coin et trouve un hôtel, le River View Inn où la nana de l'accueil est très sympa. Je prends une chambre. Le voyage m'a fatigué. Je suis un peu nase. J'essaie de dormir un peu mais pas moyen. Je vais me promener un peu sur la promenade le long de la rivière. C'est bien aménagé. Il n'y a pas grand monde. Je déjeune dans un restaurant en forme de rotonde. La soupe de poissons est très bonne. Je veux aller à l'office du tourisme mais j'arrive trop tard. Ils ferment à 17 heures. Je vais faire un tour au cybercafé juste derrière. J'ai juste 10 minutes pour voir mes mails avant qu'ils ne ferment. La jeune fille voilée qui tient les comptes veut m'arnaquer sur le temps passé mais je ne me laisse pas faire. En plus, la connexion n'était pas bonne. Vraiment pas sympas les gonzesses de ce pays. Je vais dîner chez Pizza Hut dans le quartier moderne. Ma pizza Calzone n'est pas terrible. Je retourne me coucher à l'hôtel.

lundi 14 février 2005

Jahore Baru

Je paie la note de l'hôtel. Puis, je vais prendre un bus pour aller à la gare routière de San Ban. Là, je prends un autre bus pour aller à Johore Baru en Malaisie, juste en face de Singapour. Il y a beaucoup moins de monde au poste frontière qu'à l'aller. Les formalités se passent sans problème. Nous traversons le grand pont. Je me fais accoster par un type pour trouver un hôtel. La proposition qu'il me fait me paraît très chère. Il me conseille d'aller directement à l'aéroport situé à 35 km. Ce serait plus facile pour prendre mon avion pour Bornéo demain matin très tôt. Finalement, je marche à pied et trouve un hôtel sympa au centre-ville pour pas trop cher. Je vais faire un tour en ville. C'est pas terrible. Il y a beaucoup de commerces et de prostituées pour les Singapouriens de passage. J'achète un logiciel de reconnaissance de la voie. Mais mon ordinateur n'est pas assez puissant pour le faire fonctionner. Je vais manger une salade dans un fast-food. J'en avais vachement envie. Le soir, je regarde la télé dans ma chambre. Il n'y a pas de grand-chose de nouveau aux informations.

dimanche 13 février 2005

Les cages aux oiseaux

Dans la nuit, il y a une putain d'alarme de voiture qui sonne. Je prends mon petit déjeuner en bas. Ce n'est vraiment pas cher mais on en a pour son argent. Je prends le métro pour aller voir un endroit où les gens emmènent leurs oiseaux pour qu'ils chantent ensemble. C'est marrant. La plus part sont des petits vieux qui discutent entre eux tout en regardant leur cage d'oiseau. Il y aussi quelques touristes. Puis, je reprends le métro pour aller voir l'aéroport. Il parait que ça vaut le coup. En fait, il n'y a pas grand-chose à voir. C'est un aéroport international comme tous les autres. Je vais me promener du côté de la Raffles Place où il y a de grands gratte-ciels et de beaux parcs. Je déjeune dans un gros centre de bouffe. Dehors, la vue est assez belle. On peut apercevoir le fameux lion qui crache un jet d'eau. Le soir, je retourne dîner au resto thaïlandais. Finalement, c'est le meilleur rapport qualité-prix que j’ai trouvé. De retour à l'hôtel, il y a encore des poubelles sur le palier. Ca pue !

samedi 12 février 2005

L’île de Santosa

Je décide d'aller faire un tour à l'île de Santosa. Pour m'y rendre, je prends le métro ultra moderne. Puis j'emprunte le téléphérique qui part du haut d'un immeuble et traverse un bras de mer pour aller jusque sur l'île. La vue sur Singapour et son port de containers est impressionnante. L'aménagement de l’île est complètement artificiel. Ils ont créer un lieu de loisir. Même les plages sont fausses. Le sable et les palmiers ont été importés. Il y a un petit train suspendu qui fait le tour de l'île. C'est plein de touristes. Je vais visiter le musée du monde sous-marin. Je suis un peu déçu. Je m'attendais à un tunnel sous la mer, mais en fait c'est un tunnel sous un aquarium artificiel. C'est assez beau quand même. Un peu plus tard, je vais voir le show des dauphins. Bof ! Sans plus. Je mange une merde dans une cafétéria. Il n'y a pas trop de monde finalement. Je rentre à l'hôtel. Je vais me promener dans une galerie marchande.

