vendredi 3 décembre 2004

Luang Nam Tha

Je me réveille avec les chiens, les mobylettes, les coqs, etc… C'est à dire tôt. Je prends mon café avec une bonne baguette de pain. Quel plaisir ! Ça faisait longtemps. Il y a un brouillard très dense jusqu'à 11 heures. On ne voit pas grand-chose. Je vais dans un cybercafé mais le débit est tellement lent et la connexion si chère que j'abandonne. J'arrive à peine à envoyer un mail. J'attendrai plus tard pour envoyer mes photos. Je rencontre le jeune suédois qui ira faire un trek de deux jours demain dans la forêt. J'hésite, mais je n'aime pas trop cette formule soi-disant écolo qui consiste à aller voir des populations dans les villages de montagne. J'imagine ces pauvres gens qui voient passer tous les jours des randonneurs en quête d'aventure. Je cherche Christine en vain. Je loue un vélo et vais faire un tour dans les rizières. Les couleurs et les lumières sont magnifiques. Je fais plein de belles photos. Je m'arrête quelques instants dans un moulin à riz. Il y a un monde fou qui travaille dans les rizières. Certains labourent, d'autres repiquent le riz. Ils n'ont pas l'air très riches. Je m'arrête un peu plus loin au bord d'une rivière où il y a des pêcheurs et des maraîchers. C'est un endroit superbe. Au retour, je m'accroche à une carriole remplie d'enfants tirée par un petit tracteur car j'ai la flemme de pédaler. Ça fait rire tout le monde. Par contre, le chauffeur n'a pas l'air de trouver ça très marrant. Je lâche donc la carriole et continue en pédalant. Il y a plein de feux partout dans les rizières. Ils doivent brûler la paille de riz. En soirée, Christine me retrouve à mon hôtel. Elle en profite pour me rembourser une somme que je lui avais prêtée. On va dîner ensemble avec Manuela, une copine d'Allemagne de l'est qu'elle a rencontrée en balade, dans un très bon restaurant chinois situé à la sortie la ville. Il y a là des officiels laotiens et une délégation néo-zélandaise qui sont de passage pour un projet touristique. La responsable néo-zélandaise est complètement pompette en fin de soirée. Elle du mal à sortir du restaurant. On en rigole bien. On se dit au revoir avec Christine car il y a peu de chance qu'on se revoit. Elle doit faire un trek dans la montagne et moi je veux partir assez vite vers le sud.

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