mardi 30 novembre 2004
La montagne Doi Suthep
Comme le temps n'est pas trop mauvais, je décide de louer un scooter pour aller voir la vue du sommet de la montagne Doi Suthep qui domine Chiang Mai. Il parait que la route est sympa. Je monte au-dessus des nuages. Ces engins ont une sacrée pêche. Ils ne peinent pas pour grimper la route qui est pourtant assez raide. Je m'arrête à un point de vue pour prendre quelques photos du panorama. A mi-chemin, il y a un grand temple apparemment très visité. Ça ne me tente pas vraiment d'aller le visiter. Je continue la route jusqu'en haut. Il fait beaucoup plus frais. Je m'enfonce un peu dans la forêt par un chemin de terre. Je m'arrête pour voir une petite bâtisse qui a l'air de servir de lieux d'offrandes. Comme je suis dans les nuages, l'atmosphère a quelque chose de mystique. Puis je décide de redescendre. Je dévale la route à toute vitesse. C'est grisant. Heureusement que le goudron est bon. Le soir, je vais dîner chez Philippe avec Lieven et toute une clique de dégénérés. Demain, Lieven repart pour Bangkok. Ses vacances sont finies, le pauvre.
lundi 29 novembre 2004
Balade autour de Chiang Maï
J'ai rendez-vous à 9 heures 30 avec Lieven chez Philippe pour aller chez Jean-Pierre. Nous allons faire une balade d'une journée en mobylettes. Jean-Pierre me prête son scooter. Lieven en avait loué une. Jackie, un autre copain, qui a fait la bringue toute la nuit vient aussi avec nous. Ces scooters vont assez vite. On peut rouler jusqu'à 110 km/h. On commence par aller visiter un centre de dressage d'éléphants à 100 kms au nord. Sans plus. C'est l'attraction touristique. Le temps est nuageux. C'est dommage pour les photos car la campagne est jolie. Jean-Pierre avait emmené un pique-nique avec lui. On mange dans un boui-boui près de la route. Il y a pleins de mouches. On va boire un coup au bord d'un lac de barrage. On se croirait au Canada. Puis nous prenons une petite route de montagne pour aller voir une cascade. Dommage qu'il fasse déjà nuit. La lumière est insuffisante pour les photos. Nous prenons un peu la pluie sur la route du retour. On rentre chez Jean-Pierre. Il a un restaurant. Il nous propose de manger des crevettes grillées sur le feu. C'est divin. Il pleut beaucoup. Jacky nous raconte sa vie de voyou (prison pour cambriolage, etc...). Il n'est pas très fin, mais gentil. Lieven me reconduit à mon hôtel avec son scooter. On a quand même passé une bonne journée.
dimanche 28 novembre 2004
L'hippodrome
Il n'y a pas grand monde dans les rues ce matin. Les gens ont du se coucher tard à cause de la fête. J'ai un mail de Lieven qui me dit être arrivé à Chiang Mai. Je lui donne rendez-vous chez Philippe à 19 heures. En attendant, je veux aller faire un tour à l'hippodrome. On m'a dit qu'il y avait des courses le dimanche et que l'ambiance était chouette. Ça me rappellera Vincennes. J'ai du mal à trouver un taxi. Finalement, j'en trouve un qui m'emmène péniblement jusqu'à un parc. Il me dit que c'est là. En fait, il ne veut pas aller plus loin. Je m'aperçois que je ne suis pas du tout à l'hippodrome. L'enfoiré de taxi ! Je dois traverser tout le parc. Il y a des gens qui piqueniquent au bord de la rivière. Je marche 2 kms pour arriver au champ de courses. Pas de bol, il n'y a pas de course aujourd'hui. Il paraît que c'est le samedi seulement. Un coup pour rien. J'en profite pour regarder les joueurs de golf. Il y a deux fois plus de caddies que de joueurs. Le gazon est nickel. Il y a un club house avec pleins de gens chics qui déjeunent sur la terrasse. Je quitte cet endroit qui ne me plait pas trop et retourne en ville. Il n'y a pas grand monde. Je retrouve Lieven chez Philippe. Apparemment, il a fait un super trek en montagne. On est tout une bande de francophones (français, suisse, belges). C'est sympa mais certains sont vite saouls et deviennent cons. Avec Lieven, on va faire un tour au night market. Je trouve un médicament pour mon mal de dents et du tabac à rouler. Demain, Jean-Pierre, un pote de Philippe, nous propose une balade dans la montagne. Nous avons rendez-vous chez lui à 10 heures.
samedi 27 novembre 2004
La fête de la Lune
Je suis réveillé à huit heures par des pétards. Je rédige un mail sur mon ordinateur pour Sébastien et je prends une photo de mes dents pour lui montrer le beau travail. Dans une librairie, j'achète un bouquin et la carte du Laos. Je vais boire un pot chez Philippe avec des suisses. Il y a là deux filles qui veulent aller au temple sur la montagne qui domine Chiang Mai. Je les accompagnerai peut-être lundi. Francis me prête un programme pour converti mon Windows en NTFS. Ça marche très bien. Le soir, je vais déambuler dans les rues. C'est la fête de la Lune. Une fête bouddhiste. Tout le monde va mettre sur la rivière un petit bateau avec une bougie dedans. Il y en a des milliers. C'est leur façon d'expier leurs pêchers. C'est assez joli. Ils font aussi voler des montgolfières en papier. On dirait des milliers d'étoiles. Il y en a qui brulent en l'air, c'est marrant. Il y a une ambiance de fête foraine. Ça fourmille de monde. Il y a pleins de pétards mais ils respectent les gens. Ça tombe bien, moi qui déteste ça. Je n'ai pas de nouvelles de Lieven. Je fais pas mal de photo mais il y en a peu de bonnes. Je n'ai pas encore la technique pour les photos de nuit.
vendredi 26 novembre 2004
Le dentiste (fin)
J'ai bien dormi malgré mes dents. Aujourd'hui, il pleut. Ce matin, je vais aller au marché pour voir si je ne trouve pas un sac à dos. Je trouve exactement ce que je veux. Il s'agit d'un sac à bandoulière qui peut aussi servir de sac à dos. Il ne coûte que 8 euros. J'en profite pour aller faire un tour au vieux marché. Il est plutôt sympathique. Il y a trois étages. Je vais boire une bière chez Philippe et surfer un peu sur Internet. J'ai un message de Lieven qui arrive à Chiang Mai bientôt. Je retourne chez le dentiste à 16 heures. Il pleut beaucoup. Heureusement, je trouve un taxi rangé juste devant l'hôtel qui m'emmène chez le dentiste. Finalement, je suis en avance d'une demi-heure. Mais au moins, je n'ai pas galéré sous la pluie. Tout se passe très bien mais ça finit tout de même à 21 h 30. Ça y est, j'ai tout fini. La facture est une bonne surprise. Elle est de 830 euros. Quand je sors, il pleut encore. Mais le Dr Marisa me propose de me raccompagner à mon hôtel. C'est sympa. En fait, elle me dépose à un taxi car toutes les routes sont bloquées à cause de la fête de la Lune. Je trouve un tuk-tuk. Je m'endors car je suis bien crevé.
jeudi 25 novembre 2004
Repos bien mérité
Je me réveille à 7 heures. Je n'ai finalement pas trop mal dormi. Je prends un cachet et me rendors jusqu'à 10 heures. Aujourd'hui, je dois changer de chambre car la mienne était réservée. Mais j'en récupère une double pour le même prix. C'est une chambre à l'arrière, donc beaucoup plus calme mais la vue est moins sympathique. Je m'engueule un peu avec la fille du cybercafé car la connexion est vraiment très mauvaise. En plus, ils ont des ordinateurs merdiques. L'Efferalgan fait de l'effet. Heureusement. Je mange un steak tartare chez Philippe. Très bon. Il faut que je récupère du sang. Je vais dans un cybercafé beaucoup plus rapide. Je me repose l'après-midi en regardant un film à la télévision. Puis, je vais prendre un pot chez Philippe où il y a pleins de paumés suisses et français. C'est le premier jour où je vois du monde dîner chez Philippe. Ça me rassure un peu. Ce soir, il a plu un peu. Ça faisait longtemps.