vendredi 11 février 2005

Archid Avenue

Aujourd'hui, c'est shopping. D'abord, je passe à l'agence de voyage d'Asia.com pour prendre mon billet d'avion pour Bornéo. Je trouve un vol pas cher pour mardi prochain. Ça me donne amplement le temps de visiter Singapour. Ensuite, je veux aller au Slim Inn. Un magasin d'informatique et de photo. Il est cependant moins grand qu'à Bangkok. Je passe toute la matinée à l'intérieur. J'hésite entre acheter le Nikon D 70 qui est beaucoup moins cher qu'en France. Mais en ai-je vraiment besoin ? Puis, j'hésite à acheter un disque dur externe. Enfin bref, je m'amuse bien. Finalement, je n'achète rien. Je vais me balader sur Archid Avenue. C'est impressionnant, il n'y a que des grands magasins luxueux bondés de monde. Juste pour le plaisir des yeux. Le soir, je dîne devant l'hôtel avec mes amis suisses.

jeudi 10 février 2005

Visite de Singapour

Aujourd’hui, c’est férié. Les magasins sont fermés. Je vais en profiter pour marcher et visiter les différents quartiers de la ville (colonial, indien, centre, chinois). Je commence par visiter le Raffles Hôtel. C'est le plus vieil hôtel de la ville et aussi l’un des plus chers. Pur style colonial anglais. Je prends pas mal de photos. Dans le quartier indien, un commerçant essaie de me vendre un appareil photo numérique reflex. C'est tentant. Mais il faut que je me renseigne sur Internet avant d'acheter. Je marche beaucoup. Je visite un très joli parc dans le centre. La ville est déserte. Tout est neuf ou réhabilité. Ça manque parfois un peu de charme. Je déjeune au Burger King car je n'ai pas trop envie de dépenser une fortune. Il y a des types en cravate qui surfent en wifi sur leur portable. C'est le monde moderne. Vers 14 heures, il fait très chaud. Je continue ma balade dans le quartier chinois. Toutes les maisons ont été retapées. Il n'y a plus rien de vraiment authentique. C'est comme si je visitais un immense musée. Je vais me reposer un peu à l'hôtel. Puis, je vais passer une heure sur Internet. La connexion est assez chère ici. Je ne m'attarde pas. Je regarde mes mails et envoie mes photos. Le soir, je vais dîner dans un restaurant thaïlandais bon et pas trop cher. Au retour, je retrouve le couple de suisses que j'avais rencontrés dans les Cameron Highlands puis au guesthouse de Malaka. On discute un peu en marchant. Ils sont plutôt sympas.

