mercredi 15 décembre 2004
Départ pour Vang Vieng
Je suis réveillé tôt à cause du démarrage bruyant d'une voiture. Je paye et dis au revoir à mes hôtes. Comme je trouve rapidement un taxi, je vais directement la gare routière sans prendre mon café. Le bus doit partir à 10 heures. Je prends un petit déjeuner dans une buvette et j’attends le départ. J'achète quelques fruits et gâteaux secs pour le voyage. C'est un bus VIP. C'est à dire plus propre, plus rapide et donc un peu plus cher. Ce sont surtout les touristes qui le prennent. À l'intérieur, il y a deux hommes en armes pour la sécurité. Il parait qu'il a eu des braquages il y a quelques mois. Ça n'est pas très rassurant. L'un d'entre eux est juste derrière Bruno avec une kalachnikov pointée sur lui. Bonjour l'ambiance ! Je retrouve donc Bruno avec qui je parle musique. Dans le bus, il n'y a presque que des touristes. A l'avant, il y a trois jeunes israéliens pas très sympathiques comme d'habitude. Ils doivent sortir de l'armée. Nous partons à 10 heures pétantes. Sur la route, les paysages sont montagneux. J'ai l'impression qu'on est monté plus haut ici que dans le nord. Le bus peine dans les montées et dans les courbes. La lumière est brumeuse. Pas très bon pour les photos. On monte vraiment très haut. Il y a de très beaux panoramas. Dommage que le bus ne s'arrête pas de temps en temps. On tente de dépanner un bus. On reste sur le bord de la route pendant une bonne heure. On discute avec un autre couple de jeunes français. Bruno me fait écouter de la musique cool (Woob). C'est pas mal du tout. Vers 15 heures, on s'arrête dans un boui-boui au bord de la route qui est sûrement de mèche avec le chauffeur. Puis on reprend la route. On quitte la haute montagne. Le bus roule beaucoup plus vite maintenant. On passe dans un village avec un énorme pain de sucre. C'est marrant ce découpage recouvert de végétation. On arrive enfin à Vang Vieng. La gare routière est située sur un ancien aérodrome. La ville est truffée de restaurants, d'hôtels et de bars. C'est aussi rempli de touristes et de routards. A priori, je n'aime pas beaucoup cet endroit. J'ai envie de fuir et de repartir demain. Mais il paraît que les environs sont jolis. Je crois que je vais faire l'effort de rester une journée. Le soir, je retrouve un espagnol qui a rendez-vous avec Christine et l'israélienne. J'hésite, mais finalement je décide d'aller dîner avec eux. On va d'abord dans un restaurant avec l'inévitable télévision très bruyante. C'est ahurissant, ici tous les restaurants ont des télévisions avec le son à fond. Finalement, comme on n'arrive pas à s'entendre, on décide de changer de crémerie. Nous allons dans une pizzeria avec les Beatles en musique de fond. On doit manger accroupis ce qui est très désagréable. La soirée est un peu monotone. Ils décident d'aller faire du vélo demain. Je n'ai pas trop envie d'aller avec eux. En fait, je crois qu'on n'a plus grand-chose à se dire. Et je ne les trouve pas très drôles, même un peu tristes. Je vais voir mes mails sur Internet et retrouve Bruno souriant avec qui je conviens de nous retrouver demain matin pour aller faire une balade à pied. Je retourne à l'hôtel. Il y avait tellement de moustiques dans ma chambre que j'ai dû acheter une bombe insecticide. Maintenant, ils sont tous morts et je vais bien pouvoir dormir sans mettre la moustiquaire.
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