mercredi 24 novembre 2004
Encore le dentiste
Je suis paré pour une nouvelle grande journée de dentiste. Je prends un tuk-tuk à la sortie de l'hôtel car j'ai la flemme d'aller chercher un taxi. J'arrive à 9 h 30 sur place. Je prends un café à l'hôtel du coin. A 10 heures je me couche sur le fauteuil du dentiste. C'est une nouvelle dentiste. Elle n'est pas trop mal mais un peu jeune à mon avis. Son assistante par contre ne vaut pas grand chose. Il faut que lui dise en permanence d'aspirer mes glaires. Ce qui fait que c'est un peu moins marrant qu'hier. Mais bon ça va. Je reste trois heures sur le fauteuil. Le résultat n'est pas si mal. J'ai des dents toutes blanches. À midi, je vais au centre commercial du coin. J'ai cinq heures à perdre car mon prochain rendez-vous est à 18 heures. Je vais voir mes mails au centre commercial du coin. Comme il y a beaucoup de gamins qui jouent aux jeux vidéo, c'est très bruyant. Puis, je vais déjeuner dans un restaurant japonais. Je me fais avoir, car c'est très cher. C'est presque plus cher qu'en France ! C'est un espèce de travesti qui me servait. Il était sympa mais il m'a bien niqué. Façon de parler, biensur. Je vais me balader un peu dans les magasins. Je regarde le prix des lecteurs de CD extérieur. Les modèles ne sont pas terribles. Je trouverai ça plus facilement en Malaisie. Je vais attendre l'heure du dentiste dans un cybercafé. La dentiste veut absolument tenter de sauver ma dent du fond. Mais le Dr Marisa me dit que c'est inutile. Que faire et qui croire ? Finalement, en triturant la dent du fond, la dent gicle de sang. Il y a une petite panique. Elles font venir l'urgentiste qui me met des électrodes électriques pour cicatriser le sang. Ça n'est pas un moment terrible mais ça finit par arrêter le sang. La chef vient voir le travail et finalement, dit que la dent n'est pas en si bon état que ça. Elle manque d'assise pour porter la couronne. Donc, on décide de l'arracher. Ils sont quatre dans le cabinet. Je suis un spectacle à moi tout seul. Pour l'arrachement de la dent, tout se passe très bien. Je ne sens absolument rien. Quelle journée ! J'ai peut-être un peu trop forcé sur les rendez-vous. J'ai un peu mal pendant que l'anesthésie perd de son effet. Mais ça va. Je ne mange pas le soir et prend un Efferalgan pour pouvoir dormir.
mardi 23 novembre 2004
Opération dentiste
Ce matin, j'ai une réponse de Sébastien. Il a l'air de penser qu'il n'y a aucun risque d'aller chez le dentiste ici. Ils ont plutôt bonne réputation. En plus, c'est apparemment trois fois moins cher qu'en France. Je vais prendre mon petit-déjeuner dans le même café à l'angle de la rue. Toujours un breakfast américain. Ce matin, je vais me promener en ville et prendre des photos. A Chang Mai, il n'y a pas vraiment de choses extraordinaires à voir. Mais la ville est paisible. Je visite des temples. Je longe la rivière. Je déambule dans le quartier chinois. Il y a pas mal de touristes mais on les voit moins qu'à Bangkok. Je vais manger une petite salade dans un petit restaurant puis je vais faire un tour chez Philippe. Il vient de s'engueuler avec son voisin français qui tient aussi un restaurant et qui l'a menacé de le faire expulser de Thaïlande. Il a parait-il pas mal de relations avec la police locale. Ambiance... Je retourne à mon hôtel pour visionner mes photos. Vers cinq heures, je prends un taxi pour aller chez le dentiste de l'autre côté de la ville. J'ai une heure d'avance. Je vais la perdre dans un cybercafé pour mettre mes photos en ligne. À 18 h 30, c'est l'heure fatidique. Je n'attends pas. Je passe tout de suite sur le fauteuil. J'ai droit à des supers soins. Je ne sens absolument rien. Ils ont plein de matériels très modernes. La dentiste m'explique absolument tout. C'est en anglais mais je comprends assez facilement. Ils sont à la pointe du progrès. Ils ont une machine à faire des dents en trois dimensions. C'est assez impressionnant. Ils appellent ça de la céramique 3D. Ce soir, ils m'ont fait le côté droit du haut. Je suis resté deux heures et demie sur le billard. Comme j'ai encore mon rhume qui traîne, j'ai eu du mal à respirer par le nez et à avaler ma salive. Elles sont deux au-dessus de ma tête. La dentiste et son assistante. De temps en temps, elles rigolent bien. Moi, je ne peux pas, j'ai la bouche coincée. La Dr Marina travaille vraiment très bien. En plus, elle est d'un calme... Je retourne à l'hôtel en taxi. Je paye le tarif de nuit car il est 22 heures. Je vais acheter de quoi manger dans une épicerie. En fait, j'ai faim mais je n'arrive pas manger à cause du produit ils m'ont injecté dans la dent. Ma bouche est toute pâteuse. Je prends des photos de l'intérieur de ma bouche pour avoir une référence avant. Je me couche en espérant pouvoir dormir un peu.
lundi 22 novembre 2004
Visite de Chiang Maï
Je vais prendre mon petit-déjeuner dans un café chic à l'angle de la rue. Je prends un breakfast américain. C'est-à-dire du café, des toasts, des œufs brouillés avec du bacon et un jus d'orange. Moi qui n'aime pas manger le matin, j'adore. Auparavant, j'avais lavé du linge. Je retourne à l'hôtel pour bricoler un peu mon ordinateur. À midi, je vais chez Philippe. Je lui ramène les cd d'installation de Windows qu'il m'avait prêtés. Comme je lui dis avoir mal à une dent, il me conseille vivement d'aller chez un dentiste. Ils ont très bonne réputation ici. Et en plus, beaucoup moins cher qu'en France. J'avais effectivement lu ça dans le Routard. On va donc ensemble en scooter chez un dentiste de sa connaissance. Bien entendu, ici, on ne porte pas de casque. Chez le dentiste, on me propose un rendez-vous à 15 h 30. En attendant, nous allons faire quelques courses au magasin d'informatique local pour acheter des lettres autocollantes pour mon clavier qwerty. Je voudrais le transformer en clavier azerty. Puis nous allons manger un sandwich au Hilton où il a un copain suisse qui est gérant de l'hôtel. Apparemment, ils sont copains d'enfance. L'endroit n'a aucun charme. Puis vers trois heures, on retourne chez le dentiste. On évite une amende de justesse car Philippe a coupé la ligne blanche juste devant les flics. De plus, nous ne portons pas de casque. Heureusement, la police arrête la mobylette juste devant nous. Philippe me dit que si jamais nous étions arrêtés, il fallait faire mine de ne pas comprendre l'anglais. Car les policiers ne parlent pas le français et c'est trop compliqué d'aller chercher un traducteur. Alors ils laissent tomber. Philippe me dépose chez le dentiste puis repart. Je rentrerai tout seul. La dentiste en chef me fait un bilan très poussé. Elle a l'air de très bien si connaître. En gros, elle préconise de refaire presque tous les plombages qui sont trop vieux. Ils ont tendance à se désagréger. Puis, il faudrait faire deux couronnes. Elle estime le coût des soins à 1 400 euros approximativement. Ce qui me tente, c'est qu'elle peut tout faire en trois jours. Ça tombe bien, car mon visa expire dans cinq jours. Et je devrai avoir quitté la Thaïlande avant. Auparavant, je veux demander l'avis à Sébastien, mon frère, qui est dentiste. Je repars donc à l'hôtel en taxi. Ici, ce n'est pas facile d'en trouver car ce sont des taxis collectifs et il faut donc en trouver un qui va dans la bonne direction. On peut attendre longtemps. Le soir, j'envoie vite un mail à Sébastien pour lui demander son avis. Puis je retourne au restaurant de Philippe où je retrouve son pote Francis et son sale gamin Martin. Soirée sympa de déconnades. De retour à l'hôtel, j'ai des moustiques assez teigneux dans ma chambre. Je décide d'installer ma moustiquaire. Les nuits deviennent fraîches ou peut-être que je m'habitue à la chaleur. En tout cas, je dors bien. Et puis mon rhume s'estompe peu à peu. Pour le moment tout va pour le mieux.
