jeudi 11 novembre 2004

La faille d'Hellfire

La nuit a été calme, à part quelques croassements de grenouilles. Ici, il fait beaucoup plus frais qu'à Bangkok. Il a fallu que je porte un tee-shirt car je n'avais pas emmené mon drap. Je me lève à 7 h 30 sans trop de problème. Je commence à m'habituer au décalage horaire. Je prends mon petit déjeuner au restaurant de l'hôtel. Un minibus vient nous chercher à l'hôtel. Je voyage avec une anglaise d'origine bangladeshi, une hollandaise, un couple d'américains, un autre couple de hollandais et un couple de suisses francophones de Lausanne. Je vais enfin pouvoir reparler français. Après une heure de route, on dépose un premier groupe pour faire un tour d'éléphants. (Il paraît que ce n'était pas terrible). Le couple hollandais et moi, qui n'avons pas pris le même circuit, continuons en minibus pour aller au mémorial de Hellfire. C'est une espèce de musée à la mémoire des martyrs de la construction du chemin de fer pendant l'occupation japonaise. Comme nous sommes le 11 novembre, il y a une commémoration avec des anciens combattants australiens et anglais. Le guide nous prend la tête pendant au moins une demi-heure devant une carte du chemin de fer en nous expliquant toute l'histoire. (C'est chiant). Puis nous descendons à la faille de Hellfire. Là, une foule de d'anciens combattants se retrouve pour commémorer ce pénible souvenir. J'aurais voulu me promener à pied car l'endroit est assez joli mais je dois m'y résoudre. C'est l'inconvénient des circuits organisés. Après une heure de visite du musée, nous retrouvons l'autre groupe dans une petite gargote au bord de la route. J'en profite pour sympathiser avec les suisses. Quel plaisir de parler français ! Ce sont d'anciens routards qui ont passé 26 mois autour du monde. Il voulait revenir en Thaïlande car ça leur avait bien plu. Après, nous allons faire un tour aux sources d'eau chaude. Je n'ai pas trop envie de m'y baigner. Il y a pleins de monde, notamment des thaïs, qui prennent leur bain curateur, parait-il. Après, nous visitons des chutes d'eau sans grand intérêt. Il y a une vieille locomotive à vapeur et une ancienne gare désaffectée qui ont été réaménagés pour les touristes. Je décide de me séparer du groupe pour aller marcher un peu plus haut. Il n'y plus personne. L'endroit est joli. Je prends mon temps pour prendre quelques photos. Lorsque je redescends, le guide se précipite vers moi. Il était inquiet. Décidément, je ne suis pas fait pour les voyages en groupe. Nous reprenons le minibus pour aller prendre le fameux train. Nous arrivons dans une gare en pleine brousse. Il y a beaucoup de ponts en bois qui ont été reconstruit. Cela ressemble à un décor de western. Au bout de quelques minutes, le train arrive enfin. Il est bourré de touristes avec appareils photo et caméscopes en bandoulière. Il y a tellement de monde que nous pouvons à peine entrer à l'intérieur. Je suis coincé devant la porte extérieure du wagon. Puis nous nous arrêtons à la station suivante, et une grande partie des touristes descendent là. Le train se vide complètement. Tous les touristes reprennent leurs cars pour retourner dans leurs hôtels. Nous sommes obligés de nous arrêter un peu plus loin dans une gare car notre locomotive est en panne. Nous arrivons enfin à la station du pont de la rivière Kwai. Il y a là énormément de touristes. J'avais dans l'idée de prendre ce train demain pour découvrir la région mais j'abandonne car cette foule m'effraie un peu. Je reviendrai seulement prendre des photos du pont. Je propose aux suisses de nous retrouver pour dîner ensemble. Nous décidons d'aller au marché de nuit. Nous prenons un tuk-tuk à trois. Il nous dépose à un petit marché sympathique. On mange des insectes grillés. Pour moi, c'est la première fois. C'est plutôt bon. Je mange aussi un plat de nouilles sautées. Nous décidons d'aller au marché de nuit qui se trouve près de la gare routière. Nous ne trouvons pas de tuk-tuk. Quelques scooters nous proposent leur service mais pour un prix exorbitant. Nous décidons d'y aller à pied. Jean-Luc mange un scorpion. Je n'ose pas. Fabienne non plus ne veut pas y goûter. Je prends des brochettes de poisson. Ce n'est pas terrible. Puis nous retournons à l'hôtel entre tuk-tuk. Nous décidons d'aller prendre une dernière bière ensemble. Nous nous racontons nos aventures jusque tard dans la nuit.

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