samedi 4 décembre 2004

Muang Sing

J'essaie d'utiliser la connexion Internet à l'hôtel. C'est impossible. C'est beaucoup trop lent. Je n'arrive même pas à ouvrir la page de garde. Je vais en ville pour louer une moto afin d'aller à Muang Sing dans le nord sur la frontière chinoise. J'ai rencontré un français qui y est allé hier et il m'a dit que c'était très bien. Pas de chance, il ne reste plus de motos à louer. Un couple d'allemands vient de prendre la dernière. Je repars bredouille à l'hôtel en espérant en trouver une dans l'après-midi. Mais le couple d'allemands qui loge dans le même hôtel que moi me propose de prendre la moto car la fille a trop peur de monter dessus. Tant mieux pour moi. La route sinueuse est magnifique et bien goudronnée. Finalement, la moto, qui n'est pas une première main, marche très bien. Il n'y a pas de rétroviseurs et j'ai parfois du mal à redémarrer au kick. Mais à part ça tout marche impec. J'arrive à Muang Sing vers 14 heures. Je cherche un endroit pour déjeuner. La ville n'a rien d'extraordinaire. Au restaurant, je rencontre un couple de vieux routards français, genre soixante-huitards sur le retour. Ce sont des commerçants de Carcassonne. La discussion que nous avons n'est pas très intéressante. À côté, il y a des volontaires américains qui tapent des rapports sur leurs ordinateurs. Il paraît que ce restaurant est le QG des O.N.G. qui travaille dans le coin. Pendant que je mange mon riz, des jeunes me demandent l'aumône. Je leur propose de finir mon plat. Ils se précipitent dessus. Je me sens tout con. C'est vraiment la misère ici. De vieilles femmes me proposent de la drogue cachée dans leur chapeau. Il faut faire très attention. Ici, on ne rigole pas avec ça. Il ne faut pas oublier qu'on au centre du triangle d'or et les autorités mettent tout en œuvre pour tenter d'arrêter le trafic. Tous les guides mettent en garde les touristes sur les conséquences qui peuvent aller jusqu'à l'emprisonnement. J'hésite à aller la frontière chinoise qui n'est qu'à 10 km. Mais le temps passe, il faut que je rentre. Il fait assez froid lorsque je passe les cols mais la lumière est très belle. Le retour se passe bien. Je dîne à l'hôtel. Je ne sais pas encore ce que je vais faire demain. Je rencontre un hollandais très sympa qui arrive de Chine. On discute ensemble.

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