dimanche 21 novembre 2004
"Feel Good"
Je crois que je n'ai pas dormi de la nuit. J'ai le nez complètement bouché. Le gérant de l'hôtel me demande si je reste encore nuit. Comme il n'y a pas d'eau chaude et que je déteste les douches froides, je lui fais part de mon intention de changer d'hôtel. Il m'explique que c'est à cause du réchauffeur solaire qui ne fonctionne pas bien. Ça m'est bien égal. Je fais donc la tournée des hôtels du coin. Je tombe sur un pas trop mal. La petite hôtesse d'accueil est pétillante et vachement sympa. Elle me montre une chambre avec un balcon coté rue. C'est un peu bruyant mais charmant. Je vais chercher mes affaires dans l'autre hôtel et m'installe. Je prends une douche bien chaude bien méritée. Je vais consulter mes mails dans un cybercafé. Je mets mes photos de Sukhothai en ligne puis je me dirige chez Philippe. Son restaurant s'appelle "Feel Good" (jeu de mots). Il me propose de me filer un logiciel piraté de Windows XP en français pour mon ordinateur. Je reviendrai pour installer ça cet après-midi. Comme je suis crevé, j'essaie de dormir un peu à l'hôtel. Sans succès. À 17 heures, je retourne chez Philippe. Je charge Windows XP et Office 2000. Lui me recopie tous mes mp3. On rencontre d'autres français. Ils sont tous très désabusés par les thaïlandais. Ils critiquent tout. Je me demande ce qu'ils foutent ici. Il y a là un gros type, genre costaud gentil. Il a un fils, Martin, assez énergique et apparemment trop gâté. Il vient de divorcer et compte s'installer au Cambodge. Je mange un plat thaï chez Philippe. Mais comme je suis enrhumé je ne l'apprécie pas à sa juste valeur. Je rentre à mon hôtel et installe XP sur mon ordinateur. Ça marche impeccable.
samedi 20 novembre 2004
Arrivée à Chiang Maï
En effet, je ne me suis pas trompé. J'ai attrapé un bon rhume. Je me lève vers neuf heures. Avec Lieven, nous prenons notre petit-déjeuner juste en face de l'hôtel. Puis nous prenons un tuk-tuk pour aller à la gare routière qui est situé en dehors de la ville. C'est là que nous nous séparons. Lui doit aller dans l'est, faire un trekking dans la montagne. Moi, je vais à Chiang Mai. On se dit au revoir et peut-être à bientôt car il doit aller à Chiang Mai après. Mon bus est fortement climatisé mais très confortable. Ce qu'il y a de bien dans le bus s'est qu'on peut voir à travers les vitres. Je rencontre un couple d'australien/canadienne qui parle très bien le français car ils ont vécu huit ans à Paris. Le bus fait une halte dans un restaurant routier au bord de la route. La bouffe n'est pas terrible et très épicée mais ça n'est pas cher. La route est assez jolie. Nous arrivons enfin un Chang Mai par une immense autoroute à huit voies. J'aperçois un grand magasin Carrefour. Arrivé à la gare, les taxis nous voient venir. Il nous réclame une somme astronomique pour aller au centre-ville. Nous refusons l'arnaque. Les autres routards décident d'aller au centre-ville à pied. Comme mon sac n'est pas très pratique à porter, je tente donc de prendre un autre taxi. Ici, les taxis ont l'air de faire partie d'une mafia. J'ai bien fait d'en prendre un car le centre-ville est assez loin de la gare routière. Philippe m'avait laissé son adresse et un numéro de téléphone. Le taxi a l'air de connaître son restaurant. Il m'arrête dans la rue. Je cherche le restaurant lorsque Philippe sort justement en mobylette. Ça fait drôle de le revoir ici. Nous nous donnons longuement des nouvelles des uns et des autres. Il a petit restaurant sympathique au fond d'une cour. Comme il n'y a pas trop de place pour dormir chez lui, il m'emmène dans un guesthouse pas terrible à coté. Mais il n'y a pas d'eau chaude. Demain, je tacherai d'en trouver un autre un peu mieux. Comme je suis assez fatigué par mon rhume, je vais acheter de quoi manger au 7 Eleven du coin. Il y a beaucoup d'activités près du marché de nuit.
vendredi 19 novembre 2004
Les temples de Sukhothaï
Dans le guide, ils conseillent d'aller visiter la vieille ville de Sukhothai assez tôt le matin pour éviter les hordes de touristes. Je me lève donc de bonne heure. J'y vais seul car Lieven dort apparemment toujours. Je n'ose pas frapper à sa porte. Il a besoin de récupérer. Je marche à pied pour aller chercher un minibus qui m'emmènera dans la vieille ville qui se trouve à une vingtaine de kilomètres. Dans le bus, je discute avec un couple de hollandais. L'homme parle très bien le français. Il a travaillé en Suisse. Le minibus nous arrête 500 m avant l'entrée du site. Apparemment, il était de mèche avec une femme qui louait des vélos. Bien entendu, on refuse. Nous remontons donc dans le minibus qui nous emmène jusqu'à l'entrée du site. Là, il y a pleins de loueurs des vélos. Des vélos par milliers. J'en loue un. Puis, je vais prendre un café en guise de petit-déjeuner dans une gargote. La ballade en vélo est très agréable. Comme il est encore tôt, il fait frais. Le site est très joli. Il n'y a pas grand monde. Apparemment, les touristes ne sont pas encore arrivés. Il y a plusieurs blocs de temples assez différents les uns des autres. Je vais voir deux palais à l'extérieur du parc. Il n'y a presque personne. Je prends un groupe de moine en photo devant une statue. Ils sont ravis. J'aime bien leur tunique orange. Vers midi, je vais déjeuner au restaurant du parc où je retrouve les hollandais d'hier. Nous discutons ensemble pendant plus d'une heure. Ils sont très sympathiques. On échange nos impressions. Puis je vais faire un tour au musée. Il faut laisser son sac à la consigne car on n'a pas droit de prendre des photos. Il n'y a pas grand-chose de très intéressants à voir. Vers trois heures, je retourne à l'hôtel. Je prends un minibus avec deux jeunes routards japonais. C'est plutôt rare de voir des routards asiatiques. Dans ma chambre d'hôtel, je visionne les photos que j'ai prises. Je retrouve Lieven qui est allé sur le site plus tard que moi. Nous avons vu à peu près les mêmes choses. Nous allons dîner ensemble. Je me couche tôt car je crois que j'ai attrapé un rhume. Surement à cause de la climatisation du train.
jeudi 18 novembre 2004
Départ pour Sukhothaï
Finalement, je n'ai pas besoin du réveil pour me lever. Ouf ! Je décide d'abandonner une chemise et un Kway qui ne me serviront pas. Je dis au revoir aux gens de l'hôtel. Je vais jeter un dernier coup d'œil sur Internet avant de partir. Il y a un email d'Anne. Christophe sera au chômage le 5 février. Marc Bastide lui demande ce que je deviens. Finalement, je décide de prendre un taxi pour aller à la gare. C'est plus pratique avec mes bagages. Il y a pas mal de trafic. Mais nous arrivons tout de même à la gare vers neuf heures. C'est une belle gare de style colonial. Le train part à 9 h 37 précise. Dans le train, la clim est à fond, il fait assez froid. Il y a des odeurs fortes de nourriture. Le wagon est assez propre mais sans plus. Il y a quelques routards. J'ai la flemme de sortir ma polaire. Je le regretterai plus tard. Une vieille femme n'arrête pas de tousser derrière moi. J'ai l'impression qu'elle le fait exprès. En plus, elle crache par terre. Les Thaïs ne sont pas tous si propres que ça. Ils ont mis un film sombre de protection solaire sur les fenêtres. Quel dommage qu'on ne puisse pas bien voir les paysages. À 11 h 30, ils nous servent un repas complet comme dans un avion. Ça tombe bien, j'avais une de ces faims. À cinq heures, nous avons même un goûté. Quel luxe ! Nous arrivons enfin à Phitsanulok. C'est mon arrêt. Je rencontre un couple de vieux hollandais et un jeune belge flamand, Lieven. Ils sont très sympathiques. Nous devons aller à la gare routière pour prendre un bus qui nous mènera à Sukhothai. Nous négocions difficilement un tuk-tuk à 1 euro pour quatre. Il est conduit par une femme qui fonce à toute allure. Le trajet en bus me coûte seulement 0,5 euros. Même pas le prix d'un ticket de métro à Paris. Il dure un peu plus d'une heure. À l'arrivée à Sukhothai, un taxi nous propose de nous emmener dans un guesthouse sympa près de la rivière. C'est vrai que le petit hôtel qu'il nous montre est charmant. Mais il ne reste plus que deux chambres avec uniquement un grand lit dans chacune. Les hollandais décident de rester. Lieven et moi allons au River View Hôtel dans le centre ville. L'accueil n'est pas terrible mais les chambres sont correctes. Nous avons la climatisation et la télévision pour 7 euros. On va dîner dans une gargote au marché de nuit. Nous mangeons de très bonnes nouilles et des jus de fruits. Puis nous allons prendre notre dessert un peu plus loin où des femmes vendent leurs pâtisseries. Je prends une espèce de flanc au goût indéterminé. On va se balader un peu en ville. C'est très calme, il n'y a pas grand-chose à faire. En Belgique, Lieven fait de la maintenance informatique. Nous allons faire un tour dans un cybercafé. Il y a un mail d'Aurélie. Puis nous rentrons à l'hôtel. Lieven veut dormir tard demain matin car il veut récupérer du sommeil à cause du décalage horaire. À la télévision, il n'y a que des chaînes Thaïs avec des films américains nuls.
mercredi 17 novembre 2004
Vue panoramique de la tour Bayoke
Aujourd'hui, je vais aller faire un tour dans le quartier chinois. Je prends le bateau taxi et je marche à pied. Je me perds un peu. Dès neuf heures, ça fourmille de monde. Je rentre au hasard à l'intérieur d'une galerie marchande. C'est incroyable, on dirait la caverne d'Ali Baba. Il y a des montres et des calculatrices à la tonne. J'essaie de me diriger vers le centre-ville mais je me trompe complètement. Je me retrouve à la gare puis au Central. Comme je passe devant un Mac Donald's, je vais y manger pour savoir si les hamburgers ont le même goût qu'en France. Il n'y a pas de différence. Il y a des cadres occidentaux entre deux rendez-vous. Je prends le métro aérien jusqu'au Panti Shop. Ils me changent ma souris cassée sans discuter. C'est sympa. Je prends quelques photos à l'intérieur du magasin. Il est impressionnant. Il y a cinq étages de magasins informatiques. Je marche à pied jusqu'à la grande tour Bayoke II (306 m). C'est la plus grande tour de Bangkok. On peut monter tout en haut par un ascenseur extérieur avec une vue panoramique. La montée est assez impressionnante. Il ne faut pas avoir le vertige. On arrive au 75ème étage. Là, il y a un restaurant panoramique. Puis on monte au 83ème étage par un autre ascenseur intérieur. On arrive à un bar. Puis il faut prendre un petit escalier qui arrive sur une passerelle tournante au 84ème étage. Le panorama est saisissant. Je prends plein de photos. D'ici, on se rend bien compte de l'étendue de Bangkok. Il y a des gratte-ciels à perte de vue. En redescendant, j'en profite pour aller prendre un verre au bar. J'entends un groupe de français qui discutent à côté. Je n'ai pas trop envie de faire leur connaissance. Durant la descente en ascenseur, je prends une vidéo. Je retourne à l'hôtel pour visionner mes photos et vidéos. Je vais chercher mon visa et mon billet de train. Sur le chemin, je crois reconnaître la française qui me réclamait du fric quelques jours auparavant. J'ai l'impression qu'elle est en train d'arnaquer d'autres touristes. J'ai une longue discussion avec Mindy sur Internet. Elle va sans doute aller à Macao en janvier. J'arrive enfin à joindre Philippe sur Msn. Il me dit que son ordinateur était en panne. Il m'attend. C'est déjà ça. Je commence à faire mes valises. Dans la nuit, ces cons de russes font un bordel incroyable. Impossible de dormir. Les portes claquent. Ils mettent de la musique techno à fond et parlent fort. Je suis obligé de mettre les boules Quiès. J'espère que j'entendrai le réveil à sept heures demain matin.
mardi 16 novembre 2004
Le Grand Palais
Aujourd'hui, je décide d'aller enfin visiter le Grand Palais. Je retrouve Peter au petit déjeuner. Ça me fait plaisir de discuter un peu, même si c'est en anglais. Nous prenons ensemble le bateau taxi. Lui va jusqu'au Central. Moi, je m'arrête à Tha Chang. Il y a une foule de touristes au Grand Palais. C’est le Versailles thaïlandais. Il ne fait pas très beau, c'est dommage. Il pleut même de temps en temps. Le Grand Palais est un ensemble de temples et de riches demeures royales. C'est assez clinquant. Ca fait un peu décors de cinéma. Je me fais rappeler à l'ordre dans un temple car j'ai pris le petit bouddha sacré en photo. Il paraît que c'est strictement interdit. Comme il n'y a pas de soleil, je ne prends pas beaucoup de photos. Finalement, les résultats ne seront pas si mauvais. Par contre, je prends plusieurs petites vidéos. Vers midi, le palais se vide. Les touristes sont allés manger. J'ai fini la visite et je décide de rentrer à l'hôtel pour aller voir le résultat de mes photos. Je mange dans un petit boui-boui au port de Tha Chang. Je m'aperçois que je n'ai plus beaucoup d'argent. En tout cas, pas assez pour payer mon repas. Je vais donc en chercher au distributeur. La serveuse, inquiète, me court après pour savoir si je conserve ma commande. Je la rassure. De retour dans ma chambre d'hôtel, je m'aperçois que ma souris ne fonctionne plus. J'arrive cependant à la réparer. C'est vraiment du toc. Je n'ai toujours pas de nouvelles de Philippe. Il ne répond pas à mes mails. Ça devient vraiment inquiétant.
lundi 15 novembre 2004
Philippe ne répond pas ?
