mercredi 3 novembre 2004

Le départ

Cette nuit, je n'ai pas beaucoup dormi. Sans doute l'angoisse du voyage ou le fait de partir pour longtemps sans vraiment savoir ce que je vais faire là-bas. Je termine de remplir mon sac. J'emporte un minimum d'affaires car j'ai lu dans le Guide du Routard qu'on trouvait tout là-bas. Les choses les plus importantes sont : mon appareil photo, mon passeport et ma carte bancaire. Je ferme l'eau et l'électricité. En claquant la porte, je prends conscience que je pars pour plusieurs mois. Il y a un coté inconscient dans tout ça. Je passe donner mes clefs de boite aux lettres à M. Vedrenne, mon voisin, pour qu'il puisse la vider de temps en temps. Je lui remets aussi mon adresse mail au cas où... Ça me rassure un peu. Je quitte Vincennes à 8h30. Je suis un peu à la bourre. Je prends le RER et j'arrive à Roissy vers10h30 pour un départ prévu à 11h30. Je n'ai qu'un billet aller-simple pour Bangkok et ça a l'air de poser un problème à l'hôtesse d'accueil. Habituellement, il est préférable d'avoir un aller-retour. Elle me demande de voir ma carte Visa et finalement, elle accepte mon passage. Dans l'avion, je suis assis à côté d'un vieux sri lankais qui sent un peu fort. Il me vante les merveilles de son pays. Le tout en anglais. Il va falloir que je m'y mette. Il y a beaucoup de touristes dans l'avion et la plus part sont français. Il y a de tout, des routards, des jeunes et des retraités. L'ambiance dans l'avion est plutôt bon enfant. L'avion de la Gulf Air est assez moderne. Il y a des écrans vidéo sur le dossier des sièges. Ainsi, on peut voir en direct le décollage depuis le cockpit. C'est très intéressant. Les repas sont assez bons et le personnel très professionnel. Malgré mes grandes jambes, j'arrive à dormir un peu. Nous arrivons à Abu-Dhabi à 20 h 30 locales. (Il y a trois heures de décalage avec Paris). On attend plusieurs heures dans le grand hall de l'aéroport. C'est un grand dôme avec une architecture de style arabe. Il y a pleins de magasins duty-free, de matériels hi-fi et de voitures de luxe. Ça sent le fric mais il n'y a pas d'âme. Je ne trouve pas les prix hors taxes vraiment intéressants. On reste longtemps assis en salle d'embarquement. Vers 23 heures, on nous annonce un retard sans autre explication. Nous retournons attendre dans le grand hall. J'en profite pour fumer une cigarette. Vers minuit, ils nous annoncent un retard supplémentaire de deux heures. Puis vers une heure du matin, une hôtesse nous annonce que l'avion ne partira pas ce soir et que nous devons dormir dans un hôtel en ville. Nous nous dirigeons donc vers des minibus mis à notre disposition. Les passagers ont l'air de prendre ça plutôt bien. L'aéroport d'Abu-Dhabi est assez loin du centre-ville. Nous mettons plus d'une demi-heure pour rejoindre notre hôtel. Nous devons attendre dans le hall de l'hôtel pour qu'ils nous distribuent nos chambres. Comme ils n'en ont pas assez, ils mettent les derniers deux par chambre. Une femme râle car elle est toute seule et ne veut pas dormir avec un inconnu. Je me mets avec un type d'Avignon, genre routard plutôt sympa. À notre grande surprise, il n'y a qu'un seul grand lit dans la chambre. Il va falloir faire avec. Il me demande la permission de fumer le pétard dans la chambre. J'ai pas vraiment le choix. J'ai beaucoup de mal à dormir car il bouge énormément comme s'il faisait des cauchemars. J'essaie de dormir par terre sur la moquette mais sans grand résultat.

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