mardi 9 novembre 2004
La carte Visa
Je me réveille à 7h00. Un record ! Je crois que le décalage horaire commence à s'atténuer. Je lave une chemise. Je décide d'aller voir un couturier pour me faire faire des ourlets à mes pantalons de toile. Je trouve dans la rue une couturière que je réveille. Elle accepte de me faire un ourlet pour une somme modique. Je reviendrai les chercher cet après-midi. Je décide de passer par Khosan Road (quartier des routards) et de marcher un peu. Il faut aussi que je tire de l'argent avec ma carte bancaire, que je trouve une souris pour mon ordinateur et du tabac à rouler. Le quartier de Khosan Road est à peine réveillé. Tous les magasins sont fermés. Il y a quelques touristes au café. C'est une ambiance assez bizarre. Il y a une librairie d'ouverte. Je leur demande s'ils ont des livres en français. Oui, ils en ont au deuxième étage. La librairie est assez vieillotte. J'achète un livre d'Agatha Christie. Je décide de retourner dans le centre-ville à pied. Il y a beaucoup de trafic de voitures. L'air est très pollué. Mes poumons se remplissent de CO2. Ça fume grave. Finalement, la marche n'est pas trop longue. Sur la route, je m'arrête à un distributeur qui refuse ma carte bancaire. L'affichage était en thaï. Je n'ai peut-être pas bien compris. Je vais prendre un jus d'orange dans un café plutôt chicos en attendant l'ouverture des magasins (10 heures). Je rencontre la même galère aux distributeurs bancaires de la galerie marchande du Siam Center. Je commence à m'inquiéter. Il faut que je trouve une banque pour en savoir plus. Près d'un Mac Do, une femme vient à ma rencontre. Elle est française. Elle me raconte une histoire incroyable qui vient de lui arriver. Son mari s'est fait arrêté à Pataya. Comme il s'était fait arracher sa banane, il a couru après le voleur et s'est bagarré avec lui. Au poste de police, ils lui ont réclamé l'équivalent de 1000 euros car le voleur a dit que c'était lui qui l'avait battu. Sa femme est donc rentrée à Bangkok pour réclamer de l'aide à l'ambassade de France. Ils n'ont rien voulu savoir. Ils lui ont conseillé de demander aux touristes de lui prêter de l'argent. C'est ce qu'elle fait maintenant. Avec ma méfiance naturelle, j'ai du mal à croire à son histoire. Je lui conseille d'aller voir la Western Union Bank qui prête de l'argent. Il suffit de connaître des gens en France pour envoyer de l'argent très vite. Elle me répond qu'elle n'a pas le temps car il doit passer au tribunal dans quelques heures. Je trouve ça bizarre. Elle insiste, je refuse. Je lui souhaite bonne chance. Je ne sais pas si cette histoire est vraie, mais en tout cas, ça fout le blues. Soit les flics sont des pourris, soit c'est une arnaqueuse et elle m'a prit pour un con. Un peu plus tard, je trouve une banque et je leur raconte mon problème de carte Visa. La banquière me conseille d'appeler ma banque par téléphone pour savoir pourquoi ça ne marche pas. Je leur enverrai un mail à mon retour à l'hôtel. Je vais visiter le Word Trade Center. Il y a énormément de boutiques de très grand luxe. Je vais déambuler dans un supermarché pour voir quel genre de produits ils ont. C'est presque pareil qu'en France avec des produits thaïs. Je trouve une très belle souris mais ce n'est pas trop le moment de dépenser mon fric. Je vais déjeuner dans une espèce de cafeteria qui fait des grillades. C'est cher mais les hôtesses d'accueils sont très souriantes et plutôt bien gaulées. Je prends le Sky train. Il est très propre, tout neuf, et silencieux. Puis, je prends le bateau taxi jusqu'à l'hôtel. Cette histoire de carte bleue me tracasse. Je passe devant le couturier pour récupérer mon pantalon et en profitent pour lui filer celui que je porte. Je le reprendrai tout à l'heure. De retour à l'hôtel, je vérifie les papiers de la banque que j'avais pris soin de sauvegarder sur mon disque dur. Ouf ! Je comprends ce qui c'est passé ! En fait, on ne peut pas tirer plus de 160 € par jour. Or j'en demandais 200. Il y a un distributeur juste devant l'hôtel. J'essais, ça marche ! Ouf, je reviens de loin. J'ai bien cru que mon voyage s'arrêterait là. J'en profite pour faire par Internet un virement sur mon compte. (J'avais trop d'argent dessus, on ne sait jamais...) Je vais à Khosan Road pour voir s'ils n'ont pas de souris. Je passe récupérer mon pantalon. Le quartier n'a rien à voir avec ce matin. Il y a plein de monde mais il n'y a pas de magasins informatiques dans le quartier. Le soir, je dîne au restaurant de l'hôtel. Ils passent un DVD de Dracula.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire