jeudi 9 décembre 2004
Escale à Nuang Ngoi
Je me lève assez tôt pour ne pas rater le type de la pirogue des touristes d'hier soir. Il est d'accord pour nous prendre jusqu'à Luang Prabang en s'arrêtant une nuit à Nuang Ngoi. Tout le monde se prépare. Nous sommes huit. Mais les responsables du port refusent qu'il nous prenne car ce n'est pas son secteur. Nous sommes donc obligés de prendre un de leurs bateaux jusqu'à Nuang Ngoi. Il nous retrouvera là-bas. Le parcours en bateau est magnifique et dure quatre heures. Il y a des montagnes en forme de pain de sucre recouvertes de forêt. Nous croisons les anglais du radeau sur une plage à peine à 10 minutes du départ. Ils nous font de grands signes. On s'arrête souvent dans les petits villages soit pour remettre du courrier soit pour embarquer d'autres passagers. Il y a quelques rapides sur le fleuve. Nous pensons alors aux anglais qui ne passeront sûrement jamais. Il y a un courant fort et pas mal de rochers qui affleurent de l'eau. Nous arrivons à Nuang Ngoi vers 14 heures. Le coin est très joli mais tout est organisé pour les routards. Il y a beaucoup de guesthouses, d'hôtels, de restaurants mais finalement pas trop de touristes. On rencontre Bégonia, une fille espagnole très vivante et très drôle. On voit aussi un néo-zélandais extravagant qui se baladent avec un poncho. Avec Didier, on prend des chambres dans un guesthouse puis nous allons déjeuner dans un restaurant près de l'embarcadère avec une très belle vue sur le fleuve. Je vais me promener à intérieur des terres avec Bégonia. Nous voulons aller voir des grottes. Comme il est déjà tard, la lumière est faible. Je prends peu de photos. Mais on s'amuse bien. Au retour, nous retrouvons les deux jeunes français et Didier en train de discuter. Puis, je vois Christine qui cherche une chambre avec deux copines. Finalement, elle n'est pas restée très longtemps à Phongsaly. On décide de se retrouver tous à 19 heures dans ce restaurant. En attendant, j'écoute de la musique sur mon mp3 dans ma chambre. Au dîner, nous sommes 14. L'ambiance est très gaie. Bégonia a une pèche d'enfer. Un groupe d'américains se joint à nous car il a entendu nos rires. Une fille un peu fofolle explique sa mésaventure avec un buffle lors d'un trek. Pendant ce temps, son copain qui a entendu le récit mille fois, se bourre la gueule à la bière. Les gens du village avaient organisé pour eux une cérémonie de désenvoûtement. Un truc vachement glauque pour touristes en mal de sensations. La nuit est plutôt calme à part l'autre cinglée qui est ma voisine de chambre et qui n'arrête pas de causer de son buffle.
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