jeudi 10 mars 2005

L'aurore au sommet

J'ai eu très froid cette nuit donc je n'ai pas beaucoup dormi. Je n'avais qu'un sac à viande et une couverture. Branle-bas de combat à deux heures du mat. Tout le monde se prépare. Il y a beaucoup de japonais. Il fait nuit noire. Nous prenons un petit-déjeuner vite fait puis nous marchons dans le noir avec nos lampes électriques. Les piles de Willy sont faibles. Je dois l'éclairer. Il n'avance pas très vite. Il boite un peu mais marche bien. On double pas mal de monde dont une jolie allemande qui a l'air d’en chier. La montée dans le noir est assez sympa. On passe un check point. Puis c'est la montée au sommet. Je grimpe assez bien et arrive le premier de mon groupe au sommet. Il y a déjà une dizaine de personnes derrière les rochers pour se protéger du froid. Il fait 8 degrés parait-il. Il est six heures, on attend que le soleil se lève. Il se lève dans les nuages et on voit apparaître petit à petit les montagnes et paysages autour de nous. C'est un moment assez magique. Nous restons une bonne heure à contempler le panorama puis nous redescendons au refuge. C'est marrant de découvrir le chemin que nous avons monté dans l'obscurité. Je discute avec un vieux japonais qui à 70 ans. Quelle pêche ! Je retrouve Jeff, notre guide, à mi-pente qui me propose un diplôme qui atteste que j'ai bien gravi le Kinabalu. Je le refuse poliment car c'est un attrape-touristes. Pour l’obtenir, il faut encore payer. Je retrouve Willy et Bert au refuge. Ils veulent redescendre tout de suite. Moi, je reste encore une nuit car j'ai le temps. J'attends que ma nouvelle chambre juste au-dessus du restaurant se libère. J'essaie de dormir un peu. Pas moyen. Je discute en français avec une hollandaise très sympa qui fait une thèse sur la piraterie. Elle attend un groupe de formule 1 (c'est le grand prix de Malaisie ce week-end) pour aller faire de l'escalade. Je prends de belles photos du coucher de soleil. Je discute avec deux espagnols qui étudient à Singapour. Dîner puis coucher. Le chauffage marche à fond dans la chambre. Je me réveille pendant la nuit à moitié étouffé par la chaleur. J’éteins le radiateur. Tout le monde se lève à deux heures du matin pour aller au sommet. J'arrive à me rendormir et me réveille à 7h30.

mercredi 9 mars 2005

L’ascension du mont Kinabalu

J'ai plutôt bien dormi. Comme nous sommes en altitude, il fait beaucoup plus frais. Tout le monde se rassemble à l'entrée du parc pour le départ. Il y a un quota de marcheurs par jour à respecter à cause des places disponibles dans les refuges là-haut. Je prends un guide commun avec Willy et Bert. Comme ils ont payé le guide, je paie le minibus qui nous emmène au début du chemin. On commence à marcher après avoir montré nos badges. C'est assez contrôlé. Le chemin est très bien balisé. Il y a beaucoup de groupes de vieux touristes japonais. Il pleut un peu mais ce n'est pas plus mal pour la montée. On voit des plantes carnivores en forme de corne qui mangent les insectes. La montée dure 5 heures jusqu'au refuge. Ça grimpe pas mal mais c'est une marche assez facile. Notre guide nous fait voir un beau panorama à mi-chemin. Arrivés au refuge, on nous affecte nos lits en dortoir puis on mange des nouilles chinoises. La bouffe est très cher là-haut mais il faut comprendre car tout est porté à dos d'homme. De la terrasse du refuge, il y a une superbe vue sur la vallée. Beaucoup de nuages mais le couché de soleil est splendide. Nous nous couchons tôt car il faut se lever à deux heures du matin pour gravir le sommet. Le refuge où nous dormons est 300 m plus haut. Il n'y a pas de chauffage et pas d'eau chaude. Il est plein à craquer. Il n'y a pas un lit de libre.

mardi 8 mars 2005

Minibus pour Ranau

On s'est donné rendez-vous à neuf heures. Je vais prendre mon petit-déjeuner au café d'en bas et achète des gâteaux avec je ne sais quoi à l'intérieur. Un peu bourratifs mais très bons. Janet m'appelle au téléphone pour me dire qu'ils auront du retard. John doit réserver des billets d'avion pour les USA sur Internet. On remet le rendez-vous à 9h30. John est un peu énervé car ça ne s'est pas très bien passé pour sa réservation. Arrivés à la gare routière vers 10 heures, nous voyons partir juste devant nous un bus qui va à Ranau. Le prochain est à 11 h 30. Moi, je n'ai pas trop envie d'attendre. Je me renseigne auprès des minibus. Il y en a un qui part à 10h30. John et Janet veulent absolument prendre un bus car ils ont un peur des minibus qui sont soit disant dangereux. En attendant le départ, je discute un peu avec des malais. Ils sont très sympas. On doit attendre que le minibus soit plein pour partir. Finalement, nous partons à 10h50. On traverse les faubourgs de la ville. Pas grand-chose à voir. Puis, on grimpe dans la montagne. Le voyage se passe sans problème. Nous arrivons à 12h30 à l'entrée du parc. Normalement, il fallait réserver sa chambre à KK. Je fais mine de pas ne pas savoir. Cela met un peu de temps mais finalement, ils me trouvent une place en dortoir pour quelques ringgits. Ça me va parfaitement. Je paye aussi l'entrée du parc qui est très cher (20 euros) et l'assurance. Comme tous les malais ne payent que 6 euros l'entrée, je propose à l'hôtesse d'accueil de l'épouser et de divorcer après mon ascension. Ça la fait bien rire. Dans ma chambre, il y a deux jeunes allemands qui parlent un peu le français. Ils sont très calmes. Je vais déjeuner au restaurant un peu plus bas. Il ressemble à un chalet bien tenu et n'est pas trop cher. Au retour, je retrouve John et Janet qui viennent d'arriver et qui n'ont pas l'air content de leur chambre. Finalement, ils sont un peu difficiles et râlent souvent. Ils ne savent pas trop quoi faire. Janet ne veut pas monter au sommet à cause de son genou. John suit la décision de Janet, comme d'habitude. On va faire une petite balade ensemble en forêt. Il pleut quelques gouttes. Nous avons une discussion assez houleuse sur la façon dont Bush manipule la presse et les américains. Eux prétendent qu'au contraire, c'est nous qui sommes manipulés par Chirac qui avait des intérêts en Irak. Ils sont plutôt favorables à Bush. Mais John trouve que la guerre commence à coûter chère. Il fallait y penser avant. À 18 heures, nous avons une réunion d'information sur l'ascension de la montagne. Ils nous expliquent tout. C'est assez professionnel. En gros, la première journée consiste à monter jusqu’au refuge qui se trouve à 3 000 mètres d'altitude. Puis on doit se réveiller à 2 heures du matin pour voir le levé du soleil du sommet. Après c'est la descente. Moi, je resterai une journée de plus au refuge pour me promener. Je rencontre Guido, un suisse allemand qui parle français. Pour dîner, on déguste une superbe fondue chinoise avec deux hollandais, Willy et Bert très sympas. Nous nous couchons tôt car demain le réveil est à 6h30.

lundi 7 mars 2005

Problème de place au parc Kinabalu

Ce matin, je vais faire un tour à l'office du tourisme. Je me prends la tête avec une bonne femme car je trouve stupide d'être obligé de prendre un guide payant pour gravir le mont Kinabalu. Elle rétorque que c'est pour notre sécurité. Ben voyons. Ça ne serait pas plutôt une façon de pomper du fric aux touristes ? Puis je passe à la banque pour changer mes dollars Brunei à un taux pas terrible mais je m'en fous. Je trouve une lingerie pas chère. Ce sera prêt ce soir. Je vais faire un petit détour par Internet. John et Janet sont venus à mon hôtel et m'ont laissé un mot. Ils sont allés à la maison du parc et apparemment, il n'y a plus de place pour coucher là-bas. Je passe les voir à leur hôtel. Je leur dis que moi, j'y vais de toute façon. Je trouverai bien quelque chose pour y dormir. Finalement, ils décident d'y aller aussi. Je vais déjeuner une soupe dans un restaurant près de la mer. Je fais un peu de shopping puis retour à l'hôtel. Je vais chercher mon linge. On va dîner avec John et Janet au même endroit qu'à midi. C'est très bon et l'ambiance au bord des quais est très sympa.