mercredi 9 février 2005

Singapour by night

Comme c'est le nouvel an chinois, il y a eu des crépitements de pétards toute la nuit. Je n'ai toujours pas pris ma décision de partir ou pas. J'ai l'impression d'avoir fait le tour de Malaka mais je pense que je vais rester une journée de plus. Puis, après avoir pris mon petit déjeuner, je change d'avis. Je décide de partir. On verra bien. Je fais mon sac en vitesse, je paye et m'en vais vers 10 heures. Je trouve un bus de ville juste au moment où j'arrive à l'arrêt. Quel bol ! Arrivé à la gare routière à 10h45, je vais au guichet pour prendre un billet. Il y a apparemment pas mal de bus qui vont à Singapour. Mais il y a aussi pas mal de queue aux guichets. Je trouve un guichet vide qui annonce un bus pour 11 heures sur la vitre. Il n'y a personne à l'intérieur. J'attends. Puis une grosse bonne femme arrive enfin. J'obtiens un billet. Le bus part tout de suite. Encore du bol ! Pour le moment tout va très bien et très vite. J'espère que je trouverai un hôtel à Singapour. J'ai pris des prospectus au guesthouse. On verra bien. Dans le bus, je suis assis à côté d'un étudiant chinois en architecture très sympa. Il me conseille vivement d'aller visiter l’île de Bornéo. Comme il pleut tout le temps en Indonésie en ce moment, ce n'est pas une mauvaise idée. Il me donne de bons tuyaux pour aller là-bas. Lui s'arrête à Johore Baru, la dernière ville de Malaisie avant la frontière. Le passage de la frontière est très long car il y a énormément de voitures. L’accès à l’île de Singapour passe par un unique pont. Mais c'est très bien organisé. On met au moins une heure pour traverser. Arrivé à la gare routière à l’extérieur de la ville, je marche pour aller prendre le bus qui m'emmènera au centre ville. Une voiture s'arrête. C'est le propriétaire du guesthouse où je voulais aller. Il avait reconnu le prospectus de son hôtel que je tenais dans la main. Il venait récupérer deux autres touristes à la gare routière. Il est plutôt sympa. Son hôtel n'est pas terrible et un peu cher. Mais ici tout est cher. Je récupère la dernière chambre au dernier étage. Devant ma porte, il y a un tas de poubelles remplies qui puent. Je râle un peu. Il me promet de faire le nécessaire rapidement. Dans la chambre, il y a la climatisation et l'eau chaude. C'est déjà ça. Je prends une douche bien méritée puis je vais visiter Singapour by night. Impressionnant ! C'est drôlement propre et très luxueux. Il y a plein de restaurants et d'animations au bord de la rivière. Les illuminations sont magnifiques. On dirait un peu une fête foraine. Je n'ai pas trop envie de dîner dans les restaurants à touristes qui sont hors de prix. Je mange des beignets au restaurant en dessous de mon hôtel, et au lit.

mardi 8 février 2005

Le navire musée

Aujourd'hui, je sens que ça va être une journée cool. Je vais visiter le musée de la marine. Dans le faux vieux navire portugais, il n'y a pas grand chose d'extraordinaire à voir. C'est une exposition de l'histoire de la colonisation portugaise et hollandaise. Par contre, il y a une annexe sur les fonds marins pas si mal. Je suis presque le seul visiteur. Il fait presque froid à l'intérieur. Tout est climatisé. Quel gâchis ! Après, je vais me balader du coté des immeubles récents sur le front de quais. L'architecture est assez sympa. J'ai pas mal de difficultés à trouver un restaurant ouvert. Je me rabats sur le centre commercial situé à coté de l'hôtel. Je lis dans ma chambre climatisée et apprends à me servir de Photoshop. Je vais dîner dans un restaurant de poisson juste en dessous. Il est très bon. Demain, c'est le nouvel an chinois. J'hésite à partir pour Singapour. J'ai peur que tout soit complet. D'un autre côté, il y aura peut-être des spectacles à voir. La nuit porte conseil... À l'hôtel, je retrouve le couple de suisses que j'avais rencontré sur un sommet des Cameron Highlands. Comme ils ont leur temps limité, ils décident de partir demain à Singapour.

lundi 7 février 2005

Visite du vieux Malaka

J'ai dormi comme un loir. Y a pas à dire, la climatisation c'est quand même pas mal ! Je prends mon petit déjeuner à l'hôtel dans une salle au premier étage. Je vais me promener à pied le long des quais. Il y a un navire retapé de style portugais qui sert de musée de la marine. Je le visiterai plus tard. Le petit port est assez pittoresque et ressemble à un petit port de pêche européen. Je visite une vieille église hollandaise. Elle aussi retapée et peinte en mauve, la couleur locale. Devant, il y a une petite place touristique avec une jolie fontaine et un petit moulin qui rappelle la présence des hollandais. Quelques panneaux indiquent les directions des capitales du monde. Je monte sur la colline pour voir une vieille chapelle portugaise en ruine. Elle surplombe toute la ville. Il ne reste plus que quelques murs et des vieilles tombes de notables hollandais. Je m'assoie sous une statue pour admirer la vue. L'endroit est calme et paisible. Il y a quelques peintres à l'ombre des arbres qui attendent le touriste. Puis, je redescends de l'autre côté de la colline. Il y a un joli porche qui marque l'entrée de la vieille ville à l'époque du fort portugais. Je vais me promener dans le quartier chinois entièrement rénové assez sympa. Il est situé entre deux rues commerçantes. Il a gardé un petit cachet historique. Je déjeune dans un grand restaurant chinois près des quais. Je suis presque le seul client. Je bois une bonne bière fraîche. Ça fait bien par cette chaleur. Je retourne à l'hôtel et retrouve ma divine climatisation. Je vais faire un tour au cybercafé où j'ai une bonne discussion sur MSN avec Papa, Nicole et Brigitte. J'achète des petites haut-parleurs au centre commercial d'en face. Ça me fait une petite chaîne stéréo lorsqu'ils sont branchés sur l'ordinateur. Je vais dîner dehors. Des nouilles chinoises comme d'habitude.

