lundi 31 janvier 2005
Le Gunung Berembun
Ce matin, ça va beaucoup mieux. Je mange un superbe breakfast que m'a préparé James. Je décide d'aller faire le sommet du Gunung Berembun qui culmine à 1812 mètres. Auparavant, j'achète une bouteille d'eau et mon ticket de bus pour demain. Je veux prendre le sentier n°7 mais je rebrousse vite chemin car l'herbe est trop haute et je suis vite trempé. J'en trouve un autre, le n°5, beaucoup plus facile et assez joli. Ça grimpe un peu, surtout en arrivant au sommet. Il y a pleins de bruits d'oiseaux et d'insectes. Il fait beau mais le soleil a du mal à traverser les feuillages de la forêt. Là-haut, il y a une petite percée qui permet d'avoir une vue sur la vallée. Je m'arrête une heure et fais la rencontre d'un couple de suisses qui est monté par le chemin n°7. Ils me disent qu'il est praticable. Je le prends pour redescendre. En bas, il bifurque de la voie normale. C'est pour cette raison que j'avais eu du mal à passer. Je déjeune en ville. J'achète du vin de Bordeaux chez un indien pour fêter mon anniversaire avec James et Yvonne ce soir. Je vais mettre mes photos en ligne et envoie un message sur le forum du routard pour vanter le guesthouse de James et Yvonne. Le soir, surprise ! Yvonne m'a fait un gâteau d'anniversaire. On boit ensemble le vin. Un de leurs copains qui est guide discute avec nous. Il part un peu français appris avec les touristes. Il est très sympa. Il discute beaucoup avec James au sujet d'un article controversé sur le traitement des eaux.
dimanche 30 janvier 2005
Coincé au lit
J'ai très mal dormi. Aujourd'hui, je décide de rester au lit. Je suis un peu vasouillard. A 13 heures, je vais en ville pour acheter de quoi manger. Des Corn Flakes et du lait qui passent plutôt bien. Je fais une sieste d'une heure. Je regarde un film Bollywood avec Yvonne. C'est marrant. Ça n'arrête pas de pleurer, de crier, de chanter et de tuer à tout va. Puis je regarde Shark, un dessin animé. Je n’ai pas foutu grand chose aujourd'hui.
samedi 29 janvier 2005
Mal au bide
J'ai été réveillé très tôt par les malaisiens. Juju a décidé de partir aujourd'hui par le bus de 13h30. Moi, je vais me promener pas trop loin car il y a de gros nuages au-dessus des montagnes. La balade commence par une espèce de parc avec un petit lac et une cascade. Je monte à une tour d'observation en bois. Il y a une belle vue sur la ville. Puis je continue le chemin qui monte sur la crête. Il y a pleins de bruits sympathiques dans la jungle. Je rencontre un groupe de randonneurs asiatiques qui ont l'air surpris de me voir marcher tout seul. Je redescends en ville par le même chemin. Je déjeune dans un fast-food malaisien pas terrible où il y a tout un groupe de jeunes lycéennes voilées puis je retourne à l'hôtel pour faire la sieste. Le soir, je vais dîner un poulet tandoori au restaurant indien. Au retour, je me sens un peu vaseux. Je discute un peu avec mes hôtes puis je vais me coucher. J'ai mal au ventre et envie de vomir. J'ai dû manger un truc qui ne passe pas. Je ne trouve pas le sommeil. Vers minuit, je vais vomir. Mais je n'arrive pas toujours pas à m'endormir.