dimanche 14 novembre 2004
Peter
samedi 13 novembre 2004
Retour vers Bangkok
Je suis réveillé par le vacarme des speed boats. Quelle horreur ces engins ! Pourquoi ne mettent-ils pas de silencieux à leur pot d'échappement ? Comme je n'avais pas mis mes boules Quies, je suis réveillé tôt. Il y a eu de la pluie cette nuit. Comme j'ai une oreille bouchée, il faut que je trouve une lotion dans une pharmacie. Je pense qu'un insecte s'est glissé à l'intérieur. Je range mes affaires et rend les clés de la chambre. La patronne en profite pour me glisser une note de repas. Je lui fais comprendre que j'ai déjà payé hier et donc je refuse. Elle n'a pas l'air très contente. C'est comme ça ! Ils n'ont qu'à bien tenir leur compte. Une mobylette me propose de m'emmener à la gare routière. J'accepte. Elle est assez loin à pied. Je profite d'être au centre-ville pour chercher un oculiste qui puisse me réparer mes lunettes. J'en trouve un qui me le fait gratuitement. En attendant le bus, je vais me promener un peu dans le centre commercial. Il n'y a pas grand-chose. Le bus est bondé de thaïlandais. J'ai l'impression que la climatisation ne marche pas tellement il fait chaud à l'intérieur. Au moins, je n'aurais pas de rhume. Pendant le trajet, je bouquine mon Agatha Christie. L'histoire est un peu légère. Sans plus. Puis nous retrouvons la pollution de Bangkok. Comme je ne trouve pas de bus pour m'emmener au centre-ville. Je prends donc un taxi. Pour une fois, il est plutôt sympa. Arrivé à l'hôtel, l'hôtesse me dit qu'ils n'ont pas reçu mon mail de réservation que j'avais envoyé de Kantchanaburi. Heureusement, il y a des chambres de disponibles. Comme je veux changer de chambre, j'hésite entre une double avec ou sans fenêtre. Finalement, j'opte pour une sans fenêtre au cinquième étage qui est beaucoup plus calme. Ils ne retrouvent plus le sac que j'avais laissé en consigne. C'est plutôt embêtant. J'espère qu'ils ne l'ont pas perdu. À l'intérieur, il y a l'ordinateur et le disque dur avec toutes les photos. Il faut que je pense à faire une copie de mes photos sur un CD-ROM. Et pourquoi pas l'envoyer en France pour plus de sûreté. Finalement, ils le retrouvent un peu plus tard. Ouf ! J'en profite pour regarder mes photos de Kantchanaburi. Certaines ne sont pas mal du tout. Ce soir, je n'irai pas manger au restaurant de l'hôtel. Il y a trop de monde car nous sommes samedi soir. Je trouve un autre restaurant désert un peu plus loin. Il n'est pas top, et en plus il est un peu cher.
vendredi 12 novembre 2004
Le pont de la rivière Kwaï
Je me réveille à six heures du matin et me rendors jusqu'à 10 heures. Par inadvertance, je m'assoie sur mes lunettes. Les verres ne sont pas cassés. Je prends mon petit déjeuner à l'hôtel puis je vais me balader à pied jusqu'au pont de la rivière Kwaï. Il fait assez chaud, mais ça fait du bien de marcher. Je cherche en vain un oculiste pour réparer mes lunettes. En attendant, j'utilise mes lunettes de soleil. Arrivé au pont, je prends des photos et des vidéos. Il y a moins de touristes qu'hier. Mais le site ressemble à un parc d'attractions. Je traverse le pont métallique pour aller de l'autre coté de la rive. Il y a un petit train touristique qui fait la navette. Je retourne à l'hôtel en m'arrêtant dans un cybercafé. Je n'ai pas beaucoup de message. Je reviendrai ce soir. De retour dans ma chambre flottante, je vois pleins de barges qui voguent sur l'eau avec de la techno à fond. Heureusement, ils arrêtent leur musique à 22 heures. Ça me permet de dormir tranquille.
jeudi 11 novembre 2004
La faille d'Hellfire
La nuit a été calme, à part quelques croassements de grenouilles. Ici, il fait beaucoup plus frais qu'à Bangkok. Il a fallu que je porte un tee-shirt car je n'avais pas emmené mon drap. Je me lève à 7 h 30 sans trop de problème. Je commence à m'habituer au décalage horaire. Je prends mon petit déjeuner au restaurant de l'hôtel. Un minibus vient nous chercher à l'hôtel. Je voyage avec une anglaise d'origine bangladeshi, une hollandaise, un couple d'américains, un autre couple de hollandais et un couple de suisses francophones de Lausanne. Je vais enfin pouvoir reparler français. Après une heure de route, on dépose un premier groupe pour faire un tour d'éléphants. (Il paraît que ce n'était pas terrible). Le couple hollandais et moi, qui n'avons pas pris le même circuit, continuons en minibus pour aller au mémorial de Hellfire. C'est une espèce de musée à la mémoire des martyrs de la construction du chemin de fer pendant l'occupation japonaise. Comme nous sommes le 11 novembre, il y a une commémoration avec des anciens combattants australiens et anglais. Le guide nous prend la tête pendant au moins une demi-heure devant une carte du chemin de fer en nous expliquant toute l'histoire. (C'est chiant). Puis nous descendons à la faille de Hellfire. Là, une foule de d'anciens combattants se retrouve pour commémorer ce pénible souvenir. J'aurais voulu me promener à pied car l'endroit est assez joli mais je dois m'y résoudre. C'est l'inconvénient des circuits organisés. Après une heure de visite du musée, nous retrouvons l'autre groupe dans une petite gargote au bord de la route. J'en profite pour sympathiser avec les suisses. Quel plaisir de parler français ! Ce sont d'anciens routards qui ont passé 26 mois autour du monde. Il voulait revenir en Thaïlande car ça leur avait bien plu. Après, nous allons faire un tour aux sources d'eau chaude. Je n'ai pas trop envie de m'y baigner. Il y a pleins de monde, notamment des thaïs, qui prennent leur bain curateur, parait-il. Après, nous visitons des chutes d'eau sans grand intérêt. Il y a une vieille locomotive à vapeur et une ancienne gare désaffectée qui ont été réaménagés pour les touristes. Je décide de me séparer du groupe pour aller marcher un peu plus haut. Il n'y plus personne. L'endroit est joli. Je prends mon temps pour prendre quelques photos. Lorsque je redescends, le guide se précipite vers moi. Il était inquiet. Décidément, je ne suis pas fait pour les voyages en groupe. Nous reprenons le minibus pour aller prendre le fameux train. Nous arrivons dans une gare en pleine brousse. Il y a beaucoup de ponts en bois qui ont été reconstruit. Cela ressemble à un décor de western. Au bout de quelques minutes, le train arrive enfin. Il est bourré de touristes avec appareils photo et caméscopes en bandoulière. Il y a tellement de monde que nous pouvons à peine entrer à l'intérieur. Je suis coincé devant la porte extérieure du wagon. Puis nous nous arrêtons à la station suivante, et une grande partie des touristes descendent là. Le train se vide complètement. Tous les touristes reprennent leurs cars pour retourner dans leurs hôtels. Nous sommes obligés de nous arrêter un peu plus loin dans une gare car notre locomotive est en panne. Nous arrivons enfin à la station du pont de la rivière Kwai. Il y a là énormément de touristes. J'avais dans l'idée de prendre ce train demain pour découvrir la région mais j'abandonne car cette foule m'effraie un peu. Je reviendrai seulement prendre des photos du pont. Je propose aux suisses de nous retrouver pour dîner ensemble. Nous décidons d'aller au marché de nuit. Nous prenons un tuk-tuk à trois. Il nous dépose à un petit marché sympathique. On mange des insectes grillés. Pour moi, c'est la première fois. C'est plutôt bon. Je mange aussi un plat de nouilles sautées. Nous décidons d'aller au marché de nuit qui se trouve près de la gare routière. Nous ne trouvons pas de tuk-tuk. Quelques scooters nous proposent leur service mais pour un prix exorbitant. Nous décidons d'y aller à pied. Jean-Luc mange un scorpion. Je n'ose pas. Fabienne non plus ne veut pas y goûter. Je prends des brochettes de poisson. Ce n'est pas terrible. Puis nous retournons à l'hôtel entre tuk-tuk. Nous décidons d'aller prendre une dernière bière ensemble. Nous nous racontons nos aventures jusque tard dans la nuit.