dimanche 6 mars 2005

Kota Kinabalu

Aujourd'hui, on est dimanche, il y a pas mal de trucs de fermés. Pas de banque et pas de lingerie. Mon linge attendra demain. Je me promène en ville. Je retrouve John et Janet vers midi. On déjeune dans un restaurant dans la rue. Je mets un temps fou à faire comprendre à la caissière que mon plat est froid et qu'il faut le réchauffer. Mais même chaud, c'est pas terrible. Nous allons à pied dans un centre commercial pour trouver un lecteur de mp3 pour John. Comme il a vu le mien, il en veut absolument un. On n'en trouve quelques uns, mais ils ne lui plaisent pas. On revient au centre-ville en taxi. On a la flemme de marcher. On va dîner au même endroit qu'hier soir. John et Janet achètent un disque dur et je leur charge des morceaux de musique dessus.

samedi 5 mars 2005

Le ferry pour Sabah

Je me réveille à huit heures. Je prends mon petit-déjeuner au restaurant indien. On part vers 10 heures de l'hôtel car John et Janet doivent passer en ville pour vérifier un truc sur Internet. On se prend la pluie sur le bateau qui nous emmène sur les quais du centre-ville. Je les attends dans un café chicos au bord de la rivière. J'observe les speed boats qui vont à toute allure. Quatre dollars le café ! C'est plus cher qu'à Paris. Puis, nous prenons le bus jusqu'à Mauro. C'est à une heure du centre-ville. Là, nous prenons le ferry jusqu'à l'île de Labuan. Il y a 1 h 30 de traversée. On est obligé de rester à l'intérieur de la cabine. On n'a pas le droit de rester sur le pont. Dommage ! Arrivés au port de Labuan, un autre ferry nous attend pour Kota Kinabalu dans la région malaisienne de Sabah. On fait viser nos passeports à toute vitesse. J'ai à peine le temps d'acheter des chips et des cacahouètes pour manger un peu. Je trouve de la place à l'avant du bateau. La place n'est pas idéale pour le mal de mer. Il y a un peu de roulis et bizarrement je n'ai pas mal au cœur. Sans doute parce que j'écoute de la musique. Ça m'évite d'y penser. Mon voisin n'arrête pas de vomir. Ce sont des bateaux très rapides mais on n’a aucune vue sur l’extérieur. C’est un peu frustrant. Le trajet dure trois heures et demi. On est content d'arriver au port de Kota Kinabalu. Il fait déjà nuit. On met une heure à trouver un hôtel pas trop cher. Janet est longue à prendre ses décisions. Finalement, j'opte pour le premier hôtel que nous avions vu. J'obtiens une chambre au septième étage avec vue sur la mer et sur la ville. Il n'est pas si mal pour 10 euros. On se retrouve pour dîner ensemble dans un restaurant près de la mer. On se couche tôt car nous sommes très fatigués par le voyage.