vendredi 28 janvier 2005
Randonnée dans la jungle avec Juju
Lorsque je me réveille, Juju est déjà là en train de déjeuner. Elle a décidé de s'installer dans cet hôtel. Celui où elle était n'était pas très agréable. James et Yvonne nous accompagnent gracieusement en voiture jusqu'au départ du chemin. C'est super sympa de leur part. On achète en ville de quoi faire un pique-nique. Puis on pénètre dans la jungle. Le sommet est à une heure et demie de marche. Le sentier grimpe pas mal. Il fait beau et la lumière est très belle. Juju a un très bel appareil photo reflex Nikon D70. Ça me donne envie. On entend pleins de bruits bizarres autour de nous. Il y a même des feuilles qui bougent toutes seules. Il faut que je trouve une explication logique à ce phénomène. Juju marche plutôt bien. Il fait très humide et je suis vite en sueur. Arrivés en haut, nous pouvons admirer le magnifique panorama sur les collines environnantes. Au sommet, il y a des militaires en jeep qui sont stationnés là. On monte sur une tour d'observation pour prendre quelques photos. Quelques touristes qui sont montés en voiture nous rejoignent. On redescend à pied par la route puis on picore un peu sur le bas coté. On s'écarte un peu pour prendre un petit chemin qui à l'air d'être un raccourci. On se perd. On traverse des exploitations agricoles. C'est plein de sacs plastiques et de poubelles partout. J'ai l'impression qu'il y a vraiment toute une éducation à refaire. Au bout d'un moment, Juju en a apparemment marre de marcher. Elle demande à paysan en 4x4 de nous raccompagner sur la route. Le chauffeur n'a pas l'air de vouloir mais son patron le lui oblige. Il ronchonne mais s'exécute. Moi, ça m'emballe moyen de prendre une voiture. J'aurais préféré continuer à pieds pour prendre des photos des plantations de thé. Le chauffeur nous ramène jusqu'à Tanah Rata. On lui donne 20 $ qu'il prend sans nous remercier puis s'en va. Il ne veut même pas que Juju puisse prendre sa voiture en photos. On va déjeuner ensemble au restaurant indien. Elle rentre à l'hôtel. Moi, je vais au cybercafé. James et Yvonne font du jardinage. Je regarde les photos de Juju sur son ordinateur portable. L'écran est magnifique. Ses photos sont superbes. Mais les miennes rendent pas mal aussi. Je vais me renseigner en ville pour louer une moto. Je me fais balader par un type genre baba à peine sympa à l'agence touristique de la station de bus. J'abandonne. Finalement, il n'y a pas que des gens cools ici. Le soir, il pleut un peu. En fait, il pleut tous les soirs. Nous dînons à notre guesthouse. Un repas que nous ont concocté Yvonne et James. Une soupe de champignons et des pizzas congelées. Le soir, on discute avec un couple de finlandais qui viennent d'arriver. Puis un peu plus tard dans la nuit, arrive tout un groupe de malaisiens. Ils sont là pour un mariage demain. Ça discute tard dans la chambre.
jeudi 27 janvier 2005
Visite d’une plantation de thé
J'ai très bien dormi. Je prends un petit déjeuner copieux avec une omelette. Un minibus vient me chercher pour aller faire mon tour touristique. On va chercher d'autres touristes dans les hôtels environnants. Je rencontre deux filles très sympathiques. L'une, Alison, est anglaise et l'autre, Juju, est une jolie coréenne. On s'arrête tout d'abord dans un temple bouddhiste. Bof ! Il fait un temps splendide. Le ciel est bleu et il ne fait pas trop chaud. On visite ensuite une très jolie pépinière de fleurs, puis une plantation de thé, puis une fabrique de miel et enfin une ferme de papillon et d'insectes. Je n'avais jamais vu autant de jolis papillons. La visite nous prend toute la matinée. De retour à Tanah Rata, je vais déjeuner avec les filles. Alison doit prendre un bus à 16 heures. Je donne rendez-vous à Juju pour ce soir. Peut-être marcherons-nous ensemble demain ? Il pleut dans la soirée. Cette pluie est agréable. On va dîner dans un restaurant japonais mais en réalité, ce n'est qu'un restaurant chinois. Nous allons discuter avec James et Yvonne. Ils nous présentent leurs nombreux chats. Je donne rendez-vous à Juju demain matin à neuf heures pour aller faire une randonnée en jungle.
mercredi 26 janvier 2005
Bus pour les Cameron Highlands
Ce matin, c'est le départ pour les Cameron Highlands. Pour me rendre à la gare routière, je dois réveiller un petit vieux qui dort sur son cyclo pousse-pousse. Il me demande un prix assez cher pour la course qui fait à peine 500 mètres, mais j'ai pitié de le voir cavaler à grosses sueurs. La gare routière se trouve au rez-de-chaussée du centre commercial Kompar. Le départ est prévu à 8h30. C'est un vieux bus tout pourri. En attendant le départ, je vais prendre un café. On traverse Georgetown. Il y a plein de vieilles maisons coloniales en ruines. J'imagine que dans quelques années, tous ces quartiers auront changé. Tout va très vite ici. On traverse le grand pont suspendu. Puis on prend l'autoroute. On s'arrête une bonne heure à Ipoh. C'est une grande ville, à priori sans intérêt. Puis on repart vers les montagnes verdoyantes des Cameron Highlands. La route est très sinueuse. Faut avoir l'estomac bien accroché. Les paysages sont jolis. En fait, le nom de cette région vient d'un anglais, Sir Cameron, qui était chargé de faire le