mercredi 26 janvier 2005

Bus pour les Cameron Highlands

Ce matin, c'est le départ pour les Cameron Highlands. Pour me rendre à la gare routière, je dois réveiller un petit vieux qui dort sur son cyclo pousse-pousse. Il me demande un prix assez cher pour la course qui fait à peine 500 mètres, mais j'ai pitié de le voir cavaler à grosses sueurs. La gare routière se trouve au rez-de-chaussée du centre commercial Kompar. Le départ est prévu à 8h30. C'est un vieux bus tout pourri. En attendant le départ, je vais prendre un café. On traverse Georgetown. Il y a plein de vieilles maisons coloniales en ruines. J'imagine que dans quelques années, tous ces quartiers auront changé. Tout va très vite ici. On traverse le grand pont suspendu. Puis on prend l'autoroute. On s'arrête une bonne heure à Ipoh. C'est une grande ville, à priori sans intérêt. Puis on repart vers les montagnes verdoyantes des Cameron Highlands. La route est très sinueuse. Faut avoir l'estomac bien accroché. Les paysages sont jolis. En fait, le nom de cette région vient d'un anglais, Sir Cameron, qui était chargé de faire le relevé topographique de la zone. Le coin était pour ainsi dire infranchissable à cause d'une végétation très dense. Comme ça lui rappelait certains paysages et climats d'Inde, il a tenté de cultiver du thé. Il a fait défricher et ça a bien pris. Maintenant, on peut voir plusieurs exploitations de thé sur les coteaux. Tanah Rata, le chef-lieu de la région, est une ville qui ressemble plus à une station de ski qu'à un village pittoresque malais. Il y a pleins d'hôtels et de boutiques pour touristes. À la descente de notre bus, il y a pleins de démarcheurs pour les hôtels. Un jeune m'accompagne au Twins Pines mais je ne suis pas convaincu. Je vais voir un peu plus loin au Papillon guesthouse. Il est tenu par un couple de jeunes malaisiens très sympathiques. Lui, James, est d'origine indienne. Il a fait neuf ans d'études à Londres. Elle, Yvonne, est d'origine chinoise. Elle était prof à Kuala Lumpur. Ils se sont installés dans la région depuis peu. C'est James qui a eu le coup de foudre. Il venait de temps en temps dans le coin pour écrire des articles sur l'écologie. Puis, ils ont décidés d'arrêter leurs activités et de se lancer dans l'hôtellerie en achetant ce guesthouse. Il était abandonné et ils ont tout retapé eux-mêmes. Le résultat est plutôt réussi. Je prends la chambre du fond avec une fenêtre sans vue mais l'endroit est calme. Je suis apparemment le seul client de l'hôtel. Je vais déjeuner en ville dans un fast-food malaisien sans plus. Puis je vais faire une petite randonnée dans la jungle du coté de la cascade Robinson. Les malaisiens n'ont pas l'air très propres. Il y a des papiers et des plastics qui traînent partout. J'entends pleins de bruits bizarres. On ne sait pas très bien s'il s'agit d'insectes, d'oiseaux ou d'autres bestioles. Je croise deux vieux touristes australiens qui ont l'air de bien rigoler. Puis, je retourne à l'hôtel. James et Yvonne m'emmènent chez un de leurs amis voir ses plantes médicinales. C'est intéressant. Puis je vais au cybercafé. Je dîne dans un bon restaurant indien. Il commence à faire frais. On est en altitude. Je n'avais pas eu si froid depuis le Laos. Le soir, je discute un bon moment avec James et Yvonne. Ils sont très intéressants. James me propose de découvrir la région avec un tour opérateur local. C'est une bonne idée. Il m'organise ça pour demain. Quel plaisir de dormir dans le froid avec de bonnes couvertures. Ça me change de la chaleur étouffante de Georgetown.

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