dimanche 6 février 2005

Arrivée à Malaka

Je vais prendre mon petit déjeuner dans un café indien non loin de l'hôtel. Il y a plein d'hommes à l'intérieur qui regarde un match de foot à la télé. Je vais à la gare routière située juste en face de l'hôtel sous un immense parking. Ça pue la fumée des gaz d'échappement des bus. On attend une bonne demi-heure debout. Je suffoque. Finalement, un bus express tout pourri arrive. J'écoute de la musique avec mon super lecteur mp3. C'est vachement bien ce truc. La route est plutôt bonne. Le paysage n'a rien d'extraordinaire. Nous arrivons à 13 heures à Malaka. La gare routière est située loin du centre-ville. Il faut prendre un bus. Mais j'attends au quai pendant une demi-heure. Quand finalement un bus arrive, le chauffeur me dit que je me suis trompé de quai et que je dois prendre un bus de ville vert. J'en trouve un qui m'emmène au quartier des guesthouses près du grand centre commercial "Grand Parkson" près de la mer. Je vais voir le Traveller Lodge hôtel qui m'a été conseillé par un type de la gare routière. J'ai du mal à le trouver. C'est dans un petit immeuble. L'endroit n'est pas très typique mais il est très propre. J'ai droit pour 10 euros à un superbe petit appartement en duplex presque neuf avec la climatisation et une salle de bains très clean. Je ne regrette vraiment pas d'être venu jusque-là. Un peu de luxe ne fait pas de mal. Après une bonne douche, je vais au centre commercial d'à côté pour trouver de quoi manger. Je tente un restaurant japonais où l'on choisit ses plats sur un tapis roulant. C'est pas mal pour 3 euros. Je retourne à l'hôtel et vais sur la terrasse en toiture où je mange un pain au chocolat que j'ai acheté dans une boulangerie. Je discute avec quelques voyageurs de passage comme moi. Puis, je veux aller voir la plage. Mais en fait, c'est pleins de bâtiments industriels et quelques restaurants au bord d'un fleuve. Le quartier est plutôt moche. Tout est fermé car on est dimanche. Je m'aperçois avec étonnement qu'il y a des haut-parleurs sous les toits qui diffusent des chants d'oiseaux. J'apprendrai plus tard que c'est pour attirer les hirondelles et récolter leurs nids. Je retourne dans ma chambre pour écouter de la musique. Je vais dîner dans un petit resto dehors à quelques pas de l'hôtel. Je mange un superbe poisson grillé avec une sauce aigre-douce. La cuisinière est gentille comme tout. Quel plaisir de se coucher dans un bon lit avec des draps tout propres. Elle me plait cette chambre.