relevé topographique de la zone. Le coin était pour ainsi dire infranchissable à cause d'une végétation très dense. Comme ça lui rappelait certains paysages et climats d'Inde, il a tenté de cultiver du thé. Il a fait défricher et ça a bien pris. Maintenant, on peut voir plusieurs exploitations de thé sur les coteaux. Tanah Rata, le chef-lieu de la région, est une ville qui ressemble plus à une station de ski qu'à un village pittoresque malais. Il y a pleins d'hôtels et de boutiques pour touristes. À la descente de notre bus, il y a pleins de démarcheurs pour les hôtels. Un jeune m'accompagne au Twins Pines mais je ne suis pas convaincu. Je vais voir un peu plus loin au Papillon guesthouse. Il est tenu par un couple de jeunes malaisiens très sympathiques. Lui, James, est d'origine indienne. Il a fait neuf ans d'études à Londres. Elle, Yvonne, est d'origine chinoise. Elle était prof à Kuala Lumpur. Ils se sont installés dans la région depuis peu. C'est James qui a eu le coup de foudre. Il venait de temps en temps dans le coin pour écrire des articles sur l'écologie. Puis, ils ont décidés d'arrêter leurs activités et de se lancer dans l'hôtellerie en achetant ce guesthouse. Il était abandonné et ils ont tout retapé eux-mêmes. Le résultat est plutôt réussi. Je prends la chambre du fond avec une fenêtre sans vue mais l'endroit est calme. Je suis apparemment le seul client de l'hôtel. Je vais déjeuner en ville dans un fast-food malaisien sans plus. Puis je vais faire une petite randonnée dans la jungle du coté de la cascade Robinson. Les malaisiens n'ont pas l'air très propres. Il y a des papiers et des plastics qui traînent partout. J'entends pleins de bruits bizarres. On ne sait pas très bien s'il s'agit d'insectes, d'oiseaux ou d'autres bestioles. Je croise deux vieux touristes australiens qui ont l'air de bien rigoler. Puis, je retourne à l'hôtel. James et Yvonne m'emmènent chez un de leurs amis voir ses plantes médicinales. C'est intéressant. Puis je vais au cybercafé. Je dîne dans un bon restaurant indien. Il commence à faire frais. On est en altitude. Je n'avais pas eu si froid depuis le Laos. Le soir, je discute un bon moment avec James et Yvonne. Ils sont très intéressants. James me propose de découvrir la région avec un tour opérateur local. C'est une bonne idée. Il m'organise ça pour demain. Quel plaisir de dormir dans le froid avec de bonnes couvertures. Ça me change de la chaleur étouffante de Georgetown.
mardi 25 janvier 2005
La procession hindou
En fait de procession religieuse, ce sont des gens un peu fadas qui se font percer des tiges et des hameçons partout dans le corps et marchent dans les rues jusqu'au temple près de la colline. C'est une façon de se faire pardonner leurs pêchers. Je ne suis pas très tenté pour voir ça. Ça a un coté de voyeur qui me gène. Je prends tout de même quelques photos puis je retourne au centre commercial pour prendre le frais et pour acheter un Kway. J'avais laissé le mien à Bangkok pensant ne pas en avoir besoin. Mais comme ici, il pleut presque tous les jours, ça me sera utile. Je n'en trouve pas de bien. Je me balade puis rentre à l'hôtel pour préparer mes photos et les envoyer sur mon site.
lundi 24 janvier 2005
Le funiculaire
Je me réveille tard mais on est décalée d'une heure par rapport à la Thaïlande. Je n'ai pas très bien dormi. C'est sans doute à cause de la bouffe indienne d'hier soir. Je prends mon petit déjeuner à l'hôtel. Il y a des Corn Flakes et du café. L'hôtelière toujours aussi gentille me conseille de rester un jour de plus pour voir une procession religieuse hindouiste. Ça commence demain. Il paraît que c'est très intéressant. Je lui réserve pour mercredi un ticket de bus pour les Cameron Highlands. Elle me propose d'aller admirer la vue sur le haut de la colline qui surplombe la ville. Le panorama est parait-il saisissant. Elle m'indique le chemin et les bus à prendre. C'est une bonne idée. Je prends donc le bus n°21 qui passe devant l'hôtel jusqu'à un temple bouddhiste situé au pied de la colline. Je visite le temple sans grand intérêt. Surtout après avoir vu Angkor. Mais il y a une belle vue sur la ville. De là, je marche vers le funiculaire car je ne trouve pas de bus. Ça chauffe pas mal. Je mange une soupe sur la route. La montée du funiculaire est assez sympa. Là-haut, la vue est superbe. Il fait beaucoup plus frais qu'en bas et il y a de l'air. Ça fait du bien de respirer un peu. Je prends un café à l'hôtel Bellevue. C'est un hôtel de luxe de style colonial avec un panorama magnifique. J'y reste une bonne heure en buvant du thé. Il y a une vipère verte dans la vigne vierge. En attendant la tombée de la nuit, je vais me promener. Il y a un temple hindou et une mosquée sur la colline. Ils n'ont pas grand intérêt mais je peux bouquiner tranquillement. Je marche un peu sur une route à flan de colline. Elle dessert quelques maisons de luxe. La vue de nuit est magnifique. On aperçoit toutes les lumières de Georgetown. Lors de la descente, je discute avec un singapourien et un saoudien. Je prends le taxi avec le singapourien car j'ai peur de ne pas trouver de bus à cette heure. Je dîne à l'hôtel. Une omelette avec des champignons et des crevettes. La rue devant l'hôtel est très animée.