mercredi 10 novembre 2004
Kantchanaburi
Aujourd'hui, j'ai décidé d'aller à Kantchanaburi. C'est là que se trouve le célèbre pont de la rivière Kwai. Le Routard dit que c'est un endroit agréable à voir. Je prépare mes affaires pour laisser un sac à la consigne de l'hôtel. Je demande à un tuk-tuk combien cela coûte pour aller à la gare routière. Il me réclame 200 bahts. Ils n'ont peur de rien. Je prends donc le bus n°3 pour seulement cinq bahts. Dans le bus, je discute avec un pharmacien thaï très sympathique. Il me raconte beaucoup de chose en anglais, mais difficilement compréhensible. On traverse le pont suspendu puis la banlieue. À la gare routière, le thaï me désigne mon bus. Il m'en coûte seulement 82 bahts pour aller à Kantchanaburi. Le bus est à peine rempli. On traverse toute la banlieue de Bangkok. Cela fait plus de 60 km. Nous croisons plein de garages et de concessionnaires de voitures japonaises. J'achète un jus d'orange glacé à un vendeur qui passe dans le bus. Il est tellement glacé qu'il faut que j'attende pour le boire. Le voyage dure trois heures. Nous avons droit à une petite averse. La première depuis que je suis en Thaïlande. Arrivé à Kantchanaburi, un tuk-tuk à vélo ne propose de m'emmener au Sugar Lane Guesthouse pour 30 bahts. Je demande des renseignements au centre d'informations touristiques de la gare routière. Le tuk-tuk pédale entre les voitures. Ça me rappelle Madagascar. Au bout de 2 kms, nous arrivons à un charmant hôtel avec quelques bungalows sur pilotis situés sur le fleuve. Cela coûte 11 euros la nuit. Comme je compte rester plusieurs jours, on négocie à 10 euros. Je déjeune au restaurant de l'hôtel des nouilles sautées. L'hôtesse d'accueil me propose un tour organisé pour le lendemain. Pourquoi pas ? Cela ne coûte que 7 euros. Ce prix comprend la journée complète plus le repas de midi. Je m'installe dans ma chambre qui a une vue superbe sur le fleuve. Il y a plein de nénuphars. Un vieil anglais vient faire des photos juste devant ma porte. Nous discutons ensemble. Il vit en brousse à quelques kilomètres au nord. Il a une fille de 20 ans qui fait ses études à Bangkok. Il est à la retraite. Il a beaucoup travaillé en Arabie Saoudite. Il me raconte toutes ses aventures. Je me repose un peu. Vers 19 heures, je pars envoyer des mails au cybercafé. Le prix de la connexion est un peu cher. Je crois que je me suis fait un peu rouler. La rue centrale est pleine de restaurants, de bars et de boutiques. On se croirait à Saint-Tropez. Je croise un autre cybercafé deux fois moins cher. J'achète de quoi dîner dans une épicerie (Seven Eleven) car je n'ai pas très faim. J'ai acheté une compote de fruits inconnus mais très bonne. De retour à l'hôtel, je discute avec une suisse allemande très sympa. Elle me confirme que la ballade de demain est très bien. Il va falloir que je me relève à 7 h 30. Dur dur !
mardi 9 novembre 2004
La carte Visa
Je me réveille à 7h00. Un record ! Je crois que le décalage horaire commence à s'atténuer. Je lave une chemise. Je décide d'aller voir un couturier pour me faire faire des ourlets à mes pantalons de toile. Je trouve dans la rue une couturière que je réveille. Elle accepte de me faire un ourlet pour une somme modique. Je reviendrai les chercher cet après-midi. Je décide de passer par Khosan Road (quartier des routards) et de marcher un peu. Il faut aussi que je tire de l'argent avec ma carte bancaire, que je trouve une souris pour mon ordinateur et du tabac à rouler. Le quartier de Khosan Road est à peine réveillé. Tous les magasins sont fermés. Il y a quelques touristes au café. C'est une ambiance assez bizarre. Il y a une librairie d'ouverte. Je leur demande s'ils ont des livres en français. Oui, ils en ont au deuxième étage. La librairie est assez vieillotte. J'achète un livre d'Agatha Christie. Je décide de retourner dans le centre-ville à pied. Il y a beaucoup de trafic de voitures. L'air est très pollué. Mes poumons se remplissent de CO2. Ça fume grave. Finalement, la marche n'est pas trop longue. Sur la route, je m'arrête à un distributeur qui refuse ma carte bancaire. L'affichage était en thaï. Je n'ai peut-être pas bien compris. Je vais prendre un jus d'orange dans un café plutôt chicos en attendant l'ouverture des magasins (10 heures). Je rencontre la même galère aux distributeurs bancaires de la galerie marchande du Siam Center. Je commence à m'inquiéter. Il faut que je trouve une banque pour en savoir plus. Près d'un Mac Do, une femme vient à ma rencontre. Elle est française. Elle me raconte une histoire incroyable qui vient de lui arriver. Son mari s'est fait arrêté à Pataya. Comme il s'était fait arracher sa banane, il a couru après le voleur et s'est bagarré avec lui. Au poste de police, ils lui ont réclamé l'équivalent de 1000 euros car le voleur a dit que c'était lui qui l'avait battu. Sa femme est donc rentrée à Bangkok pour réclamer de l'aide à l'ambassade de France. Ils n'ont rien voulu savoir. Ils lui ont conseillé de demander aux touristes de lui prêter de l'argent. C'est ce qu'elle fait maintenant. Avec ma méfiance naturelle, j'ai du mal à croire à son histoire. Je lui conseille d'aller voir la Western Union Bank qui prête de l'argent. Il suffit de connaître des gens en France pour envoyer de l'argent très vite. Elle me répond qu'elle n'a pas le temps car il doit passer au tribunal dans quelques heures. Je trouve ça bizarre. Elle insiste, je refuse. Je lui souhaite bonne chance. Je ne sais pas si cette histoire est vraie, mais en tout cas, ça fout le blues. Soit les flics sont des pourris, soit c'est une arnaqueuse et elle m'a prit pour un con. Un peu plus tard, je trouve une banque et je leur raconte mon problème de carte Visa. La banquière me conseille d'appeler ma banque par téléphone pour savoir pourquoi ça ne marche pas. Je leur enverrai un mail à mon retour à l'hôtel. Je vais visiter le Word Trade Center. Il y a énormément de boutiques de très grand luxe. Je vais déambuler dans un supermarché pour voir quel genre de produits ils ont. C'est presque pareil qu'en France avec des produits thaïs. Je trouve une très belle souris mais ce n'est pas trop le moment de dépenser mon fric. Je vais déjeuner dans une espèce de cafeteria qui fait des grillades. C'est cher mais les hôtesses d'accueils sont très souriantes et plutôt bien gaulées. Je prends le Sky train. Il est très propre, tout neuf, et silencieux. Puis, je prends le bateau taxi jusqu'à l'hôtel. Cette histoire de carte bleue me tracasse. Je passe devant le couturier pour récupérer mon pantalon et en profitent pour lui filer celui que je porte. Je le reprendrai tout à l'heure. De retour à l'hôtel, je vérifie les papiers de la banque que j'avais pris soin de sauvegarder sur mon disque dur. Ouf ! Je comprends ce qui c'est passé ! En fait, on ne peut pas tirer plus de 160 € par jour. Or j'en demandais 200. Il y a un distributeur juste devant l'hôtel. J'essais, ça marche ! Ouf, je reviens de loin. J'ai bien cru que mon voyage s'arrêterait là. J'en profite pour faire par Internet un virement sur mon compte. (J'avais trop d'argent dessus, on ne sait jamais...) Je vais à Khosan Road pour voir s'ils n'ont pas de souris. Je passe récupérer mon pantalon. Le quartier n'a rien à voir avec ce matin. Il y a plein de monde mais il n'y a pas de magasins informatiques dans le quartier. Le soir, je dîne au restaurant de l'hôtel. Ils passent un DVD de Dracula.