vendredi 4 mars 2005

Le village sur pilotis

Je me lève vers 10 heures. John et Janet décident de rester un jour de plus pour visiter le village flottant. Moi, je ne sais pas trop. Je vais boire mon café dans le petit restaurant indien d'à côté. Finalement, je décide de rester aussi. C'est plus sympa de voyager à plusieurs. La femme de l'hôtel nous conseille d'aller à un mariage qui a lieu aujourd'hui sur la ville flottante. On va d'abord au centre-ville pour retirer de l'argent à la banque car il ne me reste plus qu'un dollar. On va au village flottant en bateau taxi. On recherche partout le mariage. Mais c'était une mauvaise information, il n'y a pas de mariage aujourd'hui. On se promène. C'est très agréable. Plein d'enfants nous poussent à prendre plein de photos. Certaines de Janet sont magnifiques. John et Janet vont déjeuner en ville. Moi, je continue à me promener dans le village. Je rencontre une fille un peu mongole qui court après moi pour être prise en photo. Puis je rencontre deux pakistanais qui font du porte-à-porte pour vendre des T-shirts. On discute un peu, ils sont sympas. Puis je trouve un petit restaurant sympa au bord de la rivière. Je discute avec un chauffeur de taxi bateau qui mange là aussi. Il a 35 ans et a déjà huit enfants. Je mange un riz au poulet puis il me ramène sur les quais du centre ville. Je vais me promener dans les centres commerciaux car il y a de la climatisation. Puis je vais faire un tour sur Internet où je rencontre un type qui organise des voyages. Il a l'air gentil mais un peu racoleur. Il me montre une photocopie où il a son nom sur le Lonely Planet. Je retourne à l'hôtel en bateau. John et Janet arrivent juste après moi. On visionne ensemble nos photos. On va dîner au restaurant indien. Au retour, on retrouve le couple de suédois dont le mari était malade à Gunung Mulu. Le soir, je prépare mes photos.

jeudi 3 mars 2005

L’hôtel sept étoiles de Bandar Seri

Le muezzin a chanté ses prières vers cinq heures du matin. C'était assez joli mais ça m'a réveillé. Je retrouve John et Janet. Ce matin, on décide d'aller au musée. On espère trouver un café sur la route. En fait, pas de café et le chemin est plus long que prévu. Il fait assez chaud. Le musée est gratuit et climatisé. Il est pas mal pour quelqu'un qui aime les musées. Après, nous descendons la colline pour aller voir un autre musée. Celui des techniques au bord de la rivière. Il y a des mannequins en cire et des maquettes de maisons villageoises assez bien faites. Au retour, je ne veux pas grimper la colline sous le soleil pour retrouver la route. J'essaie d'appeler un bateau-taxi le long du fleuve avec l'aide des gardiennes du musée, mais sans succès. Je finis par me résoudre à monter la côte. On attend une demi-heure le bus. En attendant, on discute avec les gardiens du premier musée. L'un d'eux est déjà allé à Paris. Ils sont plutôt sympathiques. Le bus arrive enfin. Il faut s'asseoir sur les strapontins car il est interdit de rester debout. Ça ne rigole pas. On arrive à la gare routière du centre-ville. On va déjeuner dans un restaurant chinois du quartier. Pas terrible. Puis, on prend un nouveau bus pour aller voir un des hôtels les plus luxueux du monde. Il a "7 étoiles". Il est situé sur la côte. Nous traversons la ville qui est plutôt banale. Pas d'alcool, pas de boites de nuit, peu de lieux de divertissement. Régime musulman intégriste oblige. Je comprends que les gens s'emmerdent ici. Puis, le bus veut nous arrêter à l'entrée d'un parc. Je lui demande qu'il nous rapproche de l'hôtel. Finalement, il accepte. C'est bizarre, il aurait pu y penser tout seul. Peut-être voulait-il qu'on le visite ? On arrive au bord de la mer. Une femme du bus nous conseille de passer par le golf avec l'autorisation les gardiens. C'est un raccourci. Il y a là un immense golf et presque personne dessus. Le soleil tape un peu. On a du mal à trouver l'hôtel. Finalement, on l'aperçoit en longeant la côte. Il est immense et surréaliste. Ça sent le fric à plein nez. Mais c'est assez joli. On visite des lieux. Le hall coté mer est gigantesque. A notre grande surprise, le prix des chambres n'est pas si exorbitant que ça. Il y a une Roll Royce exposée dans une annexe. Puis, on repart. Une voiture de service bâchée nous prend en stop jusqu'à l'entrée du golf près de l'arrêt du bus. On a 20 minutes à attendre avant le prochain départ. Nous allons visiter un petit marché. Une marchande nous offre des mandarines. Il y a des jeunes qui conduisent de toutes petites motos. Le bus nous ramène au centre ville. On va dîner dans un food center pas terrible situé au dernier étage d'un centre commercial. Le problème avec John et Janet, c'est qu'ils sont végétariens et que ça pose toujours des problèmes pour manger. Ils ont rendu leurs assiettes car il y avait du poulet dans la bouffe. Ils ont eu beaucoup moins de problème en Inde. Le paradis des végétariens parait-il. Nous retournons à l'hôtel.