dimanche 23 janvier 2005
Visite de Georgetown
J'ai bien dormi grâce aux boules Quiès mais il y a cette odeur d'égout insupportable. Je demande à voir d'autres chambres mais c'est pareil. Tant pis. Le dimanche ici tout est fermé sauf les gros commerces. Je décide d'aller me balader dans la ville. Je change 100 euros (1 euro vaut 5 ringgits). Je vais dans un cybercafé tenu par un indien. Le café est offert. Le temps est splendide. Il y a du soleil et une bonne lumière. Le matin, il ne fait pas trop chaud. Je vais voir un vieil hôtel colonial magnifique au bord de la mer. Ambiance très britannique. Je monte au restaurant panoramique d'un hôtel pour prendre des photos de la ville. Je suis étonné par le mélange de ville moderne avec tous ces buildings flambants neufs et les vieux quartiers chinois et coloniaux avec ces vieilles bâtisses datant d'une autre époque. Je vais visiter le vieux fort colonial. C'est intéressant. Une mère et sa fille posent pour moi déguisées en flibustiers. Avec leurs voiles, c'est cocasse. Vers midi, il commence à faire chaud. Il n'y a pas grand monde dans les rues sauf près du marché où il y a pleins d'indiens et de chinois. Je vais me rafraîchir au centre commercial. Il est immense et il y a un monde fou à l'intérieur. Je déjeune dans un fast-food asiatique. La climatisation me fait du bien. Je retourne à l'hôtel vers 16 heures. Il y a une invasion de moustiques dans ma chambre. C'est la mauvaise heure. Je mets le ventilateur à fond. Je joue à l'ordinateur. Le soir, je vais manger un excellent poulet tandoori au Kapitan's, un restaurant indien. J'observe pendant un moment leur façon d'étaler la pâte de leurs crêpes (naam). Quelle dextérité ! Ce quartier indien est un vrai spectacle.
samedi 22 janvier 2005
Arrivée à Georgetown
On nous réveille à six heures dans un bled paumé. C'est là qu'ils redirigent les voyageurs vers les différentes destinations. Beaucoup vont vers les plages thaïlandaises. Nous ne sommes que cinq à aller en Malaisie. Il faut attendre jusqu’à 7h30 qu'un minibus nous emmène au sud à Hat Yai. Là, on doit attendre trois heures. On n’arrête pas de nous changer nos tickets. Je vais me balader un peu dans les centres commerciaux. Il y a de la clim, c'est agréable. À 15h30, on reprend un minibus pour gagner la frontière. Le passage se fait sans aucun problème. Les douaniers malaisiens me font ouvrir mon sac car ils ont détecté mon matériel informatique au scanner. Je leur dis que c'est du vieux matériel. Ils me laissent passer. On fait une pause dans un restaurant juste après la frontière. Nous restons là plus d'une heure car nous attendons un autre minibus pour échanger des passagers. Sur la route, il y a de fortes pluies. La Malaisie semble encore plus riche que la Thaïlande. Georgetown est situé sur l'île de Penang sur la cote ouest. Nous traversons un immense pont suspendu. L'arrivée sur la ville est impressionnante. Notre chauffeur nous conduit dans un hôtel minable dans le quartier chinois. Je suis accompagné d'un canadien anglophone un peu loufoque. Il est professeur d'anglais en Chine. Finalement, je vais chercher un autre hôtel car celui-là est vraiment trop glauque. J'en trouve un autre près du marché, pas très beau mais plutôt sympa. Je prends une douche bien méritée. Je dîne au petit resto de l'hôtel. J'ai droit à des nems. Je discute avec la patronne. Elle est très sympathique. Il y a quelques routards dans l'hôtel surtout des anglophones. L'atmosphère est lourde et humide. Dans la chambre, il y a quelques odeurs nauséabondes qui remontent des égouts. L'installation de la moustiquaire s'impose.
Inscription à :
Articles (Atom)