samedi 5 février 2005

Le parc botanique

Aujourd'hui, je vais visiter le parc botanique qui se situe à quelques kilomètres du centre. Je décide d'y aller à pied. Je passe par la gare ferroviaire de style coloniale. Je suis heureux d'arriver au parc car c'est calme. Il y a moins de bruit et de trafic de voitures. Je m'arrête boire un coup dans un bâtiment qui était l'ancien lieu de résidence d'un président. Je visite le parc des oiseaux. Il y a d'immenses filets suspendus par des mats métalliques au-dessus d'une forêt pour empêcher que les bestioles ne s'échappent. L'entrée est un peu chère mais ça vaut le coup d'œil. Il y a pleins de paons et d'autres oiseaux dont je n'ai pas retenu le nom. Je fais pas mal de photos. Il y a des petits spectacles organisés avec des perroquets et des orangs-outans. Je déjeune sur le balcon d'un restaurant situé en hauteur avec une vue plongeante sur le parc. Quelques gros oiseaux préhistoriques avec d'énormes becs viennent se poser juste à côté de moi. Ils sont impressionnants. J'ai pu profiter un peu de la clim du restaurant et ça m'a fait du bien. Je décide de retourner à l'hôtel à pied malgré la chaleur. La route descend et ce n'est finalement pas si loin que ça. A l'hôtel, je travaille mes photos et les envoie sur mon site. Dans une petite agence de voyage située en bas de l'hôtel, je réserve un bus pour me rendre à Malaka demain. Je vais prendre de nouvelles photos depuis la terrasse de l'hôtel. Il fait chaud dans ma chambre. Le ventilateur brasse l'air mais c'est tout. J'ouvre la fenêtre malgré le bruit de la rue et mets mes boules Quiès pour dormir.

vendredi 4 février 2005

Le centre ville historique

Ce matin, je vais visiter la vieille place coloniale de l'Indépendance. Je prends mon petit déjeuner dans un café iranien. Il y a pleins d'hommes d'affaire. Sur la place, il y a des bungalows de style britannique. On dirait un champ de courses entouré de palmiers. C'est le centre ville historique. Dans un centre commercial réputé pour être fréquenté par les homos, je trouve du tabac à rouler. Je me fais couper les cheveux. J'en avais bien besoin. Le coiffeur a appris son métier à Londres et en France. Le massage des cheveux qui a duré plus d'une demi-heure était génial. Je vais déjeuner au Coliseum Hôtel, un vieil hôtel colonial renommé. Le cadre est vieillot mais sympathique. La bouffe (poisson grillé) est sans plus mais n'est pas très chère. Je passe à l'heure de la prière dans une rue remplie de musulmans en train de faire leur prière. Le spectacle est surprenant. Il y a là des milliers de personnes à quatre pattes le cul en l'air. C'est marrant. Je me risque à faire quelques photos. Apparemment, ça n'a pas l'air de gêner. Je passe dans un cybercafé pour charger un nouveau logiciel Photoshop que j'ai acheté pour une somme dérisoire sur ma clef USB. Je vais me balader dans le vieux chinatown. Le quartier n'est pas très étendu. Pour dîner, je mange quelques brochettes dans un boui-boui sur le trottoir.

jeudi 3 février 2005

Les Petronas Twins Towers

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. J'ai reçu pas mal de mails. Ce matin, il y a du brouillard. Sans doute à cause de la grosse pluie d'hier. Il fait chaud et humide. Mais je décide d’aller me balader tout de même. Je monte sur l'immense tour d'observation qui sert d'antenne. Elle culmine à 400 mètres. La montée en ascenseur est silencieuse et très rapide. Là-haut, il y a un très beau panorama sur la ville malgré la brume. Cela me permet de me repérer un peu. La marche en ville est très agréable car il y a beaucoup d'arbres et pas mal d'espace entre les rues. C'est plus aéré qu'à Bangkok. Je marche jusqu'aux Petronas Twins Towers. Ce sont les plus hautes tours du monde. Elles mesurent 450 m de hauteur. C'est assez impressionnant. On se sent vraiment tout petit à coté. Je vais déjeuner dans un fast-food du luxueux centre commercial qui est situé en bas des tours. La bouffe n'est pas terrible. Il y a énormément de magasins de très grand luxe. Je sors dehors pour prendre des photos des tours. En cherchant l'accès de l'ascenseur pour monter en haut, je rencontre deux femmes d'une cinquantaine d'année assises sur des marches d'escalier qui veulent discuter avec moi. On parle de conneries pendant une demi-heure. L'une d'elles veut me présenter sa sœur qui doit voyager à Paris bientôt. Puis je me dirige vers les ascenseurs. La montée est gratuite. On nous fait attendre au moins une heure dans une salle qui fait office de petit musée. Ils font des rotations pour ne pas qu'il y ait foule là-haut. Pour nous faire patienter, il passe un documentaire vidéo sur la construction du building qui est assez bien fait. A ma grande surprise, on ne va pas jusqu'au sommet. On s'arrête sur la passerelle située à mi-hauteur entre les deux tours. La vue est tout de même sympa. Au retour, comme il fait très lourd, je m'arrête prendre une bière dans un troquet en plein air. Un orage passe. Je retourne à l'hôtel et prends une bonne douche. Puis je vais au cybercafé relever mes mails et dîner dans un restaurant touristique de Chinatown.

