jeudi 23 décembre 2004
Voyage en bus mémorable
J'ai très bien dormi. Je prends mon petit déjeuner à l'hôtel. Je retourne à la gare routière vers 11 heures. En fait, ils me vendent un billet pour un bus local en prétextant que le bus VIP risque d'être complet. Je me trouve une place à l’intérieur avec difficulté. Je suis le seul étranger à bord. L'ambiance est plutôt paysanne. Il n'y a apparemment pas beaucoup d'intellos. Pendant que j'écris, mon voisin regarde ce que je gribouille sans rien y comprendre. Il sourit tout le temps. Quelques kilomètres plus loin, on s'arrête près d'un bus en panne. Il y a pleins de gens assis sur le bas coté. Le chauffeur et ses assistants chargent d'énormes sacs de sucre et de riz dans notre bus. Il y en a partout. Mais personne ne dit rien. Ici tout est possible. On n'arrive plus à redémarrer. Sans doute une panne électrique. Finalement, ils y arrivent à la manivelle. Un peu plus tard, on arrive à Savannaket et on dépose la plus part des passagers et quelques gros sacs. Je profite du départ des passagers pour me mettre derrière le chauffeur. Le bus repart mais pas dans la bonne direction. Je m'étonne un peu. Peut-être n'ai-je pas pris le bon bus. Par acquis de conscience, je demande au chauffeur s'il ne s'est pas trompé de direction. On m'explique en laotien que tout va bien et que le bus va bien à Paksé. Soit. Comme il y a des passagers qui étaient au départ de Thakhek, je ne m'inquiète pas. Mais je ne comprends pas grand chose. En fait, voilà l’histoire. On est retourné au bus qui était en panne au bord de la route pour prendre tous les passagers et leurs chargements. Ils nous attendaient. Comme c’est la même compagnie de bus, ça doit être de l’entre-aide. Finalement, on repart dans le bon sens. Ambiance bon enfant avec le sourire. Puis on récupère les passagers laissés à Savannaket, qui, eux, avaient compris que ça ne servait à rien de faire l’aller-retour. Incroyable, tout le monde que peut contenir un bus. Les têtes touchent presque le plafond. Comme on est très chargé, le bus tangue pas mal. Et bien entendu les vomissements qui vont avec. Il y a un ballet de sacs plastiques qui vont vide vers l'arrière et reviennent pleins vers l’avant pour être jetés par la fenêtre du conducteur. On arrive à Paksé dans la nuit, vers 20 heures. Quel voyage ! J'ai passé une journée mémorable. Un jeune couple de laotien du bus me propose de m'emmener en ville avec un tuk-tuk que conduit un frère. Ils me conduisent au guesthouse Sabaidi 2 mais il y a plus de place. Finalement, je vais dans un autre hôtel situé non loin de là, crade et sans eau chaude. Le soir, je retrouve par hasard Didier qui marche seul dans la rue. Même si ce n’est pas un grand pote, ça fait plaisir de le retrouver. On discute pendant que je dîne dans un restaurant indien. Nous nous racontons nos aventures depuis Luang Prabang. Demain, il veut faire une ballade en moto dans les villages environnants. Je vais voir mes mails dans un cybercafé assez cher. Quatre fois plus qu'à Vientiane. Je prends une douche d'eau froide. Brrrrr ! Je suis nase, je me couche.
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