dimanche 20 février 2005

Vedette rapide pour Sibu

Il faut absolument que je trouve de l'argent liquide. Il ne me reste plus que quelques ringgits. Je trouve un distributeur près du marché qui fonctionne. Ouf ! Je paie l'hôtel et dit au revoir à la charmante jeune fille de l'accueil. Je lui refourgue mes haut-parleurs qui finalement m'encombrent plus qu'autre chose. Je vais à la station de bus et attend celui qui va au port fluvial. Le bus traverse toute la ville et m'arrête assez loin du quai. Il faut que je marche un peu. Je suis très en avance. Le bateau doit partir à 12h45. Il pleut. On attend sous un abri de tôles. Finalement, le bateau part à l'heure. Il est en très bon état et foncent à vive allure. Sur le bateau, je discute avec un type sympa et décontracté qui a le même âge que moi. Il félicite Chirac pour son engagement contre Bush. Je reste sur le pont un bon moment. J'attrape quelques coups de soleil. La vitesse est grisante. Nous quittons le fleuve pour rejoindre la mer. Ça bouge un peu. Je conseille à une jeune fille qui a mal au cœur de regarder l'horizon. Elle va mieux. Arrivé à l'embouchure du fleuve, le bateau ne bouge plus. Nous croisons beaucoup de bateaux qui transportent du sable, des graviers et surtout du bois. Il y a pleins de billes de bois qui attendent sur les rives. La couleur du fleuve est jaune. Puis il se remet à pleuvoir. Je suis obligé de descendre dans la cabine où il fait un froid de canard à cause de la climatisation. Ils passent des vidéos. On fait des escales dans deux ou trois ports avant d'arriver à Sibu. Je sors de la gare fluviale et essaye de trouver le guesthouse Hooverhouse vanté dans le Lonely Planet. Il est complet. Je me rabats sur l'hôtel Sarawak. J’obtiens une chambre double avec la télévision et la climatisation pour le prix d'une simple. Les chiottes puent un peu mais ça va. Je vais dîner dehors un très bon poisson dans un Seafood. La visite de la ville la nuit n'est pas si mal. Il y a beaucoup de constructions récentes et un grand centre commercial. Moi qui m'attendais à trouver un petit village paumé. Le centre-ville est complètement réaménagé. Sûrement avec l'argent du pétrole et du bois. Je fais un petit tour sur Internet et discute avec Alain qui ne comprend toujours pas comment fonctionne la messagerie. Je retourne à l'hôtel. Je regarde un film nul.

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