lundi 8 novembre 2004
Le Wat Pho
Finalement, malgré la cuisine épicée, je n'ai pas eu mal au bide. Par contre, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. Encore à cause de ce putain de décalage horaire. Je me force à me réveiller à 9 h 30 pour être tôt au Grand Palais. Je prends le bateau taxi jusqu'à l'arrêt Pha Chang. C'est un omnibus. J'arrive devant le Grand Palais quand on m'apprend qu'il est fermé ce matin pour cause de cérémonie bouddhiste. C'était bien la peine de me lever si tôt. Finalement, je décide d'aller à pied jusqu'au temple Wat Pho. C'est à peine à 200 mètres. Pas de chance, il est aussi fermé. Il n'ouvre à 13 heures. Il est 10 h 30, je décide alors d'aller me balader un peu. En passant devant le fleuve, je vais voir le Wat Nanou. Il faut prendre une navette pour traverser le fleuve. En fait, c'est vachement sympa. C'est une espèce de tour khmère recouverte de faïence et de statues. L'endroit est très paisible malgré la présence de nombreux touristes. Je prends beaucoup de photos. Il y a pas mal de moines car il y a une école bouddhiste juste à coté. Je reprends la navette de midi pour traverser le fleuve. Je mange une bonne soupe sur le trottoir. Il y a un peu de tout dedans. Des nouilles, du poulet, du fromage et pleins d'épices. Un couple de jeunes français me demande le guide du Routard pour connaître les horaires d'un marché flottant. Je le leur prête bien volontiers. Finalement, je n'irai visiter que le Wat Pho. Deux temples dans la journée, ça suffit amplement. Il est magnifique. Un peu kitsch, mais très propre. Il y a beaucoup de bouddhas en or dont un immense couché. Je retourne à l'hôtel en bateau. Je vais faire un tour sur Internet. Il y a un message de Gwenaëlle qui est toujours sur son chemin de Saint Jacques en Espagne. Tout à l'air d'aller bien pour elle. Je dîne au resto de l'hôtel qui est toujours aussi bon. Il passe le DVD de Mars Attack sur un grand écran.
dimanche 7 novembre 2004
Le bateau-taxi
La femme de ménage me réveille à 11 heures. Je vais prendre mon café. Je lave une chemise. Comme la journée est bien entamée, j'abandonne l'idée de visiter le Palais Royal aujourd'hui. Je décide d'aller faire un tour sur le fleuve en bateau taxi. C'est très bien organisé. Il y a trois types de bateaux : les omnibus qui s'arrêtent un peu partout, les rapides qui ne s'arrêtent qu'à quelques stations, et ceux pour les touristes. L'ambiance est paisible et rappelle les bateaux-mouches. C'est une bonne idée pour découvrir la ville. C'est assez intéressant de voir les grands buildings situés à côté de vieilles maisons en désuétude. Il y a beaucoup de touristes. Je vais jusqu'au bout de la ligne. Il rejoint le terminus du métro aérien, le Sky Tren. Je veux aller faire un tour à pied dans le quartier mais ça n'a pas grand intérêt. Je reprends donc le bateau. Je m'arrête dans le quartier du Grand Palais. Je me balade à pied. Comme j'ai faim, j'achète trois brochettes à un petit vendeur de rue. Je passe devant le temple What Pho et prends quelques photos. J'y reviendrai demain. À l'embarcadère, je rencontre un jeune touriste américain qui prend des moines bouddhistes en photos. On discute ensemble. Il est très sympa. Quand je lui dis que je suis français, je sens une légère gêne. On n'en rigole. Bien entendu, nous discutons de Bush et de l'Irak. Il est désolé... Je retourne à l'hôtel. Je regarde mes photos et films sur l'ordinateur. Ca marche très bien. C'est quand même vachement sympa de pouvoir visualiser ses photos rapidement. J'en enregistre quelques unes sur ma clef USB puis je vais les transférer sur un site Internet. J'en profite pour télécharger quelques petits programmes pour améliorer mon portable. Je reçois un mail de maman qui n'a pas l'air d'aller très fort. Elle a encore le blues. Elle ne supporte plus de rester seule à Madagascar. Elle m'annonce son retour prochain en France. Je sors pour dîner. Je trouve un très chouette resto bord du fleuve mais je suis tout seul et ça n'est pas très drôle. Je me rabats donc sur le resto de l'hôtel qui me plait bien. Par contre, ce soir, c'est très épicé. La nuit risque d'être difficile. Mon estomac supportera-t-il ?
samedi 6 novembre 2004
Le temple de l'informatique
La nuit fut très bruyante. Il y a eu des travaux toute la nuit pour éviter la circulation de la journée. Ils refont le goudron. Je me réveille à midi. Je prends une douche avec de l'eau chaude. C'est la première fois que je vois ces chaudières instantanées électriques. C'est assez efficace. Je descends à l'accueil pour demander à changer de chambre. La mienne est vraiment trop bruyante. Malheureusement, il n'y en a pas de disponible pour le moment. Je prends un taxi pour le centre-ville. Je ne me sens pas de prendre un tuk-tuk. Ça sent l'attrape-touriste. Le trafic de voitures est très dense. C'est le week-end et en plus, il y a un grand concert qui bloque tout un quartier. J'arrive au Panti Shop. C'est un immense magasin de cinq étages, le temple de l'informatique. Je passe l'après-midi à l'intérieur. Mon rêve. Pour déjeuner, je vais à la cafétéria. Il faut acheter des tickets. C'est assez marrant. La bouffe n'est pas très bonne, mais bon ça va. J'avais l'intention d'acheter un lecteur de mp3, et finalement je craque sur un ordinateur ultra portable Toshiba pour l'équivalent de deux cent euros. Il est facile à transporter. Il me permettra de trier et de retoucher mes photos, et de transférer de la musique sur ma clef USB. J'hésite à l'acheter. Je vais réfléchir en allant faire un tour dans le centre-ville. Il y a d'énormes shoppings centers. Sur le trottoir, un immense écran LCD avec de l'animation et des danseurs merdiques. Un peu plus loin, ils sont en train de construire un immense gratte-ciel. Finalement, je retourne au Panti Shop pour acheter l'ordinateur portable. Je paye avec ma carte bleue. Je hèle un taxi pour rentrer à l'hôtel. Comme il y a beaucoup de trafic, le taxi me propose un forfait plus cher que normalement. Ça sent l'arnaque. Mais en fait, ça roule plutôt bien. Il ne veut pas aller jusqu'à l'hôtel car il estime qu'il y a trop de bouchon. Je l'engueule. Je refuse de lui donner le montant qu'il réclamait. Je ne lui donne que 110 baths. Il râle mais je m'en fous, c'est comme ça. Je dîne le soir au restaurant de l'hôtel. Le menu n'est pas cher du tout et en plus c'est très bon. Je retourne dans ma chambre pour tester mon nouvel ordinateur. Il est super. Le soir, je vais sur Internet et je tchate avec Yannick et Emmanuèle.