mercredi 2 février 2005

Shopping centers

Grâce à mes boules Quiès, j'ai passé une bonne nuit. Mais il faut reconnaître qu'il y a beaucoup de bruit à l'extérieur. La fenêtre de ma chambre est située juste en face d’une grande avenue. Aujourd'hui, je vais aller découvrir les shoppings Centers. Le centre de Kuala Lumpur se visite assez facilement à pied. Mais il fait chaud et humide, ce qui est assez pénible pour marcher. Le centre-ville est plutôt vivant. Mais ici, tout est assez cher. Je cherche un logiciel pirate de Photoshop en français pour retoucher mes photos. Je n'en trouve qu'un en anglais et en chinois pour 1 euro. Il y a beaucoup de centres commerciaux mais ils sont plus petits qu'à Bangkok. Peut-être plus chics aussi. Il y a des boutiques de luxe. Il y a aussi un métro aérien. Je déjeune à l’extérieur des nouilles sautées. J'hésite à acheter un appareil photo numérique réflex, le Nikon D 70. Mais finalement je me résous à conserver le mien qui n'est pas si mal. J'achète le casque Koss identique à celui de Bruno. Le son est excellent. De même, j'hésite à acheter un graveur de cd externe mais finalement, je me résigne car il ne me servirait pas à grand-chose. Je rentre à l'hôtel. Je charge Photoshop sur mon ordinateur mais ça ne marche pas. La température s'est rafraîchie après la pluie. Je vais dîner dans un restaurant tenu par des jeunes juste derrière l'hôtel. C'est une ancienne maison coloniale qu'ils ont retapé. Elle a beaucoup de style. L'addition est un peu chère, mais comme ce sont des gens qui sourient, ça passe mieux. C'est vrai que d'une manière générale, les malais ne sont pas très sympas. Les filles sont petites, boulottes et voilées, ceci expliquant sans doute cela. Elles font toujours la gueule et on l'air assez complexées. Ils ont du pognon, mais surtout grâce aux indiens et aux chinois qui tiennent toute l'économie du pays. À Kuala Lumpur, on peut voir de très belles filles chinoises et indiennes. Très rarement des malaises.

mardi 1 février 2005

En route pour Kuala Lumpur

Je prends mon petit déjeuner avec John et Yvonne. Nous causons un bon moment ensemble. Ils décident de m'accompagner jusqu’à la gare routière. Nous échangeons nos adresses e-mails et quelques photos. Le bus part à 10h30. La route tourne beaucoup et comme ça descend, le car va bien plus vite qu'à l'aller. J'ai parfois mal au cœur. Il y a pleins de gros travaux le long de la route. Ils refont les virages car il parait qu'il y a souvent des accidents. Je photographie les champs de thé à travers la vitre du bus mais comme elle n'est pas très propre, le résultat n'est pas terrible. Nous faisons une pause à Tapah. C'est un bled paumé. Puis nous prenons l'autoroute. L'arrivée sur Kuala Lumpur est impressionnante. Il y a pleins d'immenses buildings. Il fait très orageux et le ciel est noir. Ça va très certainement tomber bientôt. À la gare de bus, il y a pleins de types qui nous démarchent pour les hôtels. J'opte pour le Packbacker Inn. La chambre est un peu moche mais ça n'est pas cher. Il n'y a pas de climatisation mais seulement un ventilateur. L'orage finit enfin par éclater. J'attends que la pluie cesse pour aller faire un petit tour en ville. J'achète un nouveau carnet de notes car le mien est déjà presque rempli. Le soir, je vais monter sur la terrasse de l'hôtel pour admirer la vue et prendre quelques photos.