jeudi 2 décembre 2004

Passage au Laos

Je me réveille avec les coqs, les chiens et les oiseaux. Je peux ainsi admirer le levé de soleil sur le Mékong. C'est fascinant. Il y a de la brume qui rend les paysages féeriques. Je prends mon petit-déjeuner dans un boui-boui en ville. Je retrouve Christine. Nous marchons à pied jusqu'à l'embarcadère. Je casse les sangles de mon beau sac à dos. Il n'était pas cher et j'en ai pour mon argent. La qualité, c'est pas ça. Nous passons la douane thaïlandaise sans problème. Nous traversons le Mékong en pirogue. La douane laotienne se trouve juste sur l'autre rive. Le passage ne pose pas problème non plus. Je ne change pas d'argent car au Laos, on peut payer en baths ou en dollars. Et j'en ai suffisamment pour tenir un bon moment. La monnaie du Laos est le kip (1 euro vaut 10 000 kips). Ici, les gens se baladent avec des liasses de billets. J'ai la sensation d'être dans un autre monde. C'est beaucoup plus pauvre que la Thaïlande. Ça me rappelle un peu l'Afrique. On prend un taxi à plusieurs pour aller jusqu'à la gare routière qui se trouve assez loin du centre ville. Le bus pour aller jusqu'à Luang Nam Tha coûte 3 euros. C'est à environ 200 kms au nord, près de la frontière chinoise. On attend à la gare routière au moins une heure que les gens remplissent le bus. C’est un vieux bus tout pourri. Il n'y a presque que des routards dedans. La première partie de la piste est plutôt bonne. Elle a dû être refaite il y a peu. La route est très étroite, sinueuse et magnifique. C'est une route de montagne et de jungle. On traverse pleins de rivières. On passe devant quelques villages pittoresques complètement paumés. Le voyage est très long. Le bus a l'air d'être très costaud. Le chauffeur conduit bien et à l'air d'avoir l'habitude de ce genre de piste difficile. Il klaxonne tout le temps. Il y a de très belles couleurs. Il y a dans le bus deux nanas espagnoles qui parlent fort. C'est assez pénible. Elles ne rendent pas compte qu'elles emmerdent tout le monde. Vers 13 heures, on s'arrête dans un village pour manger. La bouffe n'est pas vraiment terrible. De la soupe, du riz et de la viande de porc froide et piquante. Il y a une jeune anglaise qui nous énerve avec ses hochets. Un bus qui vient de l'autre sens nous informe que la piste est encore pire après. En effet, c'est l'horreur. Elle est complètement défoncée. Dans un guet, on s'arrête pour dégager un bus et un camion qui se sont coincés. Ça prend au moins trois quarts d'heure. C'est un vrai spectacle. Je prends une vidéo. On dégage les véhicules et on repart la nuit tombante. Il y a pas mal de travaux sur la route. Ce sont des Chinois qui reconstruisent les routes. Nous sommes pas mal secoués. Finalement, dans la nuit, on aperçoit des lumières. On arrive enfin à Luang Nam Tha. Le bus nous dépose à la gare routière qui est complètement paumée. Avec Christine et un Suédois, on cherche un guesthouse. On marche pas mal pour finalement trouver une chambre unique. Comme Christine et le Suédois ne sont pas très emballés, je la prends. Nous nous retrouverons demain. Je ne veux plus porter mon sac car il me fait mal à l'épaule. La chambre est plutôt sympathique et coûte 30 000 kips (3 euros). Mais les cloisons de nattes sont très légères et on entend tout ce qui se passe dans les autres chambres. Le plus important était d'éviter d'être dans le même hôtel que l'anglaise et les nanas espagnoles qui me tapaient un peu sur le système. Diable ce qu'il fait froid ! Climat des montagnes.

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