vendredi 5 novembre 2004
Découverte du quartier
Je me réveille à 9 h 30 à cause du bruit dans le couloir. Faut-il se lever ou pas ? Finalement, je me lève à 10 heures. Je prends mon petit déjeuner au restaurant du rez-de-chaussée. Il y a beaucoup de touristes dans ce coin. Je vais à la réception pour demander un changement de chambre car je trouve la mienne trop spartiate. Ils me proposent une chambre simple au cinquième étage sous les toits. C'est une véritable fournaise. Je leur dis que je vais réfléchir un peu. Je veux auparavant voir s'il n'y a pas d'autres hôtels plus sympas dans le coin. Je retourne à celui où j'ai consulté mes mails hier soir. Il s'appelle le Foursons Hotel. Ils ont une super chambre de libre avec climatisation, douche et wc à l'intérieur pour seulement 350 baths. Je la prends ! Je vais chercher mes affaires dans l'autre hôtel minable. Je m'installe et regarde un peu la télévision. Il y a TV5 en français. Aux informations, ils annoncent la mort clinique d'Arafat. Je vais marcher un peu en ville. Je déjeune dans une petite gargote pour seulement 25 baths. Le prix de la bouffe est dérisoire ici. Je retourne dans ma chambre pour faire la sieste. Je n'arrive toujours pas dormir. La fenêtre de ma chambre donne la rue qui est très bruyante. Je vais faire un tour sur Internet. Je reçois un mail de Cathy. Je vais visiter le quartier touristique de Kho San Road. Je dîne dans un petit restaurant situé dans une rue touristique juste derrière et je mange une carpe grillée. Délicieux mais relativement cher.
jeudi 4 novembre 2004
Arrivée à Bangkok
Nous nous levons à 7 h 30. Je suis crevé. Je n'ai pour ainsi dire pas fermé l'œil de la nuit. Je vais prendre mon petit déjeuner au 15ème étage de l'hôtel avec une vue panoramique sur le port. Nous apprenons la mort du roi. C'est surement pour cette raison que notre avion n'a pas décollé hier soir. Nous ne savons pas exactement quand nous devons retourner à l'aéroport. J'en profite pour sortir dehors faire quelques photos de la ville. Il fait déjà très chaud. La ville n'a pas grand intérêt. Beaucoup de béton. Ce qui me surprend, c'est qu'il n'y a presque personne dans les rues. Il y a quelques petites boutiques pakistanaises ouvertes. J'ai l'impression d'être le seul à marcher. Il y a pas mal de grosses voitures de luxe. Au bout d'une heure, je retourne à l'hôtel. On attend une plombe dans le minibus car le personnel de l'hôtel avait oublié d'en réveiller certains. Nous retournons enfin à l'aéroport. Il y a pleins de villas de luxe le long de la route. Nous décollons vers midi. J'essaie de dormir dans l'avion. Je suis assis à côté d'une jeune thaïlandaise qui étudie le droit et qui parle bien le français. J'obtiens quelques informations sur la Thaïlande. Nous survolons l'Inde. Vu de haut, les paysages ont l'air superbes. Tout a l'air très sec en bas. Nous arrivons enfin à Bangkok vers 22 heures (il y a six heures de décalage avec Paris). Le passage de la police et de la douane se fait sans problème. Je change un peu d'argent. Le cours est très favorable pour les européens (1 euro vaut 50 baths) grâce à la flambée de l'euro par rapport au dollar (1 euro vaut 1,32 dollar). Toutes les monnaies d'Asie du sud-est sont plus ou moins indexées sur le dollar. Je prends le bus de l'aéroport qui fait des navettes avec le centre-ville. Je rencontre une française qui vient à Bangkok pour acheter du matériel. Elle fait du commerce avec Bali. Je n'ai pas trop de difficultés à trouver mon hôtel. J'avais réservé une chambre depuis Paris par Internet. Bien entendu, comme l'avion avait du retard, ma réservation n'est plus valable. J'ai dû me rabattre sur une chambre double assez minable. Il n'y a pas de climatisation. Uniquement un ventilateur. Et la douche et les wc sont sur le palier. L'hôtel est rempli de jeunes routards un peu fauchés. Il est plus de minuit mais comme je n'ai pas très sommeil, décalage horaire oblige, je vais me promener un peu dans les rue. C'est mon premier contact avec Bangkok. Il y a pleins de cybercafés ouverts. Par hasard, je tombe sur papa et Yannick sur Msn Messenger. Je tchate un long moment. Les connexions Internet ne coûtent pas cher ici. Ça rapproche et ça fait plaisir. Les commerces sont ouverts très tard ici. Je m'arrête dans une épicerie pour acheter de quoi manger. Puis je retourne dans ma chambre. Il fait chaud mais c'est supportable avec le ventilateur. Je n'ai pas sommeil du tout. J'ai beaucoup de peine à trouver le sommeil. Je finis par m'endormir vers quatre heures du matin.
mercredi 3 novembre 2004
Le départ
Cette nuit, je n'ai pas beaucoup dormi. Sans doute l'angoisse du voyage ou le fait de partir pour longtemps sans vraiment savoir ce que je vais faire là-bas. Je termine de remplir mon sac. J'emporte un minimum d'affaires car j'ai lu dans le Guide du Routard qu'on trouvait tout là-bas. Les choses les plus importantes sont : mon appareil photo, mon passeport et ma carte bancaire. Je ferme l'eau et l'électricité. En claquant la porte, je prends conscience que je pars pour plusieurs mois. Il y a un coté inconscient dans tout ça. Je passe donner mes clefs de boite aux lettres à M. Vedrenne, mon voisin, pour qu'il puisse la vider de temps en temps. Je lui remets aussi mon adresse mail au cas où... Ça me rassure un peu. Je quitte Vincennes à 8h30. Je suis un peu à la bourre. Je prends le RER et j'arrive à Roissy vers10h30 pour un départ prévu à 11h30. Je n'ai qu'un billet aller-simple pour Bangkok et ça a l'air de poser un problème à l'hôtesse d'accueil. Habituellement, il est préférable d'avoir un aller-retour. Elle me demande de voir ma carte Visa et finalement, elle accepte mon passage. Dans l'avion, je suis assis à côté d'un vieux sri lankais qui sent un peu fort. Il me vante les merveilles de son pays. Le tout en anglais. Il va falloir que je m'y mette. Il y a beaucoup de touristes dans l'avion et la plus part sont français. Il y a de tout, des routards, des jeunes et des retraités. L'ambiance dans l'avion est plutôt bon enfant. L'avion de la Gulf Air est assez moderne. Il y a des écrans vidéo sur le dossier des sièges. Ainsi, on peut voir en direct le décollage depuis le cockpit. C'est très intéressant. Les repas sont assez bons et le personnel très professionnel. Malgré mes grandes jambes, j'arrive à dormir un peu. Nous arrivons à Abu-Dhabi à 20 h 30 locales. (Il y a trois heures de décalage avec Paris). On attend plusieurs heures dans le grand hall de l'aéroport. C'est un grand dôme avec une architecture de style arabe. Il y a pleins de magasins duty-free, de matériels hi-fi et de voitures de luxe. Ça sent le fric mais il n'y a pas d'âme. Je ne trouve pas les prix hors taxes vraiment intéressants. On reste longtemps assis en salle d'embarquement. Vers 23 heures, on nous annonce un retard sans autre explication. Nous retournons attendre dans le grand hall. J'en profite pour fumer une cigarette. Vers minuit, ils nous annoncent un retard supplémentaire de deux heures. Puis vers une heure du matin, une hôtesse nous annonce que l'avion ne partira pas ce soir et que nous devons dormir dans un hôtel en ville. Nous nous dirigeons donc vers des minibus mis à notre disposition. Les passagers ont l'air de prendre ça plutôt bien. L'aéroport d'Abu-Dhabi est assez loin du centre-ville. Nous mettons plus d'une demi-heure pour rejoindre notre hôtel. Nous devons attendre dans le hall de l'hôtel pour qu'ils nous distribuent nos chambres. Comme ils n'en ont pas assez, ils mettent les derniers deux par chambre. Une femme râle car elle est toute seule et ne veut pas dormir avec un inconnu. Je me mets avec un type d'Avignon, genre routard plutôt sympa. À notre grande surprise, il n'y a qu'un seul grand lit dans la chambre. Il va falloir faire avec. Il me demande la permission de fumer le pétard dans la chambre. J'ai pas vraiment le choix. J'ai beaucoup de mal à dormir car il bouge énormément comme s'il faisait des cauchemars. J'essaie de dormir par terre sur la moquette mais sans grand résultat.
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