mercredi 2 mars 2005

Passage de la frontière du Brunei

Le téléphone me réveille. C'est Janet qui m'informe que le taxi sera là plus tôt que prévu. Vers 9h30. Je prends ma douche et fais mon sac en vitesse. En fait, il arrive à neuf heures. Dans la voiture, il y a une malaisienne qui voyagera avec nous. Elle va prendre un avion à Brunei pour rejoindre l'Australie où elle est étudiante. La frontière est assez proche. On ne sort même pas de voiture à la douane. Le chauffeur s'occupe de tout. Cela va très vite. Au Brunei, les routes sont un peu plus propres qu'en Malaisie mais ça ne me paraît pas aussi riche que ça. On aperçoit au loin les torchères des puits de pétrole car le pays en regorge. On arrive à la capitale, Bandar Seri. Ce n'est pas bien grand et ça n'a rien d'extraordinaire. On dépose la jeune fille malaisienne à l'aéroport. Puis le taxi nous emmène à l’hôtel que John et Janet ont trouvé dans leur guide. Ce n'est pas trop cher pour ici. L'accueil est sympathique. La femme de l'accueil nous explique tout ce qu'il y a voir ici. Le vieux proprio nous emmène en ville avec son 4x4. C'est un ancien routard très sympathique mais il conduit très mal. Il nous fait visiter un peu la ville. On va déjeuner au bord de la rivière. Il y a plein de speed boat taxis qui foncent comme des tarés. En face, il y a un village sur pilotis assez joli. On visite la vieille mosquée qui n'a que 40 ans. Ça sent l’opulence. Puis je perds mes amis américains dans un magasin. Je continue ma balade tout seul. J'achète un microphone. Puis je vais sur Internet. Je discute un peu avec papa. J'ai un mail de Flo qui s'est réconciliée avec son mec. Je me balade un peu en ville. Sans grand intérêt. Puis je rentre en bateau-taxi à l'hôtel. Je retrouve John et Janet qui viennent aussi d'arriver. On va dîner ensemble. On ne trouve pas grand-chose. Je mange une soupe pas trop mal mais épicée. John et Janet sont vraiment très chouettes. Ils voyagent depuis deux ans. Ils sont mariés. Ils ont dû gagner pas mal de pognon en vendant leur start-up et maintenant ils visitent le monde. Janet a beaucoup de caractère. John, lui, se laisse faire. Il est très gentil. Il a un horrible accent américain et j'ai parfois du mal à le comprendre. J'écoute de la musique et je m'endors.

mardi 1 mars 2005

Retour sur Miri

Ce matin, je glande un peu. Je déjeune avec John et Janet. Puis, nous réclamons une voiture pour aller à l'aérodrome. C'est compris dans mon circuit. Ce n'est pas très loin, mais je n'ai pas envie de porter mon sac. Notre avion est un petit coucou. C'est vachement mieux qu'un gros. Nous ne sommes que sept passagers à l'intérieur. Il vole bas sous les nuages. On voit bien la jungle et les méandres d'un fleuve. Nous ne mettons que 20 minutes pour rejoindre Miri. De l'aéroport, nous prenons un bus pour rejoindre le centre-ville puis on va dans leur hôtel un peu mieux que le mien mais plus excentré. Je vais sur Internet déposer mes photos. J'apprends la mort de Guy de Saint-Pierre de Bas. Il s'est suicidé. Ça me fait un choc. J'apprends aussi que Flo est enceinte. C'est génial. J'ai une longue discussion avec maman sur MSN qui a l'air de se remettre de sa déprime. Je vais dîner tout seul dans le Mall Center car John et Janet mangent peu le soir. Janet a trouvé un taxi pour nous emmener demain à Brunei. Il passera nous chercher à l'hôtel